<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459</id><updated>2012-02-11T11:24:02.261+01:00</updated><category term='nche'/><title type='text'>pascaleb.li</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>205</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5272679110198271400</id><published>2011-11-12T11:42:00.001+01:00</published><updated>2011-11-12T11:45:53.318+01:00</updated><title type='text'>Anecdote scolaire:</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je continue sur ma lancée!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Faute de langage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être parce que Noël approche, mes pensées continuent à rejoindre les enfants de mon école…&lt;br /&gt;Cette fois-ci, ma patience a été bousculée mais s’est rétablie sur un grand éclat de rire :&lt;br /&gt;J’avais suivi mes élèves de CP jusqu’au CE1 ; j’aimais faire ainsi quand les circonstances s’y prêtaient.&lt;br /&gt;Un petit garçon avait gardé la mauvaise habitude de dire : « J’m’ai trompé » quand il découvrait une erreur dans son cahier. Je préfère ne pas savoir comment il aurait orthographié cette expression, l’imagination des petits étant sans limite. L’un d’entre eux  (plus grand) avait définitivement brisé mes rêves quelques années auparavant en répondant à un contrôle d’Histoire comprenant dix questions : « chaipa »… Il avait consciencieusement écrit sa réponse dix fois, sans se décourager le moins du monde.&lt;br /&gt;Mais, revenons à mon petit CE1  que je reprenais inlassablement depuis deux ans en corrigeant son exclamation : &lt;br /&gt;-JE ME SUIS trompé ! martelai-je patiemment.&lt;br /&gt;Nous étions en fin d’année scolaire et le garçonnet était resté en classe pendant la récréation pour terminer un travail sans doute très important. (Je n’ai jamais aimé sacrifier les moments de jeux.) &lt;br /&gt;Tout à coup, je l’ai vu lever la main en se levant à demi :&lt;br /&gt;-Maîtresse, j’m’ai….&lt;br /&gt;Il s’est interrompu en me fixant d’un regard effaré, mon souffle s’est arrêté.&lt;br /&gt;-J’m’ai gouré, a-t-il rectifié avec un soulagement non dissimulé.&lt;br /&gt;Un grand vide s’est fait dans ma tête, je suis restée quelques secondes pantoise et j’ai éclaté de rire. Quel bon moment !&lt;br /&gt;Les enfants apprennent comme cela, en se « gourant ». Comment aurais-je pu en vouloir à ce petit bonhomme maladroit ?&lt;br /&gt;-Rassure-toi, je ne moque pas, tu viens au contraire de me faire un beau cadeau, c’est tout. Pour ta gouverne, sache que tu dois dire : « Je me suis trompé ».&lt;br /&gt;-Ah oui, c’est  vrai.&lt;br /&gt;Je l’ai envoyé jouer avec ses copains et je me suis dépêchée d’aller raconter l’anecdote à mes collègues car, le savez-vous ? Les enseignants encore en bon état nerveux sont friands de ce genre d’aventure.&lt;br /&gt;« Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage », j’ai, depuis, faite mienne cette expression en y ajoutant : « et restons zen. »&lt;br /&gt;Patience et longueur de temps…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5272679110198271400?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5272679110198271400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5272679110198271400&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5272679110198271400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5272679110198271400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2011/11/anecdote-scolaire.html' title='Anecdote scolaire:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-229337667530882709</id><published>2011-11-08T10:19:00.002+01:00</published><updated>2011-11-08T10:23:49.044+01:00</updated><title type='text'>Encore un texte.</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour! Comme d'habitude, vous pourrez retrouver ce texte sur le site de Murol. (voir photo du ballon)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Réflexion enfantine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon métier d’institutrice m’a apporté beaucoup de joies, beaucoup d’inquiétudes, d’immenses satisfactions, des déceptions, des chagrins… Bref : c’était un travail de vie.&lt;br /&gt;J’ai le plus souvent accompagné les petits qui apprenaient à lire, les gardant parfois pour leur classe de CE1. &lt;br /&gt;Âge passionnant au cours duquel les yeux s’ouvrent, les esprits s’éveillent et les questions fusent de toute part. A Six ou sept ans, les enfants sont rarement blasés, ils s’intéressent à tout, se lancent dans à peu près toutes les activités pourvu qu’elles soient gentiment proposées. Leurs réflexions sont généralement savoureuses et je regrette de ne pas les avoir notées toutes.&lt;br /&gt;En voici une que je garde précieusement en mémoire :&lt;br /&gt;Il s’appelait Ben, 7ans, et faisait partie de mes professionnels de la récréation. Le temps passé en classe n’offrait que peu d’intérêt pour ce petit bonhomme des rues qui ne disposait sans doute pas d’endroit calme où poser ses cahiers quand il rentrait chez lui. Pour ce genre d’enfant, la vie n’a de consistance que dehors.&lt;br /&gt;Ce matin là, je venais de parler du temps qui passe quand la sonnerie de la récréation avait retenti. Une grosse frise chronologique était affichée au-dessus du tableau ; j’y avais marqué les années de naissance de mes élèves, la mienne, celles de leurs parents et de leurs grands-parents (approximativement). Une grosse flèche rouge indiquait le sens du temps. Il s’agissait de prendre conscience qu’il y avait un « avant », un « maintenant » et un « après ».&lt;br /&gt;Je posais ainsi les premières pierres menant vers la conjugaison. Les maîtres d’école ont toujours une idée derrière la tête…&lt;br /&gt;Habituellement, quand la musique salvatrice retentissait, Ben se ruait vers la porte, se chargeant de mener les autres vers la liberté tant attendue.&lt;br /&gt;Pour une fois, contre toute attente, il était resté assis à sa table, contemplant intensément mes affichages colorés.&lt;br /&gt;-Et bien, tu ne vas pas jouer avec les copains ?&lt;br /&gt;L’enfant me regardait sérieusement :&lt;br /&gt;-Quand je serai grand, tu seras morte, m’a-t-il asséné gravement.&lt;br /&gt;-Quand tu seras grand, je serai vieille, ai-je rectifié du tac au tac.&lt;br /&gt;Un silence chargé d’intense réflexion de part et d’autre a suivi…&lt;br /&gt;-Quand je serai vieux, tu seras morte, a-t-il affirmé avec encore plus de sérieux.&lt;br /&gt;-Oui, quand tu seras un vieux pépé, je serai morte, c’est sûr.&lt;br /&gt;-Oui… &lt;br /&gt;Le petit garçon constatait sans joie la vérité de son affirmation.&lt;br /&gt;-Tu seras enfin débarrassé de moi, ai-je cru bon de conclure en riant.&lt;br /&gt;-Oh non maîtresse !!!&lt;br /&gt;Brave petit Ben, gentil garçon qui m’envisageait comme une figure adulte incontournable. Il ne désirait pas ma mort, il se calait simplement avec la réalité du temps qui nous enveloppe. Ce temps que nous oublions trop souvent. &lt;br /&gt;Voilà pourquoi j’ai aimé mon métier en dépit de tous les moments difficiles qu’il peut  réserver. Ce genre d’instant véritable justifie et récompense tous les efforts, toute l’affectueuse attention dont nous devons entourer nos petitous.&lt;br /&gt;-S’il te plait, Ben, conserve bien tous tes cahiers, ils sont remplis de bonnes appréciations et tes petits enfants seront impressionnés de découvrir que leur vieux pépé travaillait bien à l’école. N’oublie pas.&lt;br /&gt;- C’est promis Maîtresse.&lt;br /&gt;Il a couru vers la joie de vivre, j’ai plissé un peu mes yeux pour le suivre jusqu’au fond de la cour de récréation.&lt;br /&gt;Encore une ride pour moi mais cette ride là était bonne à prendre. &lt;br /&gt;Merci Ben, j’espère que tu tiendras parole.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-229337667530882709?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/229337667530882709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=229337667530882709&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/229337667530882709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/229337667530882709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2011/11/encore-un-texte.html' title='Encore un texte.'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5770189930966592930</id><published>2011-11-07T11:17:00.002+01:00</published><updated>2011-11-07T11:22:19.855+01:00</updated><title type='text'>Je reprends mes petits textes:</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour à tous, &lt;br /&gt;en parallèle avec le site de Murol, voici mon dernier petit texte, né d'une sortie amusante à Montluçon avec le club de mon village. C'était étonnant et très sympa.&lt;br /&gt;Bonne lecture!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Etrange rencontre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le club des Anciens de mon village, auquel j’appartiens, m’a donné l’occasion de faire une surprenante rencontre :&lt;br /&gt;Il était convenu d’assister à un déjeuner-spectacle proposé par un cabaret dont les artistes sont en majorité des « transformistes ». Qu’est-ce que cela ? Je ne me suis pas penchée sur mon dictionnaire pour résoudre l’énigme et j’ai suivi ma « troupe » en toute sérénité. Je suis d’une nature confiante.&lt;br /&gt;Surprise ! &lt;br /&gt;De jeunes hommes en costume-cravate, cheveux très courts, accompagnés de deux ou trois jeunes filles vêtues de tailleurs pailletés du plus bel effet  nous attendaient à l’entrée de la salle. Jusque là, rien de surprenant, il s’agissait d’un lieu de spectacle où les strass et les paillettes sont de rigueur. En levant les yeux vers eux pour les saluer, le ton du divertissement nous a alors été asséné avec une brutalité souriante : les garçons étaient tous outrageusement maquillés, leurs lèvres et leurs yeux scintillants nous invitant aimablement à prendre place autour  des tables dressées à notre intention. « OUPS…. »&lt;br /&gt;J’ai souri, amusée, observant la réaction de mes compagnons âgés qui, pour la plupart, ont passé leur vie de labeur à travailler la terre dont les marques sont restées gravées au creux de leurs mains calleuses ; ces hommes robustes, courageux et simples se trouvaient soudain confrontés à d’autres hommes dont la fonction est de paraître le plus exagérément possible. Comment mes amis allaient-ils réagir ?&lt;br /&gt;Le plus simplement du monde : ils ont poliment ôté la casquette, les autres se sont respectueusement inclinés. Les anciens savent se tenir, seuls leurs yeux moqueurs trahissaient leur surprise mêlée de gêne et d’amusement.&lt;br /&gt;Nos comédiens mi-hommes, mi-femmes, nous ont servi un bon repas avant de nous offrir un spectacle ahurissant de costumes plus flamboyants les uns que les autres (costumes confectionnés par l’un d’entre eux !) Ils ont chanté et dansé sur des musiques populaires ; parfois émouvants, souvent amusants, toujours étonnants. J’ai vu défiler des perruques, des robes miroitantes, des boas multicolores, des coiffes hallucinantes. Tout était brillant, immense, tapageur avec, au milieu de cette exubérance, de petites perles de tristesse qui parvenaient parfois à mouiller nos yeux. &lt;br /&gt;Sous le fard et les plumes, de quoi pouvait bien être faite la réalité des cœurs ? Impossible à dire. Le factice est loi dans ce genre d’endroit, le seul homme  d’apparence « normale » était un magicien, c’est dire ! Je suis cependant à peu près certaine d’une chose : les artistes étaient sincèrement contents de nous présenter leur spectacle. Les tonnes de maquillage ne masquent pas tout.&lt;br /&gt;La troupe nous a raccompagnés jusqu’à notre car et j’ai bien ri en contemplant l’étrange rencontre entre les passants ordinaires absorbés par leurs occupations pressées et nos géants emplumés, éblouissants de couleurs lumineuses, perchés sur leurs chaussures dont les talons aiguille n’en finissaient pas. Deux mondes incompatibles se sont alors côtoyés pour quelques fugaces instants. Les poupées monstrueuses nous ont gratifiés de bruyants adieux, les passants sont passés…&lt;br /&gt;Quant-à moi, je me suis fabriqué un bien bon souvenir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5770189930966592930?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5770189930966592930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5770189930966592930&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5770189930966592930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5770189930966592930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2011/11/je-reprends-mes-petits-textes.html' title='Je reprends mes petits textes:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5089973036043848309</id><published>2011-06-23T15:58:00.002+02:00</published><updated>2011-06-23T16:08:42.288+02:00</updated><title type='text'>Pour mes lecteurs:</title><content type='html'>Bonjour à tous!&lt;br /&gt;Je viens de faire éditer un recueil de mes petits textes parus ici et sur le site de Murol. J'ai utilisé les services de "The Book Editions". Cela ne m'engage à rien sachant que je ne serai pas diffusée au delà de mon blog. &lt;br /&gt;C'est surtout l'occasion de réunir mes textes en un petit recueil papier ou PDF des fois que certains aient envie de les avoir sous la main.&lt;br /&gt;Voici donc une "bannière" que le fabriquant de livres m'a donnée:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=clic&amp;id=63155"&gt;&lt;img src="http://www.thebookedition.com/images/bannieres/banniere-v-63155.jpeg" border="0" alt="Le livre Petits messages d\'Auvergne"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="http://www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=affichage&amp;id=63155" width="0" height="0"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'y suis choisi un autre "pseudo" pour ne pas interférer avec un ancien éditeur que je ne contacte plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt pour d'autres écrits!&lt;br /&gt;Pascale B&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5089973036043848309?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5089973036043848309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5089973036043848309&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5089973036043848309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5089973036043848309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2011/06/pour-mes-lecteurs.html' title='Pour mes lecteurs:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-1680513380280154898</id><published>2011-06-13T10:35:00.002+02:00</published><updated>2011-06-13T10:45:31.282+02:00</updated><title type='text'>Pour ceux qui ne vont pas sur le site de Murol:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-GI0PU1s1-H0/TfXOI_OfNKI/AAAAAAAABU8/Dv4Ekyzpm1g/s1600/SL388401.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-GI0PU1s1-H0/TfXOI_OfNKI/AAAAAAAABU8/Dv4Ekyzpm1g/s320/SL388401.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5617622764021036194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Décidément, ma petite crèche commence à dater, voici donc un texte que vous n'avez peut-être pas eu l'occasion de lire sur ma page du site de Murol.&lt;br /&gt;Je me consacre surtout à mes travaux manuels et l'écriture en souffre...&lt;br /&gt;Merci pour votre patience!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Les petites mains (Pour Nicole)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On les appelait aussi les « Midinettes », ces jeunes filles qui accomplissaient les coutures, les broderies fines demandées (exigées) par les grands couturiers. Existent-elles encore ?&lt;br /&gt;Leurs doigts agiles étaient capables de prodiges : des dentelles d’une finesse inimaginable venaient, grâce à elles, orner les robes somptueuses qui ne leur étaient pas destinées. &lt;br /&gt;Les machines n’ont pas pu les faire totalement disparaître car « la manière » ne peut être apprivoisée : les mécaniques n’ont pas d’âme. D’autres magiciennes leur ont succédé, de plus en plus rares… &lt;br /&gt;Le savoir-faire est toujours vivant cependant, comme pour la dentelle qui perdure au sein des familles, loin des ors et des lumières, entre les mains des héritières, celles qui aiment fabriquer du « beau ». Ces dernières se contentent de la lumière du jour. Elles exposent leurs œuvres lors de fêtes villageoises, heureuses d’en faire profiter leurs associations à but non lucratif. &lt;br /&gt;Il faut s’appliquer, essayer, patienter, s’approprier les gestes calmes indispensables à la manipulation des fils, des laines et des tissus. Les outils depuis le crochet en acier n° 0,75 aux aiguilles à tricoter n°15 en passant par les aiguilles à broder diverses et variées, les ciseaux, les pinces, les perles, les rubans de toutes sortes n’ont pas de secret pour elles. Les merceries en voie de disparition leur font trop souvent défaut mais elles savent se débrouiller, en échangeant, en transmettant. Grâce à elles, un patrimoine inestimable ne disparaitra jamais. Il échappe à la « mondialisation », il est vivant et s’enrichit sans cesse. Combien de Mamies, de Mamans ont-elles discrètement donné à leurs filles et petites-filles leurs outils, leurs ouvrages, leurs revues introuvables aujourd’hui? Elles ont toutes montré, un jour, dans l’intimité d’un moment familial « comment on s’y prend ». &lt;br /&gt;On commence par prendre le temps de bien faire. &lt;br /&gt;Je m’y essaie modestement, je manque de patience, je m’éparpille.&lt;br /&gt;L’une de ces « petites mains » a côtoyé ma vie sans jamais se glorifier des trésors qui naissaient au bout de ses doigts (J’oubliais : l’humilité fait partie de la panoplie des fées.)&lt;br /&gt;Cette dame est une artiste. Elle coud, elle peint, elle encadre merveilleusement tous les tableaux que l’on désire, transformant n’importe quel ouvrage en œuvre d’art. Elle cuisine aussi (en cordon bleu, est-il besoin de le préciser ?)&lt;br /&gt;Je lui rends hommage aujourd’hui car, parmi les merveilles nées de ses mains, une peinture  représentant le visage d’un vieil homme Arabe enturbanné d’un linge immaculé avait ému mon père aux larmes. Les plis du foulard, le visage parcheminé empreint de dignité, le regard lumineux…&lt;br /&gt;« Les yeux ! m’avait dit mon père, regarde les yeux, c’est dingue ! »&lt;br /&gt;« Ta tante est extraordinaire, avait-t-il ajouté en confidence, elle fait des choses admirables. »&lt;br /&gt;Je suis bien d’accord et je me sens très malhabile quand je contemple le tableau dont elle a ornementé un abécédaire que j’avais brodé.&lt;br /&gt;Les yeux, les mains, la lumière et derrière : le désir de faire.&lt;br /&gt;Voilà les premiers outils que tout le monde possède ; il suffit d’essayer, le besoin d’apprendre vient juste après.&lt;br /&gt;Regardez bien autour de vous, les fées sont nombreuses, elles s’activent à vos côtés, sans se lasser. Broder, coudre, tisser, tricoter, peindre, inventer pour faire plaisir aux petits enfants, pour alimenter l’exposition-vente de l’année, pour donner... Leurs têtes sont pleines d’idées de beauté. &lt;br /&gt;Cherchez-les et… Admirez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascale B&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-1680513380280154898?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/1680513380280154898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=1680513380280154898&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1680513380280154898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1680513380280154898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2011/06/pour-ceux-qui-ne-vont-pas-sur-le-site.html' title='Pour ceux qui ne vont pas sur le site de Murol:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-GI0PU1s1-H0/TfXOI_OfNKI/AAAAAAAABU8/Dv4Ekyzpm1g/s72-c/SL388401.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-7042995006164452303</id><published>2010-12-24T19:57:00.003+01:00</published><updated>2010-12-24T20:05:18.164+01:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TRTt7qXOw5I/AAAAAAAABSM/KMAD80XzvmU/s1600/SL385665.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TRTt7qXOw5I/AAAAAAAABSM/KMAD80XzvmU/s320/SL385665.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5554325849694454674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;En hommage à cette soirée pleine de promesses, voici un petit texte pour célébrer une toute petite crèche qui a souvent fait ma joie et ça continue...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;La petite crèche&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute petite, réduite à sa plus simple expression : Jésus, Marie, Joseph, l’âne, le bœuf, deux moutons blancs ; le tout humblement installé dans une boîte en bois de mauvaise qualité. Le toit est en paille, un morceau de scotch jaune remplace les tuiles faîtières, un trou bien rond a été percé dans le fond, peut être pour y installer une étoile. Les personnages en matière plastique sont collés à leurs places.&lt;br /&gt;Les mains qui ont bricolé cette scène de la nativité ont eu l’ingénieuse idée de mettre deux discrètes charnières sur l’avancée de ce nid afin de pouvoir le refermer pour le ranger. Chaque 25 décembre, il suffit d’ouvrir le pauvre écrin et le décor reprend vie. Une petite concession aux ors et lumières de cette période brillante : un candélabre en plastique ornant un minuscule porte-clés rouillé a été ajouté sur le côté ; il peut rentrer dans la boîte tout en y restant bien accroché.&lt;br /&gt;Le 23 décembre dernier, nos déménageurs, émus par notre solitude, nous ont conseillé de décorer un peu la maison avant de nous abandonner au milieu de nos cartons. J’ai bousculé quelques paquets au hasard, comment savoir ? &lt;br /&gt;Très vite, mes yeux ont opéré un arrêt sur image devant un gros emballage que j’ai reconnu immédiatement : « NOEL » avait été tracé en gros sur le dessus. Je n’ai pas compté le nombre de colis qu’il nous a fallu ouvrir ce jour là mais celui-ci était le premier et j’y ai trouvé cette discrète petite crèche. Elle semblait m’attendre, désireuse d’orner notre première fête de Noël comme si elle se doutait que nous avions besoin de lumière nous aussi.&lt;br /&gt;Comme je l’ai trouvée belle ! Comme elle m’a semblée attendrissante ! « Tu viens de déménager, semblait-elle me dire, mais c’est quand même Noël ! »&lt;br /&gt;Plus tard, je ne l’ai pas rangée dans un carton, je l’ai mise de côté en un endroit où je savais la retrouver sans me tromper et, hier soir, je l’ai déposée au pied du sapin.&lt;br /&gt;La plus simple, la plus modeste des crèches a su illuminer mes premiers jours dans une demeure que je ne connaissais pas encore. &lt;br /&gt;Quand je la contemple, je revois ma grand-mère si fière de sa trouvaille. L’avait-elle fabriquée ? L’avait-elle achetée dans une vente de charité ? Ce qui est sûr, c’est qu’elle appréciait sa simplicité. Elle l’installait toujours sur le coin de son poste de télévision, juste à côté des photos de ses petits enfants.&lt;br /&gt;Pourquoi et depuis quand ai-je récupéré cet humble souvenir de Mamie ? Pourquoi l’ai-je conservé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Je sais&lt;/span&gt; : pour me réchauffer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Joyeux Noël !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pascale B&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-7042995006164452303?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/7042995006164452303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=7042995006164452303&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7042995006164452303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7042995006164452303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/12/joyeux-noel.html' title='Joyeux Noël !'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TRTt7qXOw5I/AAAAAAAABSM/KMAD80XzvmU/s72-c/SL385665.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5991651885814305457</id><published>2010-12-18T10:47:00.003+01:00</published><updated>2010-12-18T10:52:51.810+01:00</updated><title type='text'>Neige en décembre...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TQyEJtW0SwI/AAAAAAAABSA/EMe2G6nP2eM/s1600/SL387921.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TQyEJtW0SwI/AAAAAAAABSA/EMe2G6nP2eM/s320/SL387921.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5551957742969965314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TQyDur0JOZI/AAAAAAAABR4/8vr91b-3VP8/s1600/SL387909.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TQyDur0JOZI/AAAAAAAABR4/8vr91b-3VP8/s320/SL387909.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5551957278699633042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous n'avons pas été épargnés mais, ici, c'est assez normal...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5991651885814305457?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5991651885814305457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5991651885814305457&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5991651885814305457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5991651885814305457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/12/neige-en-decembre.html' title='Neige en décembre...'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TQyEJtW0SwI/AAAAAAAABSA/EMe2G6nP2eM/s72-c/SL387921.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5699444209658699965</id><published>2010-11-29T17:32:00.003+01:00</published><updated>2010-11-29T17:40:27.732+01:00</updated><title type='text'>Encore des petites choses pour Noël!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TPPWjmTmr3I/AAAAAAAABRY/ZmAto2T7jxg/s1600/SL387837.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TPPWjmTmr3I/AAAAAAAABRY/ZmAto2T7jxg/s320/SL387837.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545011473289752434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TPPWONDCHzI/AAAAAAAABRQ/oy4FU2uXIy8/s1600/SL387835.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TPPWONDCHzI/AAAAAAAABRQ/oy4FU2uXIy8/s320/SL387835.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545011105732108082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une de mes voisines m'a donné des petits pots en faïence qui devaient aller à la poubelle, j'ai découpé des bouts de guirlandes un peu défraichies, mis une pomme de pin et confectionné les fleurs avec des bouts de papier et un peu de colle le tout sur du fil de fleuriste (facile à trouver dans un magasin de bricolage)&lt;br /&gt;Et voilà le travail! &lt;br /&gt;A bientôt!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5699444209658699965?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5699444209658699965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5699444209658699965&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5699444209658699965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5699444209658699965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/11/encore-des-petites-choses-pour-noel.html' title='Encore des petites choses pour Noël!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TPPWjmTmr3I/AAAAAAAABRY/ZmAto2T7jxg/s72-c/SL387837.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8148907281766842525</id><published>2010-11-05T11:41:00.003+01:00</published><updated>2010-11-05T12:00:50.479+01:00</updated><title type='text'>Pour Jean-Paul</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNPiNvlzmWI/AAAAAAAABRI/pe7WbM0_ECo/s1600/SL387784.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNPiNvlzmWI/AAAAAAAABRI/pe7WbM0_ECo/s320/SL387784.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536017092709685602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A la demande particulière de Jean-Paul, voici une photo plus récente et donc plus belle de la maison. Un détail a changé...&lt;br /&gt;Bises à tous!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8148907281766842525?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8148907281766842525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8148907281766842525&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8148907281766842525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8148907281766842525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/11/pour-jean-paul.html' title='Pour Jean-Paul'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNPiNvlzmWI/AAAAAAAABRI/pe7WbM0_ECo/s72-c/SL387784.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2226294060619387410</id><published>2010-11-04T14:08:00.002+01:00</published><updated>2010-11-04T14:16:45.575+01:00</updated><title type='text'>Chantiers, suite...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNKxrgvnUdI/AAAAAAAABQ4/IPnLHnxtUhs/s1600/SL387709.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNKxrgvnUdI/AAAAAAAABQ4/IPnLHnxtUhs/s320/SL387709.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535682253073895890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNKxRvWCz4I/AAAAAAAABQw/jAIgEw1QtV0/s1600/SL387711.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNKxRvWCz4I/AAAAAAAABQw/jAIgEw1QtV0/s320/SL387711.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535681810316578690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A la demande générale, voici une photo de la maison terminée!&lt;br /&gt;J'ai ajouté quelques œufs qui intéresseront sans doute une certaine Noëlle.&lt;br /&gt;Bises à tous!&lt;br /&gt;Pascale B&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-2226294060619387410?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/2226294060619387410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=2226294060619387410&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2226294060619387410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2226294060619387410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/11/chantiers-suite.html' title='Chantiers, suite...'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TNKxrgvnUdI/AAAAAAAABQ4/IPnLHnxtUhs/s72-c/SL387709.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-4830312819004781817</id><published>2010-10-31T17:29:00.003+01:00</published><updated>2010-10-31T17:40:55.602+01:00</updated><title type='text'>Autre genre de travail:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TM2aHQIqsCI/AAAAAAAABQo/CK_ZOwJZU-o/s1600/SL387774.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TM2aHQIqsCI/AAAAAAAABQo/CK_ZOwJZU-o/s320/SL387774.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534248966489288738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TM2Z1vzvDZI/AAAAAAAABQg/VmHvcyJNI9c/s1600/SL387771.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TM2Z1vzvDZI/AAAAAAAABQg/VmHvcyJNI9c/s320/SL387771.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534248665753783698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A présent, la façade de la maison est terminée et je peux reprendre d'autres travaux plus agréables pour moi... Voici les petits napperons que je prépare pour le marché de Noël d'une association du coin. Les œufs sont destinés au même marché et à celui des enfants de l'école.&lt;br /&gt;Inutile de dire que l'écriture est en souffrance mais tant pis! &lt;br /&gt;Bises à tous!&lt;br /&gt;Pascale B&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-4830312819004781817?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/4830312819004781817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=4830312819004781817&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4830312819004781817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4830312819004781817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/10/autre-genre-de-travail.html' title='Autre genre de travail:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TM2aHQIqsCI/AAAAAAAABQo/CK_ZOwJZU-o/s72-c/SL387774.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8069158985671578782</id><published>2010-10-10T14:53:00.002+02:00</published><updated>2010-10-10T15:15:24.607+02:00</updated><title type='text'>Travaux!!!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TLG3u-4xlFI/AAAAAAAABQQ/y5pG64mgJiM/s1600/SL387696.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TLG3u-4xlFI/AAAAAAAABQQ/y5pG64mgJiM/s320/SL387696.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5526400235543303250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'image que vous pouvez admirer aujourd'hui est une rareté car je ne suis pas prête de recommencer ce genre d'exercice!&lt;br /&gt;Bon, la maison le mérite et les "façadiers" ne vont pas nous faire cadeau de leur échafaudage.&lt;br /&gt;J'en profite pour les saluer au passage car ils accomplissent un travail très pénible comme les couvreurs, les maçons et autres corps de métier exposés aux altitudes, aux intempéries et autres gentillesses de la vie. Il parait que la "pénibilité" dans le travail n'est plus ce qu'elle était???? J'en reste pensive car je suis en train de découvrir des hommes qui pourraient largement revendiquer le plus tôt possible une retraite amplement méritée.&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cela étant dit, je vous propose aujourd'hui un texte que j'ai écrit pour le printemps des poètes 2011 et dont le thème est: "infinis paysages". (rien à voir avec mes façadiers mais tant-pis car je manque cruellement de temps pour écrire en ce moment)&lt;br /&gt;Bonne lecture et à bientôt!&lt;br /&gt;Pascale B.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Si loin&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Ils ont choisi de partir pour admirer d’autres décors, pour respirer une autre brise. La terre est vaste et leur jeunesse avait soif de découvertes.&lt;br /&gt;Changer de point de vue, contempler de nouveaux horizons et, pourquoi-pas, poser leur vie là où je n’ai jamais marché. Tenter ce que je n’ai pas osé, investir et déguster des lieux qui me sont étrangers. Je suis enracinée dans le sol qui m’a vue naître, les paysages y sont multiples et changeants, de quoi contenter plusieurs vies. Oui mais ailleurs, c’est comment ?&lt;br /&gt;Les étoiles brillent-elles autant, les champs sont-ils aussi verdoyants, et les gens ? Il fallait aller y voir, se frotter à d’autres histoires pour le savoir.&lt;br /&gt;La Guinée dangereuse et belle ; l’Italie pleine de grâce où l’amour attendait, où les mots sonnent joyeusement : « Lazaretto, Stintino, Scogliera, Bologna, pasta, gelatti, Babo-natale… » ; les eaux merveilleuses de la Sardaigne ; le froid de l’Ontario ; la neige de Québec où certains bars offrent des réductions liées à la température  (- 30% s’il fait - 30) ; bonjour aux Inuits à Nunavut quand l’aube n’en finit pas, en compagnie des renards dont le pelage change de couleur;  Amsterdam avec ses péniches transformées en garage à vélo ; Haïti sans abri ; Paris ; le Pérou bientôt sans doute… Les études, le travail n’étaient qu’un prétexte : le besoin de tirer sur les liens qui les tenaient trop serrés, l’envie de vivre en grand les ont projetés aux quatre coins du monde. J’ai eu peur pour eux ; manque de confiance, réflexe de garder ceux que j’aime auprès de moi… &lt;br /&gt;« Allo maman, je suis vivant ! » me crie l’un d’eux quand il appelle, pour me taquiner gentiment. &lt;br /&gt;On « blogue », on « skipe », on se téléphone souvent, on se parle plus qu’avant et des images de notre planète me parviennent régulièrement.  &lt;br /&gt;Ils ont changé l’ordre des choses, ont gonflé mon cœur de fierté même si beaucoup de larmes ont coulé.&lt;br /&gt;Ils ont mis le monde à ma portée en me quittant, mes enfants. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8069158985671578782?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8069158985671578782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8069158985671578782&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8069158985671578782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8069158985671578782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/10/travaux.html' title='Travaux!!!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TLG3u-4xlFI/AAAAAAAABQQ/y5pG64mgJiM/s72-c/SL387696.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-6639128229369339269</id><published>2010-09-24T10:51:00.002+02:00</published><updated>2010-09-24T11:24:57.866+02:00</updated><title type='text'>Honneur aux vaches!</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J'aime bien les vaches, elles me calment et me rassurent. J'aime encore plus les fromages qu'elles nous permettent de fabriquer!!!!&lt;br /&gt;Les hommes et les femmes qui ont choisi de consacrer leur vie à s'occuper de tout cela ont bien du mérite, leur tâche rude et belle les habille d'une dignité devant laquelle je m'incline.&lt;br /&gt;Voici donc un texte qui figure sur le site des artistes de Murol (pour ceux qui ne vont pas s'y promener.)Je l'ai écrit après avoir visité une belle ferme située dans les somptueux paysages de Besse, là où le Saint-Nectaire a droit de cité. Coup de chapeau à Marcel et Dominique qui nous ont ouvert leur porte et à leur fils de 20 ans qui a déjà entrepris de poursuivre le travail familial. Ce dernier fait preuve d'un courage et d'une bonne humeur revigorants. C'est beau d'aimer sa terre, de lui consacrer son enthousiasme,ses forces et sa jeunesse, avec le sourire s'il vous plait!&lt;br /&gt;Je lui souhaite d'y vivre heureux le plus longtemps possible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Précision: je ne mets pas de photo car la connexion saute à chacun de mes essais, peut-être à cause des orages... Ce sera pour plus tard.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Fromage fermier&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gestes calmes et précis de l’éleveur, odeurs fortes de l’étable : tout est rassurant pour les bêtes venues docilement offrir le lait de leur dernier repas. Un veau a suivi sa mère, il s’est couché à ses pieds malgré les bousculades des voisines de traite. Quelques chats suivent avec envie le va et vient de l’homme, espérant recevoir une part du précieux liquide ; ils ne ratent pas les gouttes échappées des tireuses même s’ils sont certains de recevoir leur part un peu plus tard. La quiétude du moment assure une production de qualité, la fabrication des tommes va pouvoir commencer.&lt;br /&gt;De l’autre côté du mur, la fermière a déjà ajouté les levains, elle verse la présure dans la cuve fumante de lait chaud tandis que les vaches rejoignent leurs pâturages. Une odeur douceâtre et appétissante a envahi la petite pièce carrelée de blanc ; blanc comme les bottes et le tablier de la femme, blanc comme le liquide délicatement remué. Les vaches ont été généreuses, il ne faudrait pas en renverser.&lt;br /&gt;La maîtresse des lieux se hâte lentement, prépare la vaisselle, les bandes de toile, les moules, s’assure de la propreté des lieux pendant que la masse onctueuse repose. Ça sent bon.&lt;br /&gt;Je me serre dans un coin pour ne pas déranger, pour bien voir et je regrette de n’avoir pas apporté le bol qui m’aurait permis d’avaler goulument un peu de ce lait nourricier évocateur de délicieux souvenirs… La dame accueillante répond à mes questions, j’aime son calme, sa solidité et ses mains ! Des mains de labeur, fortes mais pourtant douces, appliquées, fermes et apaisantes.  Des mains façonnées par ce travail vital autant que charnel. &lt;br /&gt;Les gestes qui vont suivre se passent de surveillance, pas de pointeuse à l’horizon, pas de chef pour pinailler, ici c’est la vie qui commande.&lt;br /&gt;Le temps nécessaire a été respecté, les bras maternels et musclés brassent la masse crémeuse, jaugent le bon état du « cailler » qu’il va falloir trancher doucement pour former les grains  bien calibrés du fromage. Le travail se fait paisiblement, patiemment en un geste tranquille et régulier ; la matière est respectée car tout est lié : il en faut des prés, des vaches, des heures de travail par tous les temps pour recueillir le nectar immaculé !&lt;br /&gt;J’éprouve un contentement inexprimable à regarder les doigts experts plonger dans la cuve, nager délicatement quelques instants avant d’attraper quelques grains et me les présenter. La masse blanche gélatineuse disparaît maintenant comme noyée dans un liquide translucide.&lt;br /&gt;Il faut doucement prélever le petit lait ; longue opération…&lt;br /&gt;La pâte lourde et déjà souple, presqu’élastique, apparaît enfin pour être pressée. Autrefois, on faisait cela avec les bras, comme le boulanger dans son pétrin, les poignets souffraient.&lt;br /&gt;Une machine soulage heureusement ce travail pénible ; la femme prélève un morceau de pâte, le goûte, m’en tend un autre ; a-t-elle deviné que, moi aussi, j’avais envie de toucher, de savourer ? &lt;br /&gt;Sans avoir besoin de peser, ses mains assurées attrapent une portion bien calibrée qu’elles pressent à leur tour. Reste à entoiler le fromage, à le saler au dessus de la tête de chèvre et à le fixer dans le moule armé d’une éclisse. Les fromages s’amoncellent avant de subir le pressage qui durera la nuit entière. Les tommes blanches seront plus tard confiées à un affineur avant de rejoindre notre assiette.&lt;br /&gt;Depuis cette visite, je ne mange plus mon Saint-Nectaire comme avant : je le déguste. J’ai découvert le travail qu’il représente, les parfums, les ambiances, la vie qui ont présidé à sa fabrication. Je revois le fermier perdu dans l’immensité d’un magnifique paysage, agenouillé pour donner le biberon à un veau dont les pattes un peu tordues risquaient de compromettre le bon démarrage ; le « petitou » a fini par se lever tout seul grâce à la sagesse attentive de l’homme, la mère s’est approchée, la vraie vie a pu commencer. &lt;br /&gt;Je pense à celle qui accomplit sa tâche matin et soir depuis de nombreuses années et qui m’a ouvert les portes de sa laiterie, tout simplement, pour partager.&lt;br /&gt;Merci Dominique ! La part de fromage frais que vous m’avez donnée m’a permis de confectionner une brioche pas trop mal réussie si j’en crois certaines personnes de votre entourage qui ont bien voulu tester mon essai.&lt;br /&gt;Je vous embrasse de tout mon cœur !&lt;br /&gt;Pascale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-6639128229369339269?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/6639128229369339269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=6639128229369339269&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6639128229369339269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6639128229369339269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/09/honneur-aux-vaches.html' title='Honneur aux vaches!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8346831142551065298</id><published>2010-09-16T11:20:00.009+02:00</published><updated>2010-09-16T11:35:50.290+02:00</updated><title type='text'>Occupations du moment:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHkv_uvOGI/AAAAAAAABQI/ixxL-ZBhLGU/s1600/SL387489.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHkv_uvOGI/AAAAAAAABQI/ixxL-ZBhLGU/s320/SL387489.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517442531718019170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHkg_LiIFI/AAAAAAAABQA/qnMIA-YZbgQ/s1600/SL387486.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHkg_LiIFI/AAAAAAAABQA/qnMIA-YZbgQ/s320/SL387486.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517442273872322642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHkJpNYcoI/AAAAAAAABP4/pNvKAFJ0XKc/s1600/SL387540.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHkJpNYcoI/AAAAAAAABP4/pNvKAFJ0XKc/s320/SL387540.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517441872837505666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHj3964KAI/AAAAAAAABPw/wBiahh5iIrg/s1600/SL387559.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHj3964KAI/AAAAAAAABPw/wBiahh5iIrg/s320/SL387559.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517441569159391234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHjkIRkCGI/AAAAAAAABPo/KixBV59R7UM/s1600/SL387535.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHjkIRkCGI/AAAAAAAABPo/KixBV59R7UM/s320/SL387535.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517441228341512290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHjQ6kK6jI/AAAAAAAABPg/ZvQB-9waf7U/s1600/SL387500.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHjQ6kK6jI/AAAAAAAABPg/ZvQB-9waf7U/s320/SL387500.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517440898243947058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHi-gZl_II/AAAAAAAABPY/HjqCUIizt8g/s1600/SL387513.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHi-gZl_II/AAAAAAAABPY/HjqCUIizt8g/s320/SL387513.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517440581982616706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Entre les confitures de mûres et la marche à pied, je ne prends pas vraiment le temps d'écrire... On verra ça quand il fera moche.&lt;br /&gt;Les photos de montagne ont été prises lors d'une randonnée sur les pentes du Sancy, l'Auvergne est une belle région n'est-ce pas? (J'en ai bavé!!!!)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8346831142551065298?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8346831142551065298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8346831142551065298&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8346831142551065298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8346831142551065298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/09/occupations-du-moment.html' title='Occupations du moment:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TJHkv_uvOGI/AAAAAAAABQI/ixxL-ZBhLGU/s72-c/SL387489.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-6502804552140875012</id><published>2010-09-02T17:02:00.003+02:00</published><updated>2010-09-02T17:14:58.921+02:00</updated><title type='text'>Oeufs de poules</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TH-_ZpcmTPI/AAAAAAAABPI/d-f72o4JsYA/s1600/SL387450.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TH-_ZpcmTPI/AAAAAAAABPI/d-f72o4JsYA/s320/SL387450.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512334916268215538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TH-_F7awrmI/AAAAAAAABPA/goVCXnYqHXc/s1600/SL387445.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TH-_F7awrmI/AAAAAAAABPA/goVCXnYqHXc/s320/SL387445.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5512334577494961762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'aime décorer les œufs, voici ma dernière fournée destinée au prochain marché de Noël de "l'amicale" de mon village. Cette activité me prend beaucoup de temps, c'est pourquoi mes écrits se font plus rares en ce moment et puis il y a la marche, les voisins avec lesquels nous passons de bons moments, les amis et membres de la famille qui nous rendent visite... &lt;br /&gt;J'ai tout de même un nouveau roman policier sous le coude, je dois juste le terminer!!!&lt;br /&gt;Promis: je vous le livrerai dès que possible.&lt;br /&gt;En attendant, vous pouvez lire mes textes sur le site des artistes de Murol (voir plus haut et cliquer sur l'église de Murol).&lt;br /&gt;Bonne lecture et à bientôt!&lt;br /&gt;Pascale B.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-6502804552140875012?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/6502804552140875012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=6502804552140875012&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6502804552140875012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6502804552140875012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/09/oeufs-de-poules.html' title='Oeufs de poules'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TH-_ZpcmTPI/AAAAAAAABPI/d-f72o4JsYA/s72-c/SL387450.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-6055082177382853797</id><published>2010-07-26T14:13:00.005+02:00</published><updated>2010-07-26T14:21:45.355+02:00</updated><title type='text'>Images d'été en Auvergne:</title><content type='html'>Pas d'écrits en ce moment, si ce n'est sur le site des artistes de Murol; place aux images:&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE19OLblsAI/AAAAAAAABOQ/J7LDCfWulNo/s1600/PICT0224.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE19OLblsAI/AAAAAAAABOQ/J7LDCfWulNo/s320/PICT0224.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498188402629390338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE1898FlhVI/AAAAAAAABOI/qKh-AGgIz6c/s1600/SL384631.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE1898FlhVI/AAAAAAAABOI/qKh-AGgIz6c/s320/SL384631.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498188123632665938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE18qojDjyI/AAAAAAAABOA/WL3ZOeeL5aA/s1600/SL384616.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE18qojDjyI/AAAAAAAABOA/WL3ZOeeL5aA/s320/SL384616.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498187791970045730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE18UWlOSGI/AAAAAAAABN4/pYrniKVlvWU/s1600/PICT0235.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE18UWlOSGI/AAAAAAAABN4/pYrniKVlvWU/s320/PICT0235.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498187409190176866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE18KIddZ2I/AAAAAAAABNw/eX7Mw0yB3Mg/s1600/PICT0238.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE18KIddZ2I/AAAAAAAABNw/eX7Mw0yB3Mg/s320/PICT0238.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498187233600825186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-6055082177382853797?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/6055082177382853797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=6055082177382853797&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6055082177382853797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6055082177382853797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/07/images-dete-en-auvergne.html' title='Images d&apos;été en Auvergne:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TE19OLblsAI/AAAAAAAABOQ/J7LDCfWulNo/s72-c/PICT0224.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5071981148935618997</id><published>2010-07-12T17:05:00.001+02:00</published><updated>2010-07-12T17:20:42.160+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, suite et fin:</title><content type='html'>La saison estivale m'oblige à négliger un peu trop cette histoire, je vous en livre aujourd'hui la fin, en espérant que vous avez aimé.&lt;br /&gt;Bonne lecture!&lt;br /&gt;Pascale B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XIX&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir même, à l’heure habituelle, je me suis mis en contact avec Louison. Il était d’humeur joyeuse, la venue de sa famille lui avait fait très plaisir.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous avez enfin obtenu leur participation, je ne savais pas à quel point la visite des vivants pouvait être aussi agréable &lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;-Ils n’étaient pas très enthousiastes.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ils sont venus, c’est l’essentiel !&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;-Reste à obtenir la visite de votre arrière-petit-descendant Vincent.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il viendra !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Si vous le dites…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Vous me semblez découragé, ça ne vous ressemble pas.  Juste au moment où les évènements prennent enfin une bonne tournure !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je suis préoccupé.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Ah bon ? Tant pis ! Excusez-moi, j’ai beaucoup de choses à faire et je dois vous quitter. Thomas a quelque chose à vous dire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Mais c’est moi qui ai quelque chose à annoncer !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Au revoir, gardez confiance !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ! Je rends service, j’ai plein de problèmes graves et on m’abandonne. J’aurais pourtant bien eu besoin de son avis concernant mon projet.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Oh ! Une dernière chose avant de vous quitter, a ajouté Louison : faites ce que vous avez prévu  de faire, c’est une excellente idée ! Pour le nom de votre agence, je suggère : « Dernier vol », c’est sportif et ça sonne plutôt bien, non ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noémie a, elle aussi, immédiatement adhéré à l’idée de créer une agence consacrée aux dernières volontés :&lt;br /&gt;-J’ai une foule d’idées à proposer ! Cependant, je dois prendre mon âge en compte.&lt;br /&gt;-Pourquoi ?&lt;br /&gt;-Mais, mon petit, je ne suis pas éternelle et je me fatigue vite vous savez ! Je vais avoir besoin d’un assistant que je formerai et qui me remplacera le moment venu.&lt;br /&gt;-Ma chère amie, rien ne presse et nous n’avons pas encore commencé !&lt;br /&gt;J’ai alors entendu Thomas tandis que sa maman arrivait justement avec son père :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Salut ! J’ai entendu dire que vous alliez créer une agence pour les dernières volontés ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-C’est exact, j’y pense… Tout cela n’est encore qu’une idée, il va falloir travailler sérieusement pour la concrétiser.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Parlez-en à maman, elle a plein de relations et vous réglera ça vite fait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je n’en doute pas mais je n’ai encore réalisé aucune volonté d’aucun mort et je ne sais pas…&lt;br /&gt;-Bonjour Valentin, vous êtes en ligne ? m’a gentiment demandé Angeline.&lt;br /&gt;-Bonjour Angeline, Thomas est justement là !&lt;br /&gt;-C’est parfait : j’ai une grande nouvelle à vous annoncer !&lt;br /&gt;-Nous vous écoutons.&lt;br /&gt;-Mon mari et moi allons nous remarier !&lt;br /&gt;-C’est merveilleux ! S’est exclamé Mr Toussain, avez-vous fixé une date ?&lt;br /&gt;-Nous pensons au mois prochain, le temps de régler les formalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que tout le monde félicitait les futurs époux, Thomas s’est à nouveau manifesté :&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Eh bien, vous venez d’accomplir votre première « dernière volonté ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Tu peux m’expliquer ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’ai toujours souhaité du plus profond de mon cœur que mes parents se réconcilient et qu’ils reprennent leur vie commune. Je l’ai même écrit dans un cahier juste avant de mourir, vous pouvez vérifier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je n’ai pas la date exacte mais je sais déjà comment nous organiserons notre fête ! A déclaré le père de Thomas, Angeline désire absolument déguster une côte de bœuf.&lt;br /&gt;-Cuite au barbecue bien entendu, a ajouté notre amie en nous faisant un clin d’œil malicieux.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Et de deux ! m’a crié Thomas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu’il m’aurait volontiers tapé sur l’épaule s’il avait pu le faire!&lt;br /&gt;-Deux quoi ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Deux «  dernières volontés bien sûr » ! C’est un signe, il faut foncer maintenant !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir même, notre équipe se réunissait pour la première fois sous la houlette de Carmen qui tenait absolument à faire partie du bureau directeur à mes côtés :&lt;br /&gt;-Je ne peux pas le laisser gérer quoi que ce soit tout seul, il est tellement rêveur ! a-t-elle cru bon de préciser en me montrant du doigt. &lt;br /&gt;Ce à quoi j’ai répondu, quelque peu outré :&lt;br /&gt;-Je ne suis quand même pas un enfant !&lt;br /&gt;Personne n’ayant cru bon de confirmer cette évidence, le débat a continué sur le choix du nom de notre entreprise :&lt;br /&gt;-« Dernier vol », ça fait plutôt penser aux avions, a estimé Noémie.&lt;br /&gt;-Ou à une entreprise de suicide, a ajouté Mr Toussain.&lt;br /&gt;-Faisons confiance à Louison, a décidé Angeline, nos services passeront par les pompes funèbres qui éviteront toute confusion désastreuse. &lt;br /&gt;-Nous pourrions aussi créer un site internet dont la page de présentation donnera toutes les précisions nécessaire, a suggéré Carmen.  &lt;br /&gt;-Reste à déterminer le nombre d’employés dont nous aurons besoin, ai-je ajouté, le mieux étant de commencer sans aide et de voir au fur et à mesure. &lt;br /&gt;Mon avis a été approuvé et nous avons porté un toast à la naissance de notre association.&lt;br /&gt;-Association d’utilité publique ! A précisé Mr Toussain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard,  alors que nous commencions à rechercher un collaborateur pour Noémie, le jeune Vincent Michel a fait son apparition. Le jeune homme s’est présenté à la loge du gardien pour se faire indiquer la sépulture de son ancêtre. Mr Toussain était absent et Noémie assurait l’intérim. La vieille dame de plus de quatre-vingts ans a tout de suite sympathisé avec le jeune garçon de vingt ans. Elle l’a conduit jusqu’à la tombe, il l’a suivie avec gentillesse, lui qui avait pris la détestable habitude d’agresser les personnes âgées pour les délester de leurs économies…  Je ne suis pas croyant mais là, j’appelle une telle rencontre un miracle ! Comment Noémie a-t-elle pu le séduire aussi instantanément ? Mystère… Toujours est-il que nous avons signé un premier contrat d’embauche le soir même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre aide jardinier s’est vite révélé indispensable : il seconde sa vieille amie avec courtoisie et attention. C’est assez drôle parce qu’il continue à dire pis que pendre des « vieux qui ne fichent rien à part embêter les jeunes sans avenir, qui sentent mauvais et qui gardent leurs sous au fond de leurs armoires sans jamais en faire profiter les autres… » &lt;br /&gt;- Oui mais Noémie n’est pas vieille ! précise-t-il quand nous évoquons l’âge de sa nouvelle amie.&lt;br /&gt;-Elle a quand même plus de quatre-vingts ans !&lt;br /&gt;-C’est pas pareil. Elle ne les mérite pas !&lt;br /&gt;Tout est dit ! Vincent a décidé d’aimer cette dame sans se préoccuper de son âge :&lt;br /&gt;-Elle se fiche du mien et elle a bien raison ! Nous nous sommes trompés de génération, c’est tout. Si j’avais soixante ans de plus, je la demanderais en mariage.&lt;br /&gt;De son côté, notre amie semble rajeunir chaque jour davantage :&lt;br /&gt;-Si j’avais soixante ans de moins…. Cet enfant est mon cadeau du ciel, il sera mon soutien quand je serai vieille !&lt;br /&gt;-Il me semble que vous avez encore du temps devant vous !&lt;br /&gt;Cet amour soudain n’a cependant pas troublé le sens des responsabilités de la dame sans enfant. Elle a décidé Vincent à s’inscrire pour une formation en horticulture, il a obtempéré sans discuter. Nous espérons pour lui l’obtention d’un B.E.P. pour le mois de juin prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai présenté ma démission à mon chef de service qui n’a pas cherché à me retenir.  Pour permettre à notre banquier de dormir sans risquer l’ulcère à l’estomac, Carmen a gardé son travail de secrétaire. Elle m’aide pour les paperasses qui ne sont pas encore trop lourdes.&lt;br /&gt;De son côté, Angeline prépare son mariage, elle est moins souvent mélancolique et elle garde l’habitude de s’habiller avec beaucoup de chic. Thomas a décidé de nous laisser sa tombe en accès illimité, il y est trop souvent dérangé :&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’en ai marre, cette sépulture est un véritable moulin à vent ! Je ne sais pas comment ça se passe de votre côté mais ici ! Louison vous fait une publicité du « feu de Dieu » ! Les gens se bousculent au portillon. Il a décidé de fonder une association de soutien aux âmes déçues !!! Je me demande s’il a bien pris la mesure de la tâche! Mais, rassurez-vous, il trie les demandes et choisit celles qui ont le plus de chances d’aboutir. Sa femme lui sert de secrétaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Et toi, que vas-tu faire ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’ai rencontré une copine…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-C’est formidable !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Elle est morte l’année dernière dans un accident de la route. Nous allons partager sa tombe pour laisser la mienne disponible. Attention ! Je passerai quand même de temps en temps pour dire bonjour !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je l’espère bien ! Comment s’appelle ton amie ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cécilia, joli n’est-ce pas ? Elle sera là pour le mariage de mes parents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je vous souhaite tout le bonheur possible !&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est encore un peu tôt pour s’engager mais ça serait bien si on pouvait s’aimer toujours.  Je ne veux pas la brusquer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Rien ne presse.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Non, c’est mieux de vivre un peu ensemble avant de prendre des engagements. On ne sait jamais…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Oui parce qu’un mariage dans l’au-delà, c’est pour l’éternité !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Et l’éternité, c’est long !&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;-Au revoir Thomas et à bientôt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Epilogue :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angeline s’est remariée. Comme prévu, elle a organisé un barbecue sur la tombe du père de Martin. La famille du défunt était présente pour honorer la dernière volonté du papa. C’était la nuit du Beaujolais nouveau. Nous avons célébré ce breuvage en dégustant une côte de bœuf de premier choix ! Vincent s’est occupé des détails techniques et la soirée s’est déroulée sans anicroche. Mr Toussain craignait d’attirer la police avec la fumée et l’odeur de notre repas :&lt;br /&gt;-Vous vous rendez compte ? Ils vont croire que des profanateurs sont à l’œuvre ! Avec tout ce qu’il se passe en ce moment !&lt;br /&gt;-Angeline connaît le préfet personnellement, je crois même qu’elle a rencontré le commissaire de police de notre ville.&lt;br /&gt;-Absolument, a confirmé la jeune mariée, il est au courant et il nous rejoindra un peu plus tard pour partager une coupe de champagne. N’ayez aucune inquiétude mon cher Toussain !&lt;br /&gt;Ce dernier ne semblait pas convaincu :&lt;br /&gt;-La pierre tombale va être noircie, ça va faire désordre !&lt;br /&gt;-C’est normal pour un barbecue d’être encrassé ! S’est exclamé Vincent.&lt;br /&gt;-Celui-ci fait office de sépulture figurez-vous ! J’ajoute qu’il est dans « mon » cimetière et que je tiens à la bonne tenue de mes allées !&lt;br /&gt;-Oh ! Si ce n’est que ça, je vais vous le nettoyer moi, votre barbecue, a répondu le jeune homme, ça ne sera pas plus difficile que d’effacer les tags !&lt;br /&gt;-Vous savez effacer les tags ?&lt;br /&gt;-Ce que l’on peut faire, on peut le défaire, ne vous faites pas de souci !&lt;br /&gt;-Me voilà rassuré, merci ! Quelle aventure tout de même, a-t-il ajouté en baissant la voix.&lt;br /&gt;-Faites-lui confiance, c’est tout ce dont il a besoin pour être heureux, l’ai-je rassuré en lui passant le bras autour des épaules.  Au fait, je dois vous signaler que notre agence a reçu un premier appel ce matin !&lt;br /&gt;-Vraiment ? Mais vous avez ouvert ce matin justement !&lt;br /&gt;-C’est bon signe, non ?&lt;br /&gt;-De quoi s’agit-il ?&lt;br /&gt;-Une jeune fille dont la maman est décédée le mois dernier. Cette dernière écrivait des livres et n’avait pas encore trouvé d’éditeur. Sa fille voudrait lui faire ce dernier plaisir mais elle ne connaît pas le monde de l’édition, elle cherche des contacts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes regardés en riant et avons appelé d’une seule voix :&lt;br /&gt;-Angeline !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5071981148935618997?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5071981148935618997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5071981148935618997&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5071981148935618997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5071981148935618997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/07/dernier-vol-suite-et-fin.html' title='Dernier vol, suite et fin:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8306396151539728455</id><published>2010-06-25T16:58:00.002+02:00</published><updated>2010-06-25T17:08:07.832+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, XVI:</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XVI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai attendu Mr MICHEL devant l’entrée du cimetière et j’ai eu la surprise de le voir arriver accompagné par son fils Jean-Pierre. Les deux hommes n’étaient pas vraiment engageants, ils arboraient une mine sévère et je me suis senti un peu seul tout-à coup. Mr Toussain était occupé par les préparatifs des obsèques d’une vieille dame de sa connaissance. Décidément, c’était ma semaine de chance !  Jean-Pierre a pris la parole le premier :&lt;br /&gt;-Bonjour monsieur, mon père m’a expliqué les raisons de ce rendez-vous, j’avoue ne pas croire une seule seconde à votre histoire. J’attends vos explications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton ne souffrait pas de contestation, j’ai avalé ma salive avec difficulté en me disant que Carmen avait peut-être un peu trop abusé de mon charme la veille au soir…&lt;br /&gt;-Voulez-vous m’accompagner jusqu’à la chapelle ?&lt;br /&gt;-Je pense que vous essayez de profiter de la vieillesse de mon père pour l’embobiner.&lt;br /&gt;-Pourquoi voudrais-je l’embobiner selon vous ?&lt;br /&gt;-Pour vous approprier sa fortune.&lt;br /&gt;-Je n’ai connaissance d’aucune fortune.&lt;br /&gt;-Vous avez réussi à convaincre mon père de venir ici, je ne sais pas comment et j’entends bien surveiller vos manigances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestement, ce type était complètement insensible à mon charisme ! &lt;br /&gt;-J’ai simplement proposé à votre père de venir voir la tombe d’un certain Louison ROCHE. Ce nom ne lui est pas totalement inconnu je crois…&lt;br /&gt;-C’est ton ancêtre, a déclaré le vieil homme en regardant son fils.&lt;br /&gt;-Je n’ai jamais entendu parler d’un ancêtre portant ce nom !&lt;br /&gt;-Je t’expliquerai.&lt;br /&gt;Nous avons rejoint la chapelle dans un silence pesant. Seuls nos pas sur les graviers donnaient un semblant de convivialité à notre rencontre… Je pensais intensément à mes morts dont les conseils me faisaient tout à coup furieusement défaut ! Peut être parviendraient-ils à se manifester, même indirectement, afin de déclencher un soupçon de sensibilité dans ces deux cœurs fermés.&lt;br /&gt;Louis Michel a contemplé sans émotion apparente le petit édifice propret, il m’a jeté un bref regard :&lt;br /&gt;-Pourriez-vous nous laisser seuls ?&lt;br /&gt;Je me suis immédiatement éloigné en soufflant intérieurement de soulagement, heureux d’échapper pour quelques instants à cette rencontre oppressante. Après plusieurs longues minutes, les deux hommes sont revenus vers moi, Jean-Pierre semblait un peu adouci en prenant la parole :&lt;br /&gt;-Je voudrais comprendre le but de votre démarche. Pourquoi vous intéressez-vous à notre famille ?&lt;br /&gt;-Je m’intéresse aux cimetières et aux tombes abandonnées en particulier. Celle-ci risquait de disparaître, j’ai voulu en savoir plus et j’ai découvert l’histoire de Louison, c’est tout simple !&lt;br /&gt;-Vous auriez pu laisser faire…&lt;br /&gt;-C’est vrai mais cela me contrariait de voir une si belle sépulture s’envoler. Trop de tombes sont en voie de disparition alors qu’elles font partie de notre histoire.&lt;br /&gt;-Vous êtes un historien des nécropoles, c’est ça ?&lt;br /&gt;-En quelque sorte, oui. Rassurez-vous, le cas de celle-ci est réglé, le préfet s’en est occupé grâce à notre intervention. Nous ne voulons cependant pas agir ainsi sans en aviser la famille, c’est pourquoi nous vous avons contactés.&lt;br /&gt;-Vous dites : « nous !»&lt;br /&gt;-En effet, je n’agis pas seul, je fais partie d’une petite association qui œuvre pour la sauvegarde de notre patrimoine mortuaire, si je puis m’exprimer ainsi…&lt;br /&gt;-Vous êtes des originaux.&lt;br /&gt;-Sans doute. Nous essayons d’aider les gens à accomplir les dernières volontés de leurs défunts, nous surveillons les pierres tombales.&lt;br /&gt;-Comment s’appelle votre association ?&lt;br /&gt;-Pour l’instant, elle n’est pas officielle. C’est une initiative privée réservée à ce cimetière uniquement.&lt;br /&gt;-Vous ne réclamez pas d’argent ?&lt;br /&gt;-Dans votre cas, non. J’ai tout de même une demande à vous faire : pourriez-vous inviter votre fils à venir admirer cette chapelle ?&lt;br /&gt;-Pourquoi mon fils ?&lt;br /&gt;-Il est le dernier descendant de votre famille si j’en crois votre père ?&lt;br /&gt;-C’est exact, et alors ?&lt;br /&gt;-Alors, il a le droit de connaître son ancêtre, ne croyez-vous pas ?&lt;br /&gt;-Mmmoui… Je peux toujours lui en parler mais cela ne l’intéressera certainement pas.&lt;br /&gt;-Essayez quand même, s’il vous plaît !&lt;br /&gt;-Je ne vous promets rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes quittés froidement mais sans animosité. Je n’avais plus qu’à espérer une prise de conscience de la part du jeune garçon, son père n’était pas sympathique mais il m’avait l’air honnête, il ne manquerait pas de transmettre l’invitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XVII&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mr Toussain nous avait surveillés de loin, il était impatient d’entendre mon compte rendu :&lt;br /&gt;-Alors ?&lt;br /&gt;-Alors rien de concluant.&lt;br /&gt;-Evidemment, notre démarche est assez incongrue.&lt;br /&gt;-Je crois ne pas avoir perdu mon temps, sans le savoir, ces deux hommes m’ont donné une idée qui me semble intéressante à creuser (si je puis dire…)&lt;br /&gt;-Vous m’intriguez !&lt;br /&gt;-Pour justifier notre rencontre j’ai dit que nous formions une association de sauvegarde du patrimoine mortuaire de nos cimetières et que nous aidions les gens à accomplir les dernières volontés de leurs défunts.&lt;br /&gt;-C’est original !&lt;br /&gt;-C’est très intéressant !&lt;br /&gt;-Mais ce n’est pas vrai.&lt;br /&gt;-Cela peut le devenir.&lt;br /&gt;-Vous voudriez fonder cette association ? Il faudra beaucoup de temps pour remplir ce genre de mission !&lt;br /&gt;-C’est pourquoi nous ne pourrons pas agir de façon non lucrative.&lt;br /&gt;-Vous voudriez en faire un métier ?&lt;br /&gt;-Exactement ! Je vais ouvrir une agence.&lt;br /&gt;-Je ne sais pas si c’est très raisonnable…&lt;br /&gt;-C’est tout à fait raisonnable au contraire, imaginez un peu : proposer l’accomplissement des dernières volontés des morts, soutenir les gens dans leurs recherches, les remplacer pour l’entretien de leurs tombes, que sais-je encore ?&lt;br /&gt;-Cela fait beaucoup de tâches à accomplir !&lt;br /&gt;-Nous pouvons même proposer un service de paysagerie tombale ! Noémie s’en chargerait très bien ! Et puis, cela créerait des emplois, pour l’entretien des sépultures nous aurons besoin de main d’œuvre.&lt;br /&gt;-Beau programme ! Et votre travail actuel dans tout ça ?&lt;br /&gt;-Je vais tout simplement le quitter pour assurer la direction de notre agence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux de mon ami ont tout à coup brillé d’excitation :&lt;br /&gt;-Il faut trouver un nom à cette entreprise !&lt;br /&gt;-Je pensais à « dernières volontés », ce serait assez explicite non ?&lt;br /&gt;-C’est une idée, m’a répondu Toussain en riant discrètement… Bon, nous allons discuter de tout cela dès ce soir. Retrouvons-nous chez Thomas comme d’habitude !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, je suis rentré chez moi, il fallait absolument que j’en parle avec Carmen. Elle s’est montrée tout de suite très emballée :&lt;br /&gt;-Tu vas pouvoir enfin vivre de ta passion, c’est merveilleux !&lt;br /&gt;-Oui mais c’est compliqué ! Nous devons rédiger un projet cohérent pour obtenir les autorisations nécessaires, et puis, cette agence sera-t-elle « viable » dans le sens financier du terme j’entends ?&lt;br /&gt;- L’idée est totalement originale et la demande suivra, c’est évident. A ma connaissance il n’existe aucun service de ce genre actuellement.&lt;br /&gt;-A ta connaissance ! Nous risquons au contraire de nous voir confrontés à une concurrence acharnée.&lt;br /&gt;-Oui mais toi, tu as un atout en or massif.&lt;br /&gt;-Lequel ?&lt;br /&gt;-Tu communiques avec les morts !&lt;br /&gt;-Je ne vais certainement pas faire mention de cette particularité !&lt;br /&gt;-Bien sûr que non mais cela te donnera un avantage inestimable pour mener à bien tes missions. Résultat assuré !&lt;br /&gt;-En parlant de résultat : je n’ai encore accompli aucune dernière volonté !&lt;br /&gt;-Tu es trop impatient, les choses vont prendre forme plus vite et mieux que tu ne le penses, il suffit d’un peu de patience.&lt;br /&gt;-J’admire ta confiance.&lt;br /&gt;-Normal puisque je t’aime.&lt;br /&gt;Ma femme a toujours le dernier mot !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8306396151539728455?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8306396151539728455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8306396151539728455&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8306396151539728455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8306396151539728455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/06/dernier-vol-xvi.html' title='Dernier vol, XVI:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8609610087882058404</id><published>2010-06-18T14:52:00.003+02:00</published><updated>2010-06-18T14:59:23.445+02:00</updated><title type='text'>Temps de juin...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtto9Z84hI/AAAAAAAABNg/G7wqETTkIa0/s1600/SL387028.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtto9Z84hI/AAAAAAAABNg/G7wqETTkIa0/s320/SL387028.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484097521699316242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBts-37sWTI/AAAAAAAABNY/6C4zgZPQSnU/s1600/SL387029.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBts-37sWTI/AAAAAAAABNY/6C4zgZPQSnU/s320/SL387029.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484096798675720498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtsvMFLKxI/AAAAAAAABNQ/sHHNjRH2hEc/s1600/SL387026.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtsvMFLKxI/AAAAAAAABNQ/sHHNjRH2hEc/s320/SL387026.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484096529206291218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Saison pré-estivale: l'église (à 15 mètres de chez nous) est encore visible, c'est une chance... Derrière les nuages, il y a une montagne, si, si, croyez-moi!&lt;br /&gt;Bonne lecture, je retourne dans mon paysage cotonneux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8609610087882058404?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8609610087882058404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8609610087882058404&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8609610087882058404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8609610087882058404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/06/temps-de-juin.html' title='Temps de juin...'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtto9Z84hI/AAAAAAAABNg/G7wqETTkIa0/s72-c/SL387028.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5339585908499983052</id><published>2010-06-18T14:35:00.002+02:00</published><updated>2010-06-18T14:40:24.015+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, XIV et XV:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtoiVqcFjI/AAAAAAAABNI/cXcpAojGa44/s1600/SL386971.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtoiVqcFjI/AAAAAAAABNI/cXcpAojGa44/s320/SL386971.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484091910393697842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XIV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chapelle de Louison est déjà bien jolie, il ne manque plus que l’autel à l’intérieur et une statue de la vierge à laquelle il tient beaucoup. Il ne voulait pas entendre parler de dépenses inutiles, il s’est pourtant vite laissé prendre par le désir de voir les travaux achevés, se répandant en conseils de tous genres sur la décoration intérieure. Il prétend que Marie-Jeanne le harcèle de demandes ! Je doute de sa sincérité, il est trop orgueilleux pour reconnaître que sa nouvelle sépulture le comble de fierté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Carmen a tenu à venir visiter la petite chapelle avec… Nos enfants ! Nous avons un fils prénommé Lucas, il a 7 ans, et une petite Lucille de 4 ans. &lt;br /&gt;Elle a choisi un dimanche matin, j’étais en train de bavarder avec Noémie qui mettait la dernière main à une nouvelle composition florale destinée à orner le tour de la chapelle. Nous les avons vus apparaître derrière les fleurs, tout souriants et joliment vêtus de couleurs vives. Lucille a couru dans mes bras, Lucas a dit bonjour à Noémie en lui présentant sa main tendue. Ma tendre compagne m’a gratifié d’un gros baiser :&lt;br /&gt;-Ne crois pas que je vais en faire une habitude ! Simplement, les enfants viennent admirer une jolie chapelle toute neuve et ils apportent un napperon pour l’autel. C’est gentil non ?&lt;br /&gt;J’ai déposé Lucille devant l’entrée. La petite fille a déposé précautionneusement un linge délicatement brodé sur la table de l’autel et Noémie a installé un bouquet de jonquilles lumineuses pour maintenir le tissu. L’ensemble était ravissant. Je me sentais fier de pouvoir montrer ma progéniture à ma si bonne amie. Celle-ci ne pouvait se retenir de toucher les cheveux de mes enfants qui se laissaient faire avec patience. Lucas s’est approché de moi et m’a demandé d’une voix claire :&lt;br /&gt;-Ils sont où tes autres amis ? Ils sont tous aussi vieux ?&lt;br /&gt;Noémie a éclaté de rire en voyant mon regard effaré :&lt;br /&gt;-Ne le grondez pas, il a raison ce grand garçon, je suis vieille et cela ne me dérange plus depuis longtemps. Tenez ! Voilà Mr Toussain accompagné d’Angeline, ils vont être ravis de faire votre connaissance.&lt;br /&gt;Les nouveaux venus se sont en effet extasiés devant mes deux descendants si polis et si délicieux ! Mr Toussain a serré avec gravité la main de mon fils qui s’est redressé de toute sa taille pour saluer ce monsieur si grand et si sérieux. Angeline a embrassé tendrement ma fille en la couvrant d’un regard débordant de tendresse puis m’a désigné du doigt en me lançant sur un ton plein de reproche :&lt;br /&gt;-Comment avez-vous pu !?&lt;br /&gt;Je suis resté interdit :&lt;br /&gt;-Pardon ?&lt;br /&gt;-Comment avez-vous pu me priver si longtemps de ces deux adorables enfants ? Vous êtes un monstre ! N’est-ce pas ma pauvre Carmen que votre époux est un monstre sans cœur ?&lt;br /&gt;-Certainement, comme tous ses congénères ! Mais la vérité m’oblige à reconnaître que tout est de ma faute. Il n’a jamais osé amener nos enfants ici pour respecter ma volonté, je vous assure. &lt;br /&gt;Angeline ne semblait pas totalement convaincue, elle m’a jeté un coup d’œil noir mais elle est vite revenue vers Lucille qui semblait apprécier d’être admirée par une aussi belle dame. Après quelques minutes, il apparaissait que nous ne pourrions plus les séparer ! Elles bavardaient comme deux amies, la petite déployant sa jupe fleurie pour la faire tourner, la dame détachant son chapeau pour le lui laisser essayer.&lt;br /&gt;Soudain, Carmen m’a fait un signe de la main pour me montrer un homme élégant qui s’approchait de notre petit groupe. Elle m’a demandé en chuchotant :&lt;br /&gt;-C’est le fameux Louis MICHEL ?&lt;br /&gt;-Non, celui-ci est plus jeune, je me demande…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme s’est discrètement approché d’Angeline et de Lucille sans nous saluer, il a ôté son chapeau. Nous ne pouvions entendre leur conversation. Lucille a embrassé le monsieur, elle a pris la main de notre amie et l’a mise dans celle de l’homme puis, elle a couru vers nous :&lt;br /&gt;-Tu sais papa, je suis sûre que le monsieur, eh ben, il est amoureux d’Angeline ! J’en suis sûre !&lt;br /&gt;J’ai attrapé ma fille dans mes bras et nous-nous sommes tous éloignés discrètement du couple enfin réuni. Noémie était très émue et j’ai bien cru voir mon ami Toussain essuyer quelque chose dans le coin de son œil… Carmen était sereine :&lt;br /&gt;-Bon, ça, c’est fait ! A-t-elle déclaré en se frottant les mains. Nous n’attendons plus que monsieur MICHEL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucille et Lucas commençaient à s’impatienter, j’ai jugé raisonnable de quitter les lieux avant que les enfants ne décident de se chamailler ou de courir entre les tombes. Angeline, au bras de son mari, nous a rejoints alors que nous atteignions le seuil du cimetière :&lt;br /&gt;-Je n’ai pas besoin de vous présenter mon époux…&lt;br /&gt;Ce dernier s’est incliné avec dignité, ses yeux étaient bienveillants :&lt;br /&gt;-Bonjour cher ami inconnu et merci.&lt;br /&gt;-Je suis bien content de vous rencontrer.&lt;br /&gt;-Pas autant que moi! &lt;br /&gt;-Mon petit Valentin, nous devons absolument vous revoir avec votre gentille famille, c’est promis n’est-ce pas ? a ajouté Angeline.&lt;br /&gt;- Ma très chère amie, est-il possible de vous refuser quoi que ce soit?&lt;br /&gt;-Vous ne devez même pas imaginer pouvoir contrarier ma douce amie, jeune homme.&lt;br /&gt;-Même pas dans tes rêves ! a cru bon de conclure mon bandit de Lucas.&lt;br /&gt;Nous-nous sommes quittés non sans avoir convenu de nous retrouver le lendemain soir « chez Thomas ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le très attendu Louis MICHEL s’est enfin manifesté ! Il m’a tout d’abord contacté à mon bureau  alors que mon chef de service était en train de me faire un sermon sur mon manque évident de motivation :&lt;br /&gt;-Vous ne nous avez pas habitués à de telles négligences, à croire que vous n’êtes plus avec nous ces temps-ci ! Si vous avez des problèmes personnels, je comprendrais que vous souhaitiez vous absenter quelques jours…&lt;br /&gt;-Nous sommes en train de boucler les rapports semestriels !&lt;br /&gt;-Vos collègues peuvent se passer de vous.&lt;br /&gt;-Et je perdrai ma prime de résultats !&lt;br /&gt;-Une prime est une récompense, je ne vois pas de raison pour vous gratifier de quoi que ce soit.&lt;br /&gt;C’est là que le téléphone a sonné :&lt;br /&gt;-Je vous demande pardon ? Bien sûr, je suis très heureux de vous entendre…. Vous ne me dérangez pas… Demain matin ? Quelle prison ? Vous pouvez compter sur moi, nous parlerons au cimetière, c’est entendu, à demain.&lt;br /&gt;Mon chef me regardait avec une expression qui voulait dire : « Vous êtes devenu fou ! » J’ai repris la conversation comme si de rien n’était :&lt;br /&gt;-J’imagine qu’une promotion n’est pas d’actualité en ce qui me concerne ?&lt;br /&gt;-Vous imaginez bien.&lt;br /&gt;-Je serai absent demain matin, je dépose de suite une demande en bonne et due forme.&lt;br /&gt;-Je ne suis pas obligé d’y donner suite.&lt;br /&gt;-C’est dommage.&lt;br /&gt;-Ce qui veut dire ?&lt;br /&gt;-Ce qui veut dire que je serai absent demain matin.&lt;br /&gt;-Vous avez tort de me traiter de la sorte, vous voudriez perdre votre poste que vous n’agiriez pas autrement !&lt;br /&gt;-Vous êtes le chef.&lt;br /&gt;-Si au moins vous me donniez les raisons de vos problèmes, je pourrais être indulgent.&lt;br /&gt;-Mais, je n’ai pas de problème !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est parti en claquant la porte, je savais qu’il profiterait de ma désobéissance pour me pousser hors de son service, peut-être même hors de la banque. Curieusement, cela m’était parfaitement égal, je me sentais même soulagé ! Restait à savoir ce qu’en dirait Carmen…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’a pas fait grise mine, cela m’étonnait car nous avions pris un emprunt très cher et très long pour acheter notre appartement très coquet et très petit, mon renvoi risquait de compromettre notre niveau de vie :&lt;br /&gt;-Ils ne te renverront pas comme cela, tu as de l’ancienneté.&lt;br /&gt;-Je me suis quand même bien mis en danger !&lt;br /&gt;-Tu dois t’occuper de Louison si tu veux retrouver ton équilibre. Quand cette histoire sera réglée, tu pourras réfléchir à ton travail qui, je le sais bien, ne t’épanouit pas beaucoup.&lt;br /&gt;-Tu n’as pas peur ?&lt;br /&gt;-Je te fais confiance et puis… Chacun d’entre nous possède son libre arbitre, son droit d’action, tu as bien le droit d’utiliser le tien.&lt;br /&gt;-J’ai besoin d’aide mais je ne sais pas vers qui me tourner.&lt;br /&gt;-En ce moment, c’est toi qui aides les autres. Sois patient !&lt;br /&gt;-Je ne sais pas comment tu peux être aussi désinvolte !&lt;br /&gt;-Tu es un amour ! Ta force est là ! Tu ne comprends pas ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne comprenais pas du tout ce que ma faculté à être aimable pourrait me rapporter en ces circonstances précises ! &lt;br /&gt;-Beaucoup de gens se font une place dans la société en s’imposant par la force, m'a expliqué Carmen, parfois brutalement, c’est ce que j’appelle la « loi du plus fort », elle est efficace, c’est certain mais les plus discrets sont souvent les mieux servis, il suffit d’être malin et de savoir se faire aimer, tu sais très bien te faire aimer. Ton chef n’est peut-être pas si mauvais que tu le crois ! Et puis, d’autres opportunités peuvent se présenter, la vie nous réserve de ces surprises ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai repensé à ces paroles pendant la nuit, le sommeil me boudait et je sentais confusément que Carmen avait raison. J’aurais volontiers poussé la porte d’une cartomancienne pour connaître la suite de mon histoire, juste pour me rassurer un peu…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5339585908499983052?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5339585908499983052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5339585908499983052&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5339585908499983052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5339585908499983052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/06/dernier-vol-xiv-et-xv.html' title='Dernier vol, XIV et XV:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBtoiVqcFjI/AAAAAAAABNI/cXcpAojGa44/s72-c/SL386971.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5542894684060797175</id><published>2010-06-13T09:40:00.003+02:00</published><updated>2010-06-13T09:59:52.016+02:00</updated><title type='text'>Le poulain!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBSOo68XtKI/AAAAAAAABM4/NhV3zJgGe44/s1600/SL386996.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBSOo68XtKI/AAAAAAAABM4/NhV3zJgGe44/s320/SL386996.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5482163480085116066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des nouvelles du poulain qui vient de passer deux bonnes semaines presque sous nos fenêtres: il grandit, il suit sa mère de près, ne la lâchant pas d'un sabot. La jument est d'une nature très calme, le poulain grandit donc en toute quiétude. Le propriétaire est venu les chercher ce matin pour les emmener dans un champs un peu plus loin, il lui a suffit de mettre une longe à la jument  pour la guider, le poulain suivait en toute liberté; aucun risque qu'il ne s'éloigne. Il tête encore sa mère et commence à brouter comme elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: comme d'habitude, j'ai beaucoup de mal à mettre mes photos sur le blog, mon ordinateur se "plante" à chaque fois, c'est pourquoi vous n'avez qu'une photo du poulain aujourd'hui. Je réessaierai plus tard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5542894684060797175?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5542894684060797175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5542894684060797175&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5542894684060797175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5542894684060797175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/06/le-poulain.html' title='Le poulain!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBSOo68XtKI/AAAAAAAABM4/NhV3zJgGe44/s72-c/SL386996.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-1682730140384432035</id><published>2010-06-11T10:02:00.003+02:00</published><updated>2010-06-11T10:10:12.263+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, XII et XIII:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBHt6tQaAwI/AAAAAAAABMw/1Fau0EpIShA/s1600/SL386681.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBHt6tQaAwI/AAAAAAAABMw/1Fau0EpIShA/s320/SL386681.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5481423814323208962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XII&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;-Alors ? Nos affaires avancent-elles ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je reconnaissais la voix de Louison, cordiale et enjouée.&lt;br /&gt;-Bonsoir, nous avons de bonnes nouvelles en ce qui concerne votre tombe justement.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fort bien, et en ce qui concerne  mon petit fils ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Chaque chose en son temps, la réfection du monument est en bonne voie…&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mais ça n’a aucune importance ! Vous devez retrouver Louis, ses jours sont comptés !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Comment pourra-t-il me croire si je ne peux pas lui montrer au moins votre sépulture ?&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;-Il faut d’abord le retrouver, les vivants avant tout !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je ne suis pas d’accord avec vous cher ami !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La parole d’un aîné doit être prise en considération !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je suis plus âgé que vous, j’ai droit, moi aussi, à un minimum de respect !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton de la conversation recommençait à monter dangereusement ; Louison se montrait plutôt impatient pour un homme soi-disant religieux mais je repensais aux efforts d’Angeline, au préfet, à tous nos amis, je ne pouvais pas couper court cette fois encore, j’ai donc fait amende honorable : &lt;br /&gt;-Je vous prie de m’excuser, je suis un peu fatigué.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-C’est moi, j’ai tendance à m’emporter un peu trop vite, c’est un trait de mon caractère qui me vaut de nombreux ennuis, même ici !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Voulez-vous prendre connaissance du projet de monument ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Volontiers !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mr Toussain tenait le dossier devant lui, j’ai tourné les pages lentement.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;4500 francs ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Thomas est aussitôt intervenu :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-4500 euros, ils ont changé de monnaie.&lt;br /&gt;-Ça fait combien en anciens francs ?&lt;br /&gt;-3 millions, à peu de choses près.&lt;br /&gt;-C’est cher !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Cela ne concerne que les murs de la chapelle. Il faudra doubler la somme avec les gravures, les décorations, l’autel, les statues…&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pure folie, vous devez renoncer, une simple pierre suffira !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Hors de question, je tiens absolument à reconstruire cette chapelle !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Vous êtes un jeune homme entêté figurez-vous !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Pas autant que vous !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vais cesser de venir, ces discussions sont sans issue !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Vous reviendrez.&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;-Sachez, jeune homme, que je dispose de ma mort librement !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-C’est pourquoi vous reviendrez : vous avez pris goût à nos rencontres et je tiens le pari que vous ne pourrez plus vous passer de moi !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Vous êtes un insolent !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Les confessions ne devaient pas manquer d’ambiance avec vous !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Adieu monsieur !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Vous fuyez !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Certainement pas !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Vous savez que j’ai raison.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Je veux bien vous écouter à condition que vous cessiez de me donner des ordres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-C’est vous qui… Oh et puis zut ! Je dispose d’une semaine de congés, je me propose de rencontrer Louis Michel pour lui faire part de mes découvertes.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;A la bonne heure ! Ma compagne ici présente me demande de vous en remercier !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Ne peut-elle pas le faire elle-même ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vous la passe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sentais Louison quelque peu vexé mais l’envie de connaître celle qui occupe son cœur a été la plus forte :&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour monsieur, merci pour tout ce que vous faites !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Vous pouvez m’appeler Valentin.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Oh ! Je ne sais pas…&lt;br /&gt;-Elle est très pudique et bien élevée !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-J’avais compris ! Dites-moi ce qui vous ferait plaisir, madame.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Je vous fais confiance pour tout, il m’importe seulement que notre dernier descendant se réconcilie avec la vie, qu’il soit heureux et qu’il échappe à la prison.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-C’est si grave que ça ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Il vend de la drogue, il est obligé… Des bandits l’ont entraîné et il ne peut plus leur échapper !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je ne sais pas si je vais pouvoir le sortir de là.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous allez essayer, c’est tout ce qui compte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je vous le promets.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Merci mille fois, soyez prudent !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je ne connais pas votre nom !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Marie-Jeanne, j’en profite pour vous dire que j’ai laissé une lettre lors de l’abandon de mon fils, le service social garde un dossier sur les enfants nés sous X, ces derniers ont le droit de le consulter s’ils le désirent, je sais qu’il l’a fait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-C’est très important en effet, vous y aviez mis vos coordonnées ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Mes noms et prénoms, un message très court : « Je ne suis pas responsable de tout cela, je t’aime et je te demande pardon »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je note les mots exacts, on ne sait jamais…Pourriez-vous me passer Thomas s’il vous plaît ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Je suis là !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Veux-tu dire un mot à ta maman ? &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Dites-lui qu’elle est formidable ! Je l’aime et je trouve son chapeau « impertinent ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-C’est tout ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Elle comprendra.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Au revoir à tous et à demain !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;XIII&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noémie m’a demandé si j’avais regardé mon dossier de la DDASS. J’ai dû avouer que la question ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Il me semble que je suis trop jeune encore… Mais je n’ai pas le temps de penser à ce genre de détail, je dois avancer et le plus vite sera le mieux. Comme promis, j’ai rencontré le fameux Louis. Je l’ai trouvé dans une plaisante maison de retraite en Seine et Marne. C’est un homme taciturne, il m’a accueilli avec curiosité mais peu d’amabilité. J’ai eu du mal à entrer dans le vif du sujet, son silence me glaçait et mon propos s’embrouillait de plus en plus. Comment annoncer de but en blanc à un inconnu que l’on sait l’histoire de son passé bien mieux que lui même et que l’on doit intervenir sur ordre de ses ancêtres, le tout sans passer pour un fou ? &lt;br /&gt;Il m’a pris pour un fou. &lt;br /&gt;Je le comprends… Quand il a levé sa canne d’un air menaçant, un éclair de lucidité m’a fait penser au message de Marie-Jeanne :&lt;br /&gt;-Vous faites de la peine à Marie-Jeanne !&lt;br /&gt;Il m’a regardé d’un œil méfiant, j’ai enchaîné :&lt;br /&gt;-Vous savez, votre grand-mère ?&lt;br /&gt;-Que voulez-vous ?&lt;br /&gt;-Je veux vous montrer la sépulture de l’homme qu’elle a aimé et qui lui a fait un enfant. Ils ont vécu une véritable histoire d’amour, voulez-vous m’écouter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai quitté une heure plus tard sans être certain de l’avoir convaincu. En tout cas, il connaît le message de Marie-Jeanne car il a tressailli quand je le lui ai récité ; il a aussi noté l’adresse de notre cimetière. Les travaux ont commencé, tout cela tient à peu près debout ; j’espère qu’il viendra. Louison est partisan d’employer la méthode forte : aller le chercher, l’obliger à affronter la vérité, l’inspiration divine ne pouvant manquer de lui ouvrir les yeux, hum… J’ai opté pour la patience.&lt;br /&gt;Louison est persuadé que je le fais exprès, juste pour le plaisir de le contrarier. Il n’a pas entièrement tort mais je suis surtout convaincu que nous devons laisser le temps au vieil homme de digérer ces informations tombées du ciel. Je veux respecter son grand âge, le bousculer ne servirait qu’à l’éloigner de nous.&lt;br /&gt;En attendant, je bavarde chaque soir avec Thomas, sa maman est de plus en plus jolie ! Thomas trouve qu’elle devrait se teindre les cheveux mais elle préfère rester naturelle :&lt;br /&gt;-Je veux bien embellir la réalité, pas la changer. Et puis les cheveux blancs sont du dernier chic, vous ne trouvez pas ?&lt;br /&gt;Moi, je trouve tout ce qu’elle dit et fait très bien. J’ai contacté son mari par courrier, Carmen a pensé que mes explications seraient suspectes s’il entendait ma voix au téléphone. Selon elle, il pourrait croire que je suis un amant d’Angeline. Je ne comprends pas pourquoi elle est si prudente mais de toute façon, je préfère écrire que téléphoner. Il faut laisser au monsieur le temps de pleurer, de froisser puis de relire mon message. Je me suis fait le plus concis possible :&lt;br /&gt;« Monsieur, en tant qu’ami sincère de Madame Angeline BOLLET, je vous demande de bien vouloir lui rendre visite le plus rapidement possible. Cordialement vôtre… » J’espère que ces mots ne vont pas l’inquiéter ni lui provoquer un nouvel infarctus !&lt;br /&gt;Thomas trouve que le message est suffisant pour piquer la curiosité de son père sans trop suggérer un drame imminent. Nous attendons la réponse.&lt;br /&gt;J’ai aussi repris contact avec la famille du mort à l’entrecôte, le fils tient beaucoup à satisfaire la dernière volonté de son père et nous tentons de convaincre Mr Toussain. La tâche est ardue mais je ne désespère pas d’obtenir gain de cause car l’édification de la chapelle comble mon ami gardien de joie, il est donc dans de bonnes dispositions pour accepter de m’écouter, du moins je le crois. Carmen pense que nous devrions organiser un vrai repas autour de l’entrecôte et, surtout, choisir soigneusement les invités et le vin. Je l’aime !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voici donc avec trois histoires sur le « feu », si je puis me permettre ce très mauvais jeu de mot. Mon travail en subit un peu les conséquences en ce moment, j’ai tendance à être dans la lune et mon chef de service me regarde de travers ! L’aboutissement de tous ces chantiers devient donc de plus en plus urgent. Heureusement que Carmen me soutient !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-1682730140384432035?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/1682730140384432035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=1682730140384432035&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1682730140384432035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1682730140384432035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/06/dernier-vol-xii-et-xiii.html' title='Dernier vol, XII et XIII:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/TBHt6tQaAwI/AAAAAAAABMw/1Fau0EpIShA/s72-c/SL386681.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8496441015381617700</id><published>2010-05-27T18:44:00.002+02:00</published><updated>2010-05-27T18:55:32.553+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, XI:</title><content type='html'>Impossible d'envoyer une image ce soir, les ondes mystérieuses d'internet me boudent... Vous m'en voyez désolée!&lt;br /&gt;Bonne lecture quand-même!&lt;br /&gt;Pascale B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XI:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en étions arrivés à l’évaluation du budget quand une très belle femme, plus toute jeune, certes, mais pleine de grâce, a toqué au carreau du bureau d’accueil. Elle était coiffée d’un ravissant chapeau cloche, portait une veste en cuir du dernier chic et sa robe vaporeuse découvrait tout juste ses genoux gainés d’une soie légèrement brillante. Je n’ai pu me retenir d’observer cette élégante personne tandis que M. Toussain ébauchait un geste d’agacement aussitôt effacé par une expression d’intense surprise :&lt;br /&gt;-Madame, vous désirez ? ai-je demandé en continuant à la dévorer des yeux.&lt;br /&gt;-Mon petit Valentin, j’ai bien réfléchi, nous devons agir rapidement ! a-t-elle répondu d’un ton décidé.&lt;br /&gt;J’ai regardé mon ami avec incrédulité : la dame m’appelait par mon prénom ! &lt;br /&gt;Devant notre mine effarée, elle a souri (Oh ! Le tendre sourire…) en agitant un mouchoir d’une blancheur immaculée :&lt;br /&gt;-Coucou ! C’est moi, Angeline ! Réveillez-vous s’il vous plaît, nous avons du travail je crois. Je suis venue pour vous aider !&lt;br /&gt;Devant notre état de profonde hébétude, elle a ajouté en hésitant :&lt;br /&gt;-Si vous le voulez bien, cela me ferait plaisir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pu me retenir de prendre sa main pour l’attirer à l’intérieur du bureau et je l’ai embrassée délicatement. Mr Toussain en a fait autant, lui et moi étions toujours incapables de prononcer un seul mot :&lt;br /&gt;-Eh-bien, que proposez-vous ? a repris Angeline.&lt;br /&gt;Son ton enjoué et son sourire bienveillant nous ont enfin tirés de notre torpeur ridicule, Mr Toussain a alors entrepris de lui expliquer l’état de nos recherches :&lt;br /&gt;-Je suis entièrement d’accord avec vous, le commerce n’a rien à faire dans cette histoire ! a approuvé notre amie, je peux, en revanche, rouvrir mon carnet d’adresses et solliciter des appuis hauts placés. Un préfet encore en exercice ferait-il l’affaire ? J’ai peut-être aussi un ministre dans un coin mais je ne garantis pas son efficacité s’il a quitté son poste. Depuis le temps, c’est bien possible malheureusement.&lt;br /&gt;-Euh, un préfet pourrait suffire…&lt;br /&gt;-C’est entendu, je le contacte immédiatement, que dois-je lui demander ?&lt;br /&gt;-Il faut interrompre la procédure de récupération de la concession par la mairie et trouver des fonds pour restaurer…&lt;br /&gt;-C’est compris, passez-moi le téléphone je vous prie !&lt;br /&gt;Angeline s’est assise sur le coin du bureau encombré par nos notes et les annuaires téléphoniques que nous avions éparpillés pour trouver les adresses des entrepreneurs de pompes funèbres susceptibles de nous proposer des devis. Elle a sorti un très bel agenda de son sac et a suivi du bout de ses doigts artistiquement manucurés une longue liste de noms :&lt;br /&gt;-Le voilà ! Pouvez-vous composer le numéro pour moi, s’il vous plaît, je n’ai pas pris mes lunettes.&lt;br /&gt;J’ai obéi et me suis assis pour écouter la suite, je ne croyais toujours pas à ce que je voyais : notre délicieuse amie avait croisé ses jambes avec grâce et s’amusait à faire tourner son pied libre autour d’un point imaginaire.&lt;br /&gt;-Je suis bien au cabinet de monsieur le préfet ? Bonjour madame, pourriez-vous prévenir Monsieur le préfet que je désire lui parler de toute urgence ?  De la part d’Angeline Bollet, B-O-L-L-E-T, c’est cela, Angeline !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle nous a fait un petit signe d’apaisement en attendant la réponse :&lt;br /&gt;-Il est en réunion ? Insistez quand -même, je vous en prie, c’est très important !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demandais si un être humain était capable de refuser quelque chose à une voix aussi câline. Même une femme ne pouvait résister, c’était évident ! La conversation a en effet repris quelques secondes plus tard :&lt;br /&gt;-Oui, mon cher, vous êtes un amour ! Je sais… Vos messages m’ont fait beaucoup de bien, je vous assure… Je vais mieux… je me proposais de me faire offrir une tasse de thé un de ces après-midi… A votre bureau, tout de suite ? J’arrive, je saute dans un taxi et… C’est trop gentil, je ne sais… Je suis au cimetière, je vais vous expliquer tout cela, merci, merci de tout mon cœur !&lt;br /&gt;Angeline a sauté sur ses pieds, lissé sa jupe, s’est repoudré le nez et nous a quittés en souriant :&lt;br /&gt;-Il m’envoie son chauffeur. Alors, nous avons dit : stopper la reprise de concession, remettre en état le monument, c’est un devoir républicain, pour l’histoire de notre ville, pour honorer un héros, etc, etc… Oh et puis non, je ne vais pas parler du devoir républicain, notre Louison était un prêtre missionnaire, le préfet ne peut pas accéder à ce genre d’argument ! Nous verrons bien, de toute façon, il ne peut rien me refuser. Valentin, je vous retrouve ce soir chez Thomas, c’est entendu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai posé mes coudes sur mes genoux, mis ma tête dans mes mains et me suis frotté énergiquement les cheveux :&lt;br /&gt;-Nous venons d’assister à une métamorphose ! ai-je murmuré.&lt;br /&gt;-A une résurrection, plutôt !&lt;br /&gt;-J’ai l’impression qu’une tornade est passée dans cette pièce !&lt;br /&gt;-Le mot n’est pas trop fort, si vous n’étiez pas avec moi, je pourrais penser avoir rêvé !&lt;br /&gt;-Il reste son parfum !&lt;br /&gt;-Allons, reprenons-nous mon jeune ami, Angeline va nous offrir la solution sur un plateau préfectoral, nous pouvons accélérer le dossier de financement en préparant un premier devis, allons voir le marbrier d’à côté.&lt;br /&gt;Nous avons choisi deux modèles qui pouvaient se rapprocher de la chapelle initiale, malheureusement, entre l’édifice, la gravure des lettres, leur dorure… La note se révélait très lourde ! Je commençais à envisager l’organisation d’une souscription sur la commune ou, pourquoi pas, le département ; notre amie n’hésitait pas à déranger un préfet, elle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous-nous sommes retrouvés le soir même, comme convenu, sur la tombe du jeune Thomas. Angeline était resplendissante : ses cheveux blancs s’échappaient avec grâce de son joli chapeau, le vent les faisait danser légèrement autour de son visage rajeuni par son maquillage artistique ; elle souriait.&lt;br /&gt;-Il attend votre devis, les travaux pourront commencer quand vous le voudrez, nous a-t-elle annoncé sans feindre sa satisfaction.&lt;br /&gt;-Et la concession ?&lt;br /&gt;-C’est arrangé, le maire a déjà donné son accord.&lt;br /&gt;-Vous êtes une magicienne !&lt;br /&gt;-Je suis surtout une amie très proche de la femme du préfet, nous étions à l’école ensemble. Et puis, mon carnet d’adresses a rendu quelques services à son charmant époux lorsque celui-ci  briguait le poste qu’il occupe actuellement. Quand commencerez-vous ?&lt;br /&gt;-Mr Toussain va vous donner le devis, il n’y aura plus qu’à le signer. Tout de même, la somme est conséquente !&lt;br /&gt;-Aucune importance, oublions cela ! Thomas est-il là ?&lt;br /&gt;-Je ne sais pas, je n’ai rien entendu pour l’instant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes restés silencieusement assis sur la pierre tombale en attendant la visite espérée ; notre patience n’a heureusement pas été mise à rude épreuve.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Maman est très belle aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J’ai serré le bras d’Angeline.&lt;br /&gt;-Bonsoir Thomas !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonsoir Valentin ! Dites-lui que je la trouve très jolie, s’il vous plaît !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Votre fils vous trouve très en beauté ce soir.&lt;br /&gt;-Il est content ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bien sûr, je retrouve ma vraie maman, ça faisait longtemps !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Mon cher Thomas, voudriez-vous m’accompagner un peu plus loin, votre mère va nous attendre quelques instants ici, ai-je demandé.&lt;br /&gt; -&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vous suis !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Angeline m’a jeté un regard interrogateur mais elle n’a pas protesté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Savez-vous où se trouve votre père ? ai-je repris en baissant la voix.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il est retourné vivre dans notre maison à la montagne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Seul ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bien sûr !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Bon ! Je me demande s’il serait intéressant de le contacter pour lui donner des nouvelles d’Angeline ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce serait très gentil de votre part.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Pouvez-vous m’indiquer son adresse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai noté les renseignements et nous sommes retournés près de la tombe. Noémie venait d’arriver, elle parlait avec Mr Toussain :&lt;br /&gt;-La note est salée ! Vous êtes sûre que le préfet va accepter de financer tout cela ?&lt;br /&gt;-Il ne mettra pas la main à la poche, rassurez-vous ! S’est exclamée Angeline. Ses relations sont nombreuses : des banquiers aux entrepreneurs en passant par la caisse des monuments historiques, aucun problème, je vous le certifie. J’ai juste à veiller à ce qu’il ne nous néglige pas et, pour cela, je saurai le harceler gentiment. Valentin, s’il vous plaît, dites-moi plutôt comment va mon fils !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8496441015381617700?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8496441015381617700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8496441015381617700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8496441015381617700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8496441015381617700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/05/dernier-vol-xi.html' title='Dernier vol, XI:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-1831987035459361748</id><published>2010-05-22T11:17:00.004+02:00</published><updated>2010-05-22T11:21:24.147+02:00</updated><title type='text'>Le poulain a deux mois!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eh8PGbCBI/AAAAAAAABMo/8RJGmCgZPQE/s1600/SL386871.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eh8PGbCBI/AAAAAAAABMo/8RJGmCgZPQE/s320/SL386871.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474021928309819410" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_ehtF5443I/AAAAAAAABMg/5JaX-bZS6R4/s1600/SL386879.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_ehtF5443I/AAAAAAAABMg/5JaX-bZS6R4/s320/SL386879.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474021668143293298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eharGEYFI/AAAAAAAABMY/nopEMjyb8xw/s1600/SL386878.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eharGEYFI/AAAAAAAABMY/nopEMjyb8xw/s320/SL386878.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474021351708975186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est revenu tout près de chez nous avec sa maman qu'il tête encore.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-1831987035459361748?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/1831987035459361748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=1831987035459361748&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1831987035459361748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1831987035459361748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/05/le-poulain-deux-mois.html' title='Le poulain a deux mois!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eh8PGbCBI/AAAAAAAABMo/8RJGmCgZPQE/s72-c/SL386871.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-3537187951175605428</id><published>2010-05-22T10:09:00.002+02:00</published><updated>2010-05-22T10:19:12.718+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, X:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eTU-1xRLI/AAAAAAAABMQ/WCKpqvfmDY4/s1600/SL386808.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eTU-1xRLI/AAAAAAAABMQ/WCKpqvfmDY4/s320/SL386808.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474005860767319218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;X&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai tout raconté à Carmen qui a été patiente car elle m’a écouté sans m’interrompre malgré mes propos décousus. J’avais l’impression de déballer le contenu d’une grosse malle pleine d’objets hétéroclites. Il était urgent de mettre de l’ordre dans tout ce fatras, Carmen a pris les choses en main :&lt;br /&gt;-Tu devrais me parler plus souvent. Il y a un sacré fouillis dans cette jolie tête là, je trouve !&lt;br /&gt;-Tu te moques de moi !&lt;br /&gt;-Pas du tout ! J’ai un mari nuageux qui virevolte dans ses pensées et qui a besoin d’être ramené sur terre, c’est très attendrissant ; je t’aime ainsi mais, ce soir, tu dois redescendre parmi nous et regarder un peu les choses en face.&lt;br /&gt;-Tu crois que je dois arrêter mes visites au cimetière ?&lt;br /&gt;-Tu dois faire ce que l’on te demande au contraire !&lt;br /&gt;-Je pensais que tu trouverais toute cette histoire ridicule…&lt;br /&gt;-Tu me prends pour une idiote ? Je sais parfaitement ce qu’il se passe là-bas chaque soir. J’ai même rendu visite à Mr Toussain deux fois et puis j’ai rencontré Noémie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En entendant cette révélation, j’ai cru que le ciel me tombait sur la tête ! Je ne savais pas si je devais me sentir vexé, soulagé… Mon jardin secret était découvert !&lt;br /&gt;-Tu m’as suivi ?&lt;br /&gt;-Tu es trop rêveur pour m’obliger à cela ! Disons que je t’ai surveillé.&lt;br /&gt;-Tu n’avais pas confiance en moi !&lt;br /&gt;-Oh, si j’ai confiance, la question n’est pas là. Je suis tout bêtement curieuse et je veux connaître tes fréquentations. J’ai bien compris qu’il se passait des choses, j’ai simplement voulu  savoir lesquelles. Donc, si je comprends bien, tu dois retrouver le fameux Louis MICHEL pour lui révéler l’histoire d’amour de ses ancêtres et pour sauver son je ne sais plus combien de fois arrière-petit-fils.&lt;br /&gt;-En très résumé, oui. &lt;br /&gt;-Il faut commencer par le commencement : tu dois remettre cette tombe en état et lui rendre son mort d’origine pour que cette aventure prenne une consistance digne de foi.&lt;br /&gt;-Ça ne te dérange pas de savoir que mes patrons sont des morts ?&lt;br /&gt;-Ce sont plutôt des… clients !&lt;br /&gt;-Qu’est-ce que je dois faire ?&lt;br /&gt;-Tu retourneras au cimetière demain soir, comme d’habitude et tu accepteras cette mission.&lt;br /&gt;-Cela ne te dérange pas ?&lt;br /&gt;-Tu dois sauver cet enfant, en tout cas, tu dois essayer ! Mon opinion n’a aucune importance. Et puis, il y a Angeline avec son petit Thomas, tu devrais faire un peu plus attention à ce garçon, il pourrait mal tourner.&lt;br /&gt;-Je te rappelle qu’il est un peu mort lui aussi !&lt;br /&gt;-Taratata ! Il a 15 ans, c’est un adolescent et il a besoin de ses parents.&lt;br /&gt;-Mais, ils sont vivants !&lt;br /&gt;-Et alors ? Angeline doit retrouver son mari qui n’est pas mort et qu’elle aime toujours.&lt;br /&gt;-Après ce qu’il lui a fait !&lt;br /&gt;-Il a subi une punition suffisamment longue et puis, sa femme mérite d’être aidée elle aussi. Leur souffrance a assez duré.&lt;br /&gt;-D’accord mais ça ne ramènera pas leur fils.&lt;br /&gt;-Ça les apaisera.&lt;br /&gt;-Si tu le dis.&lt;br /&gt;-Ne fais pas ta mauvaise tête, si ils sont à nouveau réunis et qu’ils retrouvent un peu de sérénité, leur fils pourra reposer en paix, c’est simple.&lt;br /&gt;-Je t’admire !&lt;br /&gt;-C’est normal !&lt;br /&gt;-Sans rire, tu m’épates !&lt;br /&gt;-Je simplifie ta vie, c’est une question d’organisation et comme tu n’en n’as aucune (en dehors de ton travail heureusement) je remplis mon rôle d’épouse : je te complète. Cela dit, tu m’étonnes aussi.&lt;br /&gt;-Pourquoi ?&lt;br /&gt;-Parce que tu es comptable ! Un homme de chiffres qui vit dans les nuages, c’est un peu paradoxal, tu ne trouves pas ?&lt;br /&gt;-Les nuages, je les compte, comme les moutons ! Et puis, derrière les nuages, il y a les étoiles, des milliers…&lt;br /&gt;-J’aimerais les contempler avec toi.&lt;br /&gt;-Il existe un moyen très agréable pour y parvenir. Madame, si vous voulez bien me suivre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’a pas résisté et nous avons bien voyagé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une question trottait dans ma tête : comment pouvait-elle savoir qu’Angeline aimait toujours son mari ? Ses explications ne m’ont pas convaincu mais son assurance m’a ébranlé :&lt;br /&gt;-Elle a trop voulu se venger quand il l’a trompée, c’est évident ! Elle s’est enfermée dans son chagrin en même temps que dans la solitude ; à présent, elle attend qu’il vienne la chercher.&lt;br /&gt;Devant mon air perplexe, Carmen a haussé les épaules :&lt;br /&gt;-Les hommes manquent totalement d’esprit logique ! a-t-elle conclut en m’embrassant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carmen a joint le geste à la parole en rédigeant un plan d’action pour m’éviter des pertes de temps : mon premier travail consiste à rénover la tombe de Louison. Parallèlement, je dois continuer mes entretiens avec ce dernier pour obtenir un maximum d’informations sur le fameux Louis MICHEL que je dois rencontrer de toute urgence. Il me faudra ensuite contacter son fils Jean-Pierre, âgé d’une cinquantaine d’années, afin de retrouver le fameux Vincent, lequel semble mettre tout en œuvre pour foncer droit dans un mur de prison.  Mission simple et facile, un enfant de deux ans s’en sortirait aisément!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allé au cimetière avec résignation et j’ai demandé à Mr Toussain de m’indiquer la marche à suivre pour la tombe :&lt;br /&gt;-Le problème, c’est que vous n’avez aucun lien de parenté avec le mort et, par conséquent, aucun droit sur cette concession, m’a-t-il répondu.&lt;br /&gt;-Je peux m’appuyer sur sa valeur historique !&lt;br /&gt;-L’histoire ne pèse pas lourd face à des considérations financières. Dans le cas fort peu probable où la mairie accepterait votre intervention, vous devrez payer la réfection du monument.&lt;br /&gt;-Je peux chercher un sponsor.&lt;br /&gt;-Ah oui, lequel par exemple?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton de sa réponse n’était pas dénué d’ironie… Personnellement, je n’aurais vu aucun inconvénient à solliciter l’union des commerçants de la ville, la quinzaine commerciale approchait, le moment était bien choisi.&lt;br /&gt;-Vous pensez vraiment ce que vous dites ? Vous voulez voir un monument funéraire couvert de logos représentant des pneus de voiture, des vélos, des hamburgers, que sais-je encore ? Pourquoi pas un défilé de majorettes le jour de l’inauguration pendant que vous y êtes !&lt;br /&gt;-Tous les moyens sont bons quand il y a urgence !&lt;br /&gt;-Mon cher ami, ma réponse est « non » ! Je refuse définitivement de transformer mon cimetière en panneau publicitaire ! En revanche, un soutien politique et administratif pourrait peut-être débloquer cette situation. Je vous propose de passer dans mon bureau afin d’établir ensemble un protocole d’action. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-3537187951175605428?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/3537187951175605428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=3537187951175605428&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3537187951175605428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3537187951175605428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/05/dernier-vol-x.html' title='Dernier vol, X:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S_eTU-1xRLI/AAAAAAAABMQ/WCKpqvfmDY4/s72-c/SL386808.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8161346292535967809</id><published>2010-05-13T10:59:00.002+02:00</published><updated>2010-05-13T11:09:31.384+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, VIII et IX:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-u_86il5YI/AAAAAAAABMI/xOrPacbd-YY/s1600/SL386327.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-u_86il5YI/AAAAAAAABMI/xOrPacbd-YY/s320/SL386327.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470677225599001986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le pic Saint Pierre (tout près du paradis)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VIII&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louison effectuait son noviciat en Afrique, il est mort au cours d’une embuscade fomentée par ses  guides de mèche avec des braconniers qui l’ont attrapé dans des filets destinés aux animaux sauvages du coin. Il s’est brisé la nuque en tombant au fond du piège, il n’a pas souffert et s’est retrouvé dans un lieu dont il ne préfère pas parler. Il était très en colère car il était encore jeune et plein d’espoir. Il avait surtout gardé au fond de lui le souvenir cuisant d’une jeune fille qui lui avait ouvert les portes de l’amour en même temps que ses bras. Leur avenir était impossible car elle appartenait à une famille bourgeoise très aisée et il n’était pas question qu’elle compromette un mariage d’intérêts en s’amourachant d’un manant. Ce dernier voulait vivre une vie d’aventures, il avait soif de découvrir le monde, la religion lui en offrait l’opportunité. Il rêvait quand même, tout au fond de lui, de retrouver un jour l’amour de sa vie… Il se trouve que ses rencontres secrètes avec la jeune fille avaient donné naissance à un petit garçon dont Louison ignorait l’existence. La jeune maman se vit contrainte d’abandonner son bébé pour satisfaire aux ordres de sa famille, elle épousa un homme de la haute société et accepta de remplir consciencieusement son rôle à la condition d’ériger un beau monument à la mémoire de ce jeune missionnaire qui resterait pour toujours dans son cœur.&lt;br /&gt;-Notre histoire est relativement banale pour notre époque, elle n’en est pas moins douloureuse. Ma petite chérie n’a jamais revu notre fils, elle n’a pas eu d’autre enfant. Elle a attendu la mort pendant 60 ans et nous-nous sommes enfin retrouvés. Elle est près de moi en ce moment. &lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est une très jolie jeune fille si vous voulez mon avis&lt;/span&gt; ! A cru bon de préciser Thomas.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Notre fil, qui est à présent près de nous, a donné le jour à deux enfants qui ont enfanté à leur tour et nous pouvons aujourd’hui nous enorgueillir d’une quatrième génération et même d’une cinquième dont nous avons tout lieu d’être fiers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je répète ma question, qu’attendez-vous de moi ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il est trop tard pour ce soir, revenez demain. Hâtez-vous de rentrer chez vous&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dites à maman d’arrêter de pleurer et de vieillir, son chagrin m’empêche de continuer mon chemin ! Je voudrais bien être un peu tranquille maintenant !&lt;/span&gt; ajouta Thomas avant de clore notre conversation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angeline, Mr Toussain et moi même sommes restés très perplexes après cet entretien. Je ne comprenais pas comment une telle expérience était possible, je tremblais que mes amis ne doutent de mon état mental… &lt;br /&gt;-Nous devons en parler à Noémie, a déclaré Mr Toussain.&lt;br /&gt;J’ai ressenti une grande amitié pour lui en entendant ces mots. Il ne me mettait pas en doute, il me croyait !&lt;br /&gt;-Merci de tout cœur mon ami !&lt;br /&gt;-Ne me remerciez pas et courez retrouver votre nuisette ! Comment s’appelle votre épouse ?&lt;br /&gt;-Carmen ! Ai-je crié en me précipitant vers la sortie.&lt;br /&gt;-Vous êtes un homme heureux ! A demain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louison ne m’avait pas menti, Carmen m’attendait avec impatience et sa petite chemise de nuit laissait apercevoir un univers que je me suis appliqué à explorer une bonne partie de la nuit. Je ne pouvais cependant pas m’empêcher de penser que des yeux indiscrets nous observaient peut-être. Ma chérie ne comprend pas pourquoi je veux désormais calfeutrer soigneusement portes et fenêtres quand nous sommes au lit ; j’ai du mal à justifier ma pudeur alors j’ai prétexté l’installation d’une caméra de sécurité  sur le carrefour d’à côté :&lt;br /&gt;-Ils l’ont installée sur le même trottoir que nous, ils ne peuvent absolument pas nous filmer ! Et puis, ils ne sont pas là pour ça !&lt;br /&gt;-On ne sait jamais, je ne veux pas risquer de t’exposer à n’importe qui !&lt;br /&gt;-N’importe qui… Ce sont des policiers !&lt;br /&gt;-Et alors ? Ils n’en sont pas moins hommes !&lt;br /&gt;-Tu es jaloux ?&lt;br /&gt;-Parfaitement !&lt;br /&gt;-Tu sais que tu me plais de plus en plus?&lt;br /&gt;Je l’ai regardée sans me méfier, il faisait presque jour, elle a méticuleusement refermé les rideaux de notre chambre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;IX&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais impatient de retrouver mes amis, nous avions besoin de partager nos émotions, nos questions, nos espoirs… Mr Toussain surveillait l’entrée du cimetière en bavardant avec Noémie. Ils m’ont fait signe de les rejoindre dans la loge du gardien et nous avons tenu une première réunion de crise :&lt;br /&gt;-M. Toussain vient de m’apprendre votre aventure, mon petit Valentin. Tout d’abord, comment vous sentez-vous ?&lt;br /&gt;-Je vais très bien, merci, je me demande seulement si je n’ai pas rêvé.&lt;br /&gt;-Je crois, au contraire, que ce genre d’événement devait arriver et je suis assez contente d’être encore là pour en profiter.&lt;br /&gt;-Ce n’est pas un jeu figurez-vous madame ! S’est exclamé M. Toussain.&lt;br /&gt;-Je ne joue pas, rassurez-vous. Je suis même inquiète pour Valentin. Il ne faudrait pas que sa vie soit bouleversée ou que sa santé soit mise en danger !&lt;br /&gt;-Je vous dis que je me sens parfaitement bien ! Demandez à ma femme si vous ne me croyez pas !&lt;br /&gt;-Comment va-t-elle au fait ? Et vos deux charmants enfants ?&lt;br /&gt;-Stop ! Valentin va recevoir nos visiteurs à nouveau, que doit-il leur dire ?&lt;br /&gt;Noémie s’était assise pour siroter le thé fumant que notre gardien nous avait préparé. Elle réfléchissait en tournant sa cuillère dans sa tasse, je n’osais l’interrompre.&lt;br /&gt;-Tout d’abord, vous devez écouter ce qu’ils ont à vous apprendre. On ne peut rien envisager avant de connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire. Ils ont besoin de vous, de nous aussi sans doute. Pour ma part, vous pouvez compter sur mon soutien indéfectible.&lt;br /&gt;-Moi de même, cela va sans dire ! a ajouté Mr Toussain.&lt;br /&gt;J’étais content de les savoir à mes côtés mais le cas d’Angeline me tourmentait :&lt;br /&gt;-J’ai peur des conséquences pour Angeline. Elle est si fragile, son esprit va l’emporter vers je ne sais quel espoir, elle risque de ne jamais s’en remettre !&lt;br /&gt;-Je ne vois pas les choses comme vous, a déclaré Noémie, elle est plus solide qu’il n’y paraît. Elle aurait dû mourir depuis longtemps quand on considère les épreuves qui ont été les siennes. Laissez-la vous assister, son passé est riche de rencontres qui sont autant de relations possibles. Je dirais même que cette aventure est une chance formidable pour cette jeune femme.&lt;br /&gt;-Jeune, jeune…&lt;br /&gt;-Vous n’y connaissez rien mon petit ! A cinquante ans, toute la vie lui appartient encore ! Elle n’en a parcouru que la moitié après tout !&lt;br /&gt;Je restais perplexe et me gardais d’exprimer mes doutes sur la longévité de notre protégée…&lt;br /&gt;Nous avons rejoint Angeline à l’heure habituelle et nos morts n’ont pas tardé à me solliciter par la voix de Louison :&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous êtes nombreux comme ça à vouloir nous rencontrer &lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;-Attention, nous ne sommes pas nombreux, Noémie est digne de confiance et c’est vous qui voulez nous contacter, pas l’inverse s’il vous plaît !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous feriez un bon délégué du personnel&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;-Je prends cela comme un compliment.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Reprenons notre histoire là où nous en étions, si vous le voulez bien&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;-Avec grand plaisir.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hum ! Comme je le disais, trois générations nous suivent, ma compagne et moi. Notre fils est mort mais notre petit-fils est toujours parmi vous. Il va avoir 80 ans, il s’appelle Louis MICHEL&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;-C’est le nom donné par la DDASS à la naissance de votre fils.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Exact. Evidemment, Louis ne connaît pas notre histoire. C’est très ennuyeux car il nourrit une sorte de rancune tenace vis à vis de la vie en général et de ses ancêtres en particulier. Notre fils Eugène lui a parlé de nous en mal, persuadé d’avoir été abandonné par une mère dénaturée. Louis est en train de végéter dans un hospice de vieillards au lieu de porter secours à notre arrière-arrière petit fils Vincent qui va bientôt se retrouver en prison si nous ne faisons pas quelque chose pour lui &lt;/span&gt;! &lt;br /&gt;-Nous y voilà ! &lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous devez révéler à Louis l’histoire de sa véritable famille pour qu’il reprenne confiance et pour qu’il ouvre un peu les yeux sur sa responsabilité vis à vis de ses propres descendants. Il faut faire vite car son âge le rend fragile et je ne voudrais pas qu’il meure dans le désespoir ! Il doit accomplir une bonne action et redonner un sens à la vie de notre petit Vincent&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;-Comment ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;En lui donnant de vraies racines, en réveillant sa conscience d’appartenir à une lignée digne de respect &lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;-En lui révélant que son arrière-arrière-grand-père était le fruit d’un grand amour ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Si vous voulez…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je ne veux rien, je dis ce que vous m’avez dit !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;C’est exact mais un peu court, vous ne trouvez pas&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;-C’est suffisant pour un jeune homme. Il a besoin de croire en son avenir et cet avenir ne peut exister en dehors de l’amour.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vous trouve bien sentimental pour un homme moderne&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;-Pas plus que vous ! Demandez à votre femme ce qu’elle en pense ; c’est bien l’amour qui a guidé sa vie, non ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elle a vécu aux côtés d’un homme qu’elle n’aimait pas sans lui donner d ‘enfant&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;-Elle a vécu en pensant à celui qu’elle aimait et à qui elle avait donné un enfant. Vous avez la mémoire courte !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Jeune homme, vous m’ennuyez ! Je ne suis pas venu pour me faire sermonner figurez-vous &lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;-Au risque de me répéter, je ne vous ai pas appelé !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans craindre de me répéter moi-même, je vous demande de vous hâter&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commençais à m’agiter et mes amis m’observaient d’un air inquiet :&lt;br /&gt;-Vous avez un problème ? s’est inquiété Mr Toussain.&lt;br /&gt;-Voulez-vous arrêter l’entretien ? a demandé Noémie.&lt;br /&gt;-Expliquez-nous votre souci, a tempéré Angeline.&lt;br /&gt;-Je trouve cet homme très injuste et très exigeant ! Il veut, il veut… Il est gentil mais tout cela est très compliqué. Il s’imagine que c’est facile de nos jours sous prétexte que nous vivons dans un monde moderne ! Je dois retrouver son arrière-arrière-arrière petit-fils et j’en oublie, lui faire découvrir son passé, le remettre dans le droit chemin, que sais-je encore ! Il ne se rend pas compte, j’ai une vie ici-bas, moi ! J’ai des enfants dont je m’occupe sans attendre d’être mort pour m’en soucier.&lt;br /&gt;-Il est impatient, c’est normal à son âge, a déclaré Angeline.&lt;br /&gt;Les autres ont approuvé de la tête ; j’ai levé les bras au ciel :&lt;br /&gt;-Son âge, il n’a plus d’âge ! J’en ai assez de cette histoire à la fin, qu’il se débrouille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noémie a posé sa main sur mon épaule:&lt;br /&gt;-Nous reviendrons demain, nos amis ne sont pas à un jour près. Reposez-vous, réfléchissez et n’oubliez pas que cet homme est plus jeune que vous, il est mort avant d’avoir vécu, son impatience est compréhensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti sans dire au revoir, conscient de laisser mes amis désemparés face à ma mauvaise humeur. J’étais en colère, j’avais honte, je me sentais coupable vis à vis d’Angeline qui espérait tellement de mes conversations avec la mort… J’avais envie de toucher mes enfants, ma femme,  besoin de vivre avec des êtres vivants qui m’aimaient. Je me sentais moi aussi très exigeant tout-à coup !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8161346292535967809?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8161346292535967809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8161346292535967809&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8161346292535967809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8161346292535967809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/05/dernier-vol-viii-et-ix.html' title='Dernier vol, VIII et IX:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-u_86il5YI/AAAAAAAABMI/xOrPacbd-YY/s72-c/SL386327.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-6864299187978701977</id><published>2010-05-11T10:25:00.005+02:00</published><updated>2010-05-11T10:35:35.234+02:00</updated><title type='text'>Nouvelle du poulain!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kWw88rOnI/AAAAAAAABMA/jEKh4a86TY4/s1600/SL386640.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kWw88rOnI/AAAAAAAABMA/jEKh4a86TY4/s320/SL386640.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469928252668328562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kWhAWpd7I/AAAAAAAABL4/gfLF6iN_9WY/s1600/SL386628.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kWhAWpd7I/AAAAAAAABL4/gfLF6iN_9WY/s320/SL386628.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469927978704664498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kWLj6XHRI/AAAAAAAABLw/wpViyJSvjdQ/s1600/SL386758.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kWLj6XHRI/AAAAAAAABLw/wpViyJSvjdQ/s320/SL386758.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469927610292575506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kV74J-rgI/AAAAAAAABLo/RzyfiKaCFiw/s1600/SL386756.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kV74J-rgI/AAAAAAAABLo/RzyfiKaCFiw/s320/SL386756.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469927340848885250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En réponse au commentaire de Gérard:&lt;br /&gt;La nouvelle c'est qu'il n'y a plus de nouvelle... Le poulain et sa maman ont changé de pré et, malgré nos pérégrinations alentours, nous ne les avons pas retrouvés.&lt;br /&gt;Voici quand même les dernières photos prises avant le départ.&lt;br /&gt;Depuis, les copines de la petite famille se sont retrouvées sous nos fenêtres (pour notre plus grand bonheur) elles coulent des jours heureux mais semblent un peu s'ennuyer de leur jeune compagnon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-6864299187978701977?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/6864299187978701977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=6864299187978701977&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6864299187978701977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6864299187978701977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/05/nouvelle-du-poulain.html' title='Nouvelle du poulain!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S-kWw88rOnI/AAAAAAAABMA/jEKh4a86TY4/s72-c/SL386640.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-7741851431248299702</id><published>2010-05-07T19:04:00.002+02:00</published><updated>2010-05-07T19:12:21.143+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, VII:</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VII&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis rentré chez moi en courant pour ne pas prendre trop de retard, mes enfants m’attendent toujours pour leur histoire du soir. Carmen (c’est ma femme) a perçu mon excitation mais elle voulait regarder un film auquel elle tenait beaucoup, elle ne m’a pas questionné.&lt;br /&gt;Le lendemain soir, j’ai quitté mon travail sans m’attarder, Angeline m’attendait à l’entrée du cimetière. Elle avait troqué son éternel pardessus râpé pour une robe rouge et une étole en laine jaune pâle ; apparition lumineuse…&lt;br /&gt;-Je ne vous quitte plus de la soirée ! Mr Toussain va nous rejoindre dès que possible.&lt;br /&gt;Apparemment, je n’avais pas le choix ! Nous avons parcouru quelques allées en silence et nous avons pris place sur la tombe de son fils.&lt;br /&gt;-Reposez-vous, n’ayez pas peur mon petit Valentin. Il va revenir, je le sais.&lt;br /&gt;-Vous ne devriez pas extrapoler sur ce qui nous est arrivé hier soir, vous-vous faites du mal !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elle a raison au contraire, je suis là chaque soir, je l’attends toujours &lt;/span&gt;! a proféré la voix que j’avais entendue la veille.&lt;br /&gt;-Ah ça alors, ça recommence !!!! Cette fois, j’en aurai le cœur net !&lt;br /&gt;J’ai couru comme un fou autour des tombes, Angeline me regardait calmement, attendant patiemment que je me fatigue :&lt;br /&gt;-Vous l’avez entendu cette fois ci ! me suis-je exclamé.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Elle n’entend rien du tout et vous-vous agitez inutilement. Asseyez-vous et écoutez-moi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J’ai obéi tout en surveillant les alentours du regard.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il se passe quelque chose d’inhabituel, je suis super content&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;-Je vous écoute.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous pouvez me tutoyer, je n’ai que quinze ans vous savez ! Je suis Thomas, le fils d’Angeline, je viens chaque soir pour la voir. Normalement, vous ne devriez pas m’entendre. Enfin, ce serait plus juste qu’elle m’entende elle &lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;-Comment ce mystère est-il possible s’il te plaît ? &lt;br /&gt;Je me suis tourné vers Angeline et j’ai écrit le prénom sur le sol.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce n’est pas un mystère, c’est un phénomène aléatoire. Je me suis renseigné, c’est compliqué... Je vais vous passer quelqu’un qui vous intéresse et qui saura vous expliquer tout ça, ne quittez pas s’il vous plaît&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;Alors là, je ne risquais pas de « quitter » comme il disait ! D’autant que Mr Toussain venait de nous rejoindre. Il s’était posté au coin de l’allée, debout pour mieux surveiller les lieux.&lt;br /&gt;-Personne à l’horizon, vous pouvez continuer mais parlez moins fort, on ne sait jamais…&lt;br /&gt;Nous avons attendu quelques instants, Angeline s’était approchée tout contre moi pour me tenir la main, son regard était fiévreux. Une nouvelle voix s’est fait entendre :&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour Valentin, je suis très heureux de vous rencontrer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Enchanté, à qui ai-je l’honneur ? &lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Louison Roche, Thomas m’a demandé de l’accompagner. Je dois vous expliquer certaines choses mais je voudrais d’abord savoir qui vous êtes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je suis un homme, j’ai 33 ans, je suis marié et j’ai deux enfants.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Profession ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-comptable dans une banque.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Famille d’origine ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Pas d’origine, DASS si vous préférez.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous n’avez pas de renseignements sur vos parents ou sur une quelconque famille même éloignée ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Aucun.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hum… C’est ce que j’ai cru comprendre. Notre contact est explicable : vous êtes vierge de tout lien familial antérieur à votre naissance, la mort ne vous a pas encore touché personnellement. Ajoutez à cela votre goût pour le moins « surprenant », en tous cas rare, pour les cimetières et votre simplicité d’esprit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Dites tout de suite que je suis idiot !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je ne parle pas de cela ! (Le ton s’était fait plus sec) je veux dire que vous abordez les évènements sans parti-pris, vous êtes un esprit simple… pur si vous préférez.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je préfère.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vous n’avez jamais été touché par la mort d’un proche, parent ou ami, c’est pourquoi votre esprit est « praticable » pour nous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je ne suis certainement pas le seul dans ce cas, pourquoi moi?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les gens de votre espèce sont rares, très rares figurez-vous ! Pour ma part, vous êtes le premier français que je rencontre. Il  existe d’autres personnes de votre acabit dans le monde mais ils sont surtout originaires d’Italie, de pays de l’Est comme la Pologne, du Brésil… Enfin des pays où il existe encore une forte tradition religieuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je ne suis pas catholique et je n’adhère à aucune religion.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je parle de religions qui ont pour coutume d’enterrer les corps de leurs morts dans des cimetières. Il peut s’agir de corps incinérés aussi d’ailleurs. Dès l’instant où il existe un lieu de recueillement c’est bon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Qu’attendez-vous de moi ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est vous le demandeur !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je n’ai rien demandé du tout, vous êtes venu me trouver, vous avez commencé !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bien sûr ! C’est tellement plus facile comme cela ! Je vous signale que personne ne vous oblige à vous promener dans les cimetières, vous n’êtes pas ici par hasard et vous le savez très bien ! Je suis l’occupant de la tombe délaissée&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;-Hum… Elle va être récupérée par la mairie, qu’en pensez-vous ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;A priori, je m’en fiche complètement. Mais après réflexion, je pense que vous avez raison de vous en soucier, je m’explique : la tombe n’a aucune importance pour moi dès l’instant où personne ne vient plus s’y recueillir. Vous devez comprendre que les sépultures représentent pour nous, les morts, une sorte de lieu de rencontre avec les vivants. Dès l’instant où un vivant s’y recueille, le mort est instantanément au courant et il le rejoint. Si personne ne vient, nous n’avons aucune raison de revenir là.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Si je vous suis bien : vous ne tenez pas spécialement à sauver votre sépulture.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Moi non, mais les gens qui l’ont payée oui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Qu’est-ce que cela peut bien leur faire s’ils sont morts eux aussi ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ils l’ont payée je vous dis, cher, très cher !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Ils veulent rentabiliser ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;C’est presque ça… Je dois d’abord vous expliquer toute l’histoire sinon nous ne nous entendrons pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Je n’ai pas l’intention de me donner du mal pour votre chapelle si vous-vous en fichez, soyons clairs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons bavardé ainsi en oubliant la présence de mes deux amis. Angeline se serrait contre moi, je l’ai soudain sentie tremblante, elle pleurait ! &lt;br /&gt;- Mon cher Louison, permettez-moi de vous interrompre, Angeline a compris que son fils était dans le coin, pourrait-il lui dire un mot ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;-Il peut le faire par votre intermédiaire.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;-Angeline, voulez-vous dire un mot à Thomas ?&lt;br /&gt;-Je lui demande pardon. &lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tu n’as pas à me demander pardon, c’est moi qui suis coupable !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ne perdez pas votre temps à vous auto-accuser, c’est une attitude stérile, profitez plutôt  de ce contact pour vous dire des choses positives !&lt;/span&gt; est intervenu Louison.&lt;br /&gt;-Votre fils vous demande pardon, ai-je annoncé à Angeline.&lt;br /&gt;-Je l’aime tant ! J’avais donc raison de penser qu’il était là chaque jour pour me voir, de sentir sa présence ?&lt;br /&gt;-Vous aviez raison.&lt;br /&gt;-C’est très bien, je suis contente, j’attendrai la mort plus sereinement maintenant.&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Oh là ! Pas si vite ! S’est exclamé le garçon, je viens chaque jour mais j’ai des trucs à faire moi ! Il y a une vie après la mort figurez-vous !!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Oui, et, de son côté, Valentin  va avoir  du pain sur la planche ! Je ne compte pas me déplacer chaque soir jusqu’ici pour rien! Alors, mon cher, écoutez-moi et agissez!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;-Avant cela, permettez-moi de tenir mes témoins informés de notre conversation !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai donc expliqué, du mieux que je le pouvais, la situation à mes deux amis. La voix a repris :&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ecoutez-moi bien, je ne répèterai pas, notre temps est compté comme le vôtre. De plus, votre femme vous attend. J’ajoute qu’elle est vêtue d’un petit négligé délicieux, vous auriez tort de rater cela !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je me suis senti rougir et un besoin impérieux de rentrer chez moi m’a soudain assailli…&lt;br /&gt;J’ai cependant transmis le récit du jeune prêtre et les commentaires de Thomas, Mr Toussain et Angeline étaient suspendus à mes lèvres... &lt;br /&gt;Incroyable moment!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-7741851431248299702?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/7741851431248299702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=7741851431248299702&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7741851431248299702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7741851431248299702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/05/dernier-vol-vii.html' title='Dernier vol, VII:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8430441063200813078</id><published>2010-04-30T09:50:00.003+02:00</published><updated>2010-04-30T09:55:48.936+02:00</updated><title type='text'>Le poulain est en pleine forme, il ne quitte pas sa maman.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qM8IncrFI/AAAAAAAABLg/BF76SE9cCtE/s1600/SL386634.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qM8IncrFI/AAAAAAAABLg/BF76SE9cCtE/s320/SL386634.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465836062500498514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qMoBHbr0I/AAAAAAAABLY/tZi8Y_KoPz4/s1600/SL386628.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qMoBHbr0I/AAAAAAAABLY/tZi8Y_KoPz4/s320/SL386628.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465835716889784130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qMXpRQ6iI/AAAAAAAABLQ/8CzYlAjMn98/s1600/SL386637.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qMXpRQ6iI/AAAAAAAABLQ/8CzYlAjMn98/s320/SL386637.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465835435610663458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8430441063200813078?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8430441063200813078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8430441063200813078&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8430441063200813078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8430441063200813078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/le-poulain-est-en-pleine-forme-il-ne.html' title='Le poulain est en pleine forme, il ne quitte pas sa maman.'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qM8IncrFI/AAAAAAAABLg/BF76SE9cCtE/s72-c/SL386634.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-643608486042725504</id><published>2010-04-30T09:38:00.002+02:00</published><updated>2010-04-30T09:49:12.520+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, VI:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qLbXWOIoI/AAAAAAAABLI/5IDPfk-jaCY/s1600/Photo+108.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qLbXWOIoI/AAAAAAAABLI/5IDPfk-jaCY/s320/Photo+108.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5465834400007463554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;VI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard de mes pas m’a conduit, un soir, devant la tombe du fils d’Angeline. Elle était là, fidèle à son poste, assise comme d’habitude en haut de la tombe. Elle semblait dormir… Je me suis assis à l’autre bout de la pierre en me faisant tout petit pour ne pas la déranger, j’avais besoin de m’arrêter, d’être au calme pour mieux réfléchir. Angeline a levé les yeux vers moi, elle m’a souri :&lt;br /&gt;-Vous semblez préoccupé mon petit Valentin ?!&lt;br /&gt;Quelle douce voix ! Je me suis levé pour partir.&lt;br /&gt;-Je ne voulais pas vous déranger… &lt;br /&gt;-Vous ne me dérangez jamais. Restez assis, ça me fait plaisir, vraiment. Parlez-moi !&lt;br /&gt;-J’ai un souci, ou plutôt deux… Mais le premier est très contrariant. Croyez-vous que l’on puisse  en quelque sorte « occuper une tombe » afin de la sauver ?&lt;br /&gt;-L’occuper dites-vous ? Comme c’est étrange !&lt;br /&gt;J’ai tout raconté à mon amie, elle m’a écouté sans m’interrompre, ce qui est une performance car mes récits sont généralement obscurs et totalement décousus. Je ne sais pas aller à l’essentiel, je pars toujours dans des détails sans importance et mes interlocuteurs ont du mal à me suivre. Ma femme dit que c’est parce que je pense trop vite à trop de choses à la fois, elle trouve cela « poétique ».&lt;br /&gt;Angeline n’a fait aucun commentaire, elle a simplement approuvé de la tête. Nous étions là, silencieux, chacun tourné vers ses propres pensées, quand quelqu’un a lancé sur un ton mi-amusé, mi-agacé : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tu te poses trop de questions mon pote&lt;/span&gt; ! » Je me suis redressé vivement en cherchant des yeux le mal poli qui se permettait de prendre part à une conversation ne le regardant évidemment pas !&lt;br /&gt; Personne alentour… Angeline n’avait pas bougé :&lt;br /&gt;-Vous avez entendu ?&lt;br /&gt;-Entendu quoi mon petit ?&lt;br /&gt;(J’adore quand elle m’appelle « mon petit ».)&lt;br /&gt;-Mais ce type mal aimable qui nous a écoutés !&lt;br /&gt;-Il n’y a personne ici à part vous et moi, vous voyez bien. &lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Te fatigue pas, elle ne m’entend pas, ça fait assez longtemps que j’essaie de la contacter &lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;-Qui êtes-vous ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans blague, tu m’entends ? Enfin… Vous m’entendez vraiment ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton avait soudain changé, la voix semblait appartenir à un jeune garçon pris en faute. De désabusée elle s’était brusquement agitée. Je percevais une certaine anxiété mêlée d’espoir, comme si le garçon prenait enfin ma personne en considération. Les jeunes sont décidément très mal élevés de nos jours !&lt;br /&gt;J’ai mis le doigt devant ma bouche à l’intention d’Angeline pour qu’elle ne fasse aucun bruit et j’ai regardé tout autour de nous :&lt;br /&gt;-Où êtes-vous ? Je n’apprécie pas les plaisanteries quand je suis ici figurez-vous !&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vous demande pardon monsieur&lt;/span&gt; ! &lt;br /&gt;La voix se faisait suppliante :&lt;br /&gt;-Mais, bon sang, où êtes-vous ?&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ne cherchez pas, vous ne pouvez pas me voir, c’est bien là le problème ! Moi je vous vois bien par contre &lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;-En revanche ! On ne dit pas « par contre », on dit « en revanche ».&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Oui, si vous voulez&lt;/span&gt;… &lt;br /&gt;-Je ne veux rien du tout ! Ou plutôt si, je veux savoir où vous êtes, montrez-vous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence m’a répondu. Angeline me regardait avec curiosité, elle attendait la suite :&lt;br /&gt;-Je ne comprends pas ! Un gamin est en train de se moquer de nous ; il est forcément quelque part !&lt;br /&gt;Je cherchais de tous côtés, un peu affolé à l’idée que des jeunes puissent prendre le cimetière pour un terrain de jeu quand Mr Toussain est arrivé :&lt;br /&gt;-Fermeture, désolé !&lt;br /&gt;-Ah, enfin ! Vous n’allez pas me croire ! Il y a un jeune garçon qui se promène ici et qui prend part à nos conversations, vous imaginez ça ?&lt;br /&gt;Mon ami a soulevé les sourcils :&lt;br /&gt;-Un problème ? Angeline, vous allez bien ?&lt;br /&gt;-Oui, oui, écoutez-le, il se passe quelque chose de surprenant, je vous assure !&lt;br /&gt;-Bon, je vous écoute.&lt;br /&gt;Je lui ai expliqué, à ma façon, les évènements de ces derniers instants, il a eu la gentillesse de me croire :&lt;br /&gt;-Attention, personne ne doit demeurer ici la nuit ! Cherchons ensemble. Ma chère Angeline, je vous suggère de rentrer chez vous, je vais refaire un tour complet avec Valentin, n’est-ce pas mon cher? &lt;br /&gt;-Bien entendu, je vous accompagne !&lt;br /&gt;-Mais il n’est pas question que je vous laisse ainsi ! Je vous suis, c’est dit ! A rétorqué notre amie.&lt;br /&gt;Toussain et moi nous sommes regardés interloqués. Angeline s’était relevée d’un coup, elle avait rejeté ses cheveux en arrière et nous toisait d’un regard vif :&lt;br /&gt;-C’est mon fils ! Il est là, comme chaque soir, il est là je vous dis !&lt;br /&gt;J’ai brusquement regretté mon emportement ! Bien sûr, un esprit aussi fragile que le sien ne pouvait rester froid face à ce genre d’incident, j’en voulais encore plus à ce petit délinquant inconscient !&lt;br /&gt;-Nous allons le trouver ou bien l’obliger à quitter ces lieux, nous y passerons la nuit s’il le faut !&lt;br /&gt;-C’est parti, a dit Mr Toussain en prenant Angeline par la main.&lt;br /&gt;Nous avons entamé notre parcours stratégique, vérifié chaque recoin, en vain. Quand nous avons fermé les portes, notre seule certitude était de n’avoir laissé personne derrière nous.&lt;br /&gt;-Il est parti depuis longtemps allez ! A conclu Mr Toussain. &lt;br /&gt;Nous-nous sommes quittés un peu rassurés !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-643608486042725504?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/643608486042725504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=643608486042725504&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/643608486042725504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/643608486042725504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/dernier-vol-vi.html' title='Dernier vol, VI:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9qLbXWOIoI/AAAAAAAABLI/5IDPfk-jaCY/s72-c/Photo+108.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-4015520710330296471</id><published>2010-04-23T10:47:00.003+02:00</published><updated>2010-04-23T10:56:59.346+02:00</updated><title type='text'>Images du poulain âgé de 3 semaines. (suite)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9Fg0skhBGI/AAAAAAAABLA/KB0FnLCRm5c/s1600/SL386537.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9Fg0skhBGI/AAAAAAAABLA/KB0FnLCRm5c/s320/SL386537.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463254281410905186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9FfZxtX4DI/AAAAAAAABK4/rnD9YPp0cI8/s1600/SL386534.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9FfZxtX4DI/AAAAAAAABK4/rnD9YPp0cI8/s320/SL386534.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463252719422136370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9FfK_N_4UI/AAAAAAAABKw/qimpqFTGqhg/s1600/SL386533.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9FfK_N_4UI/AAAAAAAABKw/qimpqFTGqhg/s320/SL386533.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463252465350598978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-4015520710330296471?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/4015520710330296471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=4015520710330296471&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4015520710330296471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4015520710330296471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/images-du-poulain-age-de-3-semaines.html' title='Images du poulain âgé de 3 semaines. (suite)'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9Fg0skhBGI/AAAAAAAABLA/KB0FnLCRm5c/s72-c/SL386537.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-9038395290742267723</id><published>2010-04-23T10:44:00.002+02:00</published><updated>2010-04-23T10:46:33.072+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, V:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9FeRISEwII/AAAAAAAABKo/wW2vMGjHoFc/s1600/SL386452.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9FeRISEwII/AAAAAAAABKo/wW2vMGjHoFc/s320/SL386452.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463251471351201922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;V&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les nombreuses tombes de ce cimetière, deux ont retenu mon attention. La première, très ancienne, est composée d’une sorte de minuscule chapelle de la taille des anciennes  cabines de bain sur les plages.  Normalement, on ne peut y pénétrer mais celle-ci a perdu depuis bien longtemps sa serrure, l’intérieur a été dévasté et il ne reste que le socle de l’autel pour imaginer le luxe de la décoration originelle. D’après Mr Toussain, il s’agit d’une concession perpétuelle. Il n’est plus possible aujourd’hui de souscrire ce genre de contrat, en tout cas, pas dans notre commune qui a décidé de ne plus en proposer mais c’était l’usage au XIXème siècle. &lt;br /&gt;-Alors cette tombe va continuer à se disloquer comme ça ? Personne ne s’en occupe ?&lt;br /&gt;-Plus personne, en effet. La mairie va récupérer la concession et la vendra à quelqu’un d’autre sauf si un descendant se manifeste.&lt;br /&gt;-Encore faut-il que les descendants aient connaissance de son existence !&lt;br /&gt;-C’est le grand malheur de la non-transmission des histoires familiales ! Au fil des générations, le souvenir s’estompe. Ajoutez à cela la désaffection pour les visites au cimetière et des centaines de sépultures sont régulièrement rayées des registres.&lt;br /&gt;-Mais que deviennent les restes, il faut bien nettoyer le caveau avant de l’attribuer à nouveau ?&lt;br /&gt;-Les restes, parfois les traces, sont brûlés.&lt;br /&gt;-Quelle tristesse ! Et si quelqu’un entretient cette chapelle, la commune ne pourra pas la réclamer ?&lt;br /&gt;-Il aurait fallu s’en occuper avant d’atteindre ce niveau de délabrement. La mairie a établi une procédure de constat d’abandon et de reprise de concession. Au bout de deux ans sans réponse des ayants droits, la commune exercera son droit de reprise.&lt;br /&gt;-Cette famille a acheté un droit perpétuel !&lt;br /&gt;-Certes mais le cimetière a besoin de place !&lt;br /&gt; -Il ne faut pas laisser faire ça !&lt;br /&gt;-Si personne n’entretient cette tombe, elle disparaîtra, c’est déjà une place perdue dont d’autres ont besoin ! Et de nos jours, les emplacements sont chers ! Les collectivités locales rechignent à acheter de nouveaux terrains pour les sépultures, vous connaissez les prix dans le foncier !&lt;br /&gt;-La procédure de reprise a été entamée quand ?&lt;br /&gt;-Depuis 18 mois.&lt;br /&gt;-Personne ne s’est manifesté ?&lt;br /&gt;-Personne à ma connaissance.&lt;br /&gt;-Il reste donc six mois pour sauver cette sépulture ?&lt;br /&gt;-Oui… Pouvez-vous m’expliquer pourquoi cela vous choque tant ?&lt;br /&gt;-Je ne sais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième tombe qui me préoccupe est entretenue mais je n’ai jamais croisé ses propriétaires. Sa forme m’a beaucoup intrigué, on dirait un grand barbecue. &lt;br /&gt;-C’en est un, m’a confirmé Mr Toussain. &lt;br /&gt;-On a le droit d’ériger de tels monuments ?&lt;br /&gt;-Bien sûr ! Il suffit de respecter un minimum de discrétion. Les gens ne regardent pas vraiment les pierres tombales, ils passent sans faire attention. Pour celui-ci, il ne manque que la grille. Le fils du mort a préféré s’en passer pour éviter les ennuis et, surtout, cette grille n’aurait pas fait « long feu » si je puis m’exprimer ainsi… Elle aurait attiré les convoitises.&lt;br /&gt;-Pourquoi un barbecue ?&lt;br /&gt;-C’était la volonté du mort. Son fils n’a pas eu le choix car le testament avait prévu toutes les dispositions nécessaires, les frais étaient déjà réglés. Cela vous étonne ?&lt;br /&gt;Son regard avait pris une expression amusée.&lt;br /&gt;-Il s’agit d’un monsieur qui a passé la majeure partie de sa vie à voyager. Il écrivait des livres quand il manquait d’argent et il a pu ainsi satisfaire son goût pour les découvertes géographiques. Il voulait s’approprier le monde, à sa façon. Un jour, il a décidé de rentrer au bercail. Il a trouvé un petit terrain en banlieue, pas trop loin de son fils qui, lui, avait hérité du caractère plutôt casanier de sa mère. Chaque dimanche, même en hiver, il cuisinait une belle entrecôte sur son barbecue, accompagnée d’un bon petit vin de pays. Son fils a partagé ces instants gourmands jusqu’au bout, il en a profité pour aimer son père et pour en être aimé en retour. Ce dernier se plaisait à répéter : «  &lt;span style="font-style:italic;"&gt;j’ai fait plusieurs fois le tour de la terre, toujours à la recherche d’instants magiques, de sensations merveilleuses, du bonheur parfait ! Et puis je suis rentré, j’ai acheté mon barbecue et j’ai découvert que le bonheur absolu, la volupté totale, résidaient dans la préparation, la dégustation puis la digestion entre amis d’une bonne entrecôte grillée arrosée d’un bon petit pinard de derrière les fagots ! C’est pas plus compliqué que ça!&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;Il a fini sa vie en homme heureux. Vous comprenez maintenant ce désir d’être enterré à l’ombre d’un tel monument ! Son fils m’a même dévoilé qu’il avait stipulé espérer que l’on organise de temps en temps une dégustation d’entrecôte  sur sa tombe en son honneur et en l’honneur du vrai bonheur. &lt;br /&gt;-L’ont-ils fait ?&lt;br /&gt;-Pensez-vous ! Il n’en est pas question voyons ! Ici ! Vous imaginez la réaction des gens en voyant s’élever une fumée suspecte au dessus des murs, que pourraient-ils croire ? Ajoutez à cela les odeurs appétissantes et les bruits de conversations !!! Pourquoi pas des chaises longues pendant qu’on y est ?&lt;br /&gt;-Un parasol en cas de soleil ou en cas de pluie et une buvette. Je suggère de choisir la date du Beaujolais nouveau, ce serait parfait vous ne trouvez pas ? Je suis sûr que votre locataire apprécierait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons ri discrètement à l’évocation d’une telle scène. Mais moi, je ne riais pas tant que cela… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mr Toussain n’a pas su me dire qui était l’occupant de la première tombe. Le nom  est effacé. Il me restait à questionner  la mairie. Je suis donc allé au service des concessions et j’ai découvert une histoire attendrissante : le mort est un jeune homme de 23 ans prénommé Louison, il effectuait son noviciat pour être prêtre quand la vie l’a quitté.  Je ne connais pas les circonstances exactes de sa mort, je sais seulement qu’elle a été accidentelle. Il a été enterré en 1903. Ce sont les paroissiens qui ont tenu à lui offrir ce lieu de repos éternel, une souscription lancée par le maire de l’époque a permis l’achat de la concession. Ce jeune homme devait être fort apprécié car la somme récoltée a été suffisamment conséquente pour permettre l’érection d’un beau monument agrémentée d’une concession à perpétuité. J’aurais voulu en savoir plus mais les archives de la mairie se sont avérées décevantes. En ce temps là, on ne dépensait pas son argent pour rien, les donateurs étaient des gens simples, une famille riche, une seule, avait participé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le barbecue, les recherches ont été très simples : le fils du bon vivant vient chaque année se recueillir sur la tombe. Il m’a suffit d’attendre le signal de mon ami Toussain pour le rencontrer. Il est à peine plus vieux que moi, il vit en province et répugne à rejoindre la banlieue de Paris. Sa visite au cimetière dépend de ses obligations professionnelles, elle est donc très  aléatoire.&lt;br /&gt;Nous avons passé un bon moment à évoquer ce père original et si attachant. Martin s’est montré surpris par mon idée de donner forme à la dernière volonté de son père, il n’est pas contre, ça l’amuserait plutôt parce que cela correspond bien au personnage mais le temps lui manque pour s’occuper de la mise en œuvre. Nous avons convenu de réfléchir chacun de notre côté et de nous contacter plus tard. Le temps ne nous presse pas…&lt;br /&gt;En revanche, le problème de Louison est beaucoup plus urgent, la reprise de concession ne va  pas tarder à intervenir, il faut agir ! Mais comment ? En me faisant passer pour un descendant ? Impossible de le prouver (surtout moi !) En entamant des recherches généalogiques ? Trop long !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; J’ai repris mes promenades quotidiennes le long des allées bien rangées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-9038395290742267723?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/9038395290742267723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=9038395290742267723&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/9038395290742267723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/9038395290742267723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/dernier-vol-v.html' title='Dernier vol, V:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S9FeRISEwII/AAAAAAAABKo/wW2vMGjHoFc/s72-c/SL386452.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2443017427341219881</id><published>2010-04-16T11:21:00.004+02:00</published><updated>2010-04-16T11:30:16.592+02:00</updated><title type='text'>Un peu d'images!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8guHKKoyBI/AAAAAAAABJo/UGdqUWwQDn8/s1600/SL386439.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8guHKKoyBI/AAAAAAAABJo/UGdqUWwQDn8/s320/SL386439.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460665248709658642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8gtmd9TNSI/AAAAAAAABJg/0WGzHsaP2_E/s1600/SL386404.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8gtmd9TNSI/AAAAAAAABJg/0WGzHsaP2_E/s320/SL386404.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460664687086744866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8gtRsD3wTI/AAAAAAAABJY/0Wgk1tM66v4/s1600/SL386403.JPG"&gt;&lt;img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8gtRsD3wTI/AAAAAAAABJY/0Wgk1tM66v4/s320/SL386403.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460664330095149362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai du mal à mettre mes photos sur ce blog depuis que j'habite en Auvergne, je vous en donne donc moins qu'avant. En voici tout de même quelques unes:&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-2443017427341219881?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/2443017427341219881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=2443017427341219881&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2443017427341219881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2443017427341219881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/un-peu-dimages.html' title='Un peu d&apos;images!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8guHKKoyBI/AAAAAAAABJo/UGdqUWwQDn8/s72-c/SL386439.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-7781906827131134608</id><published>2010-04-16T10:05:00.001+02:00</published><updated>2010-04-16T10:07:41.777+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol: IV</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8gauIKwKcI/AAAAAAAABJQ/Hza1cPO7oQg/s1600/SL385807.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8gauIKwKcI/AAAAAAAABJQ/Hza1cPO7oQg/s320/SL385807.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460643927955614146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;IV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En découvrant cette amitié naissante, Mr Toussain m’a accordé une confiance sans limite. Il faut dire qu’il surveillait avec tendresse sa petite Noémie dont personne n’aurait pu s’approcher sans son assentiment. Cette vieille dame est une chose précieuse pour lui, une pierre d’amour suffisamment rare pour ne pas risquer de la laisser salir par n’importe qui ! J’étais donc « adoubé » et jugé digne de connaître une deuxième personne qui allait devenir, elle aussi, mon amie : Angeline. &lt;br /&gt;Celle là, il la protégeait d’encore plus près :&lt;br /&gt;-C’est une femme fragile, elle a souffert autant qu’elle a été belle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angeline, la bien nommée étant données la beauté de son regard et la bonté qui s’en dégage, a vu le jour dans une famille aisée de la banlieue Parisienne. Elle a grandi entourée d’amour, d’art et de littérature, le terreau idéal pour faire éclore une superbe jeune fille bénie des dieux. Sa carrière de mannequin s’est interrompue lorsqu’elle a donné le jour à un amour de petit garçon. Elle s’est alors tournée vers un métier de styliste, organisatrice de défilés de mode à l’occasion, bref : une jeune femme active, belle, heureuse, comblée !&lt;br /&gt;Jusqu’au jour où elle a découvert son prince charmant dans les bras d’une autre. Elle ne pouvait pas imaginer une telle éventualité, habituée qu’elle était à être adulée et sollicitée par tous les hommes qui croisaient son chemin. Pourtant, un élément lui avait échappé : le temps qui passe… Son métier l’accaparait, son fils abordait l’âge délicat entre tous de l’adolescence et son mari se sentait négligé. L’adultère dont elle se trouva victime brisa ses illusions tout en lui faisant toucher brutalement le sol de la réalité. Se réfugiant dans le travail, elle oublia son fils, engagea un conflit impitoyable avec son mari, mettant toute l’énergie dont elle disposait au service de l’élaboration de son divorce (ou de la destruction de son mariage, comme on veut).&lt;br /&gt;Jusqu’au soir où, rentrant comme d’habitude très tard de ses réunions d’organisation de gala, elle se retrouva devant chez elle nez à nez avec un camion de pompiers toutes sirènes hurlantes, un véhicule médical d’urgence non moins bruyant et un mari en pleine crise cardiaque sur le bord du trottoir.&lt;br /&gt;Le chef des pompiers s’avança doucement :&lt;br /&gt;-Vous êtes la femme de ce monsieur ?&lt;br /&gt;-Oui, il y a un problème ?&lt;br /&gt;-Il s’agit de votre fils…&lt;br /&gt;-Non, je vous dis que c’est mon mari ! Je n’ai quand même pas l’air si vieux !&lt;br /&gt;-Votre mari est en état de choc, un SAMU est en route pour le prendre en charge, je vous répète qu’il s’agit de votre fils !&lt;br /&gt;Elle le regarda d’un air égaré…&lt;br /&gt;-Tout est fini pour lui, nous avons fait  ce que nous pouvions. Je suis désolé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune garçon s’était pendu, brisé par la guerre sans merci engagée entre ses parents. Personne n’avait fait attention à lui et il s’était laissé engloutir par la mélancolie doublée d’un sentiment de culpabilité pourtant bien injustifié.&lt;br /&gt;Peut-on imaginer la douleur dévastatrice qui submergea cette maman ? Elle subissait la blessure la plus terrible qu’une mère puisse endurer doublée du sentiment d’en être la cause. C’était de sa faute, elle avait manqué à son fils, elle n’avait pas veillé sur son enfant, elle l’avait rendu malheureux et l’avait laissé sombrer dans le désespoir sans même un regard.&lt;br /&gt;Quelques tentatives de suicide plus tard, la mort refusant de l’emmener, Angeline décida de s’installer près du cimetière où son fils reposait. &lt;br /&gt;Elle y vient chaque matin et chaque soir, juste après l’ouverture et juste avant la fermeture, aux heures où elle n’a pas à subir la présence des autres. A 50 ans elle semble en avoir 70. Ses cheveux ont blanchi d’un seul coup, ses traits ont pris des rides qui suivent les sillons de ses larmes… Je ne sais pas de quoi elle vit, je crois qu’elle est en longue maladie, elle semble ne manquer de rien. Si vous la croisez, vous aurez l’impression de voir un fantôme, un être presque transparent aux yeux effrayés. Je suis incapable de décrire leur couleur car celle ci change constamment comme l’océan quand le temps de Mars amène les giboulées : verts, gris, bleus, sombres jusqu’au noir, sans cesse tourmentés. Pourtant son regard reste très envoûtant, seule trace d’une beauté passée réfugiée tout au fond des iris. Angeline s’assoit sur le bord de la tombe, près de la pierre verticale, comme elle le ferait en haut d’un lit en s’appuyant sur l’oreiller. Je pense qu’elle parle avec son fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Toussain, Noémie, Angeline, je partage donc chaque jour quelques instants de ma vie avec ces trois personnes. Du haut de mes trente-trois ans, je me sens comme un petit garçon au milieu d’eux ! Ils semblent pourtant n’accorder aucune importance à ce genre de détail, l’âge n’a rien à voir dans tout ça. «  L’important c’est la relation ! » m’a affirmé Noémie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-7781906827131134608?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/7781906827131134608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=7781906827131134608&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7781906827131134608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7781906827131134608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/dernier-vol-iv.html' title='Dernier vol: IV'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S8gauIKwKcI/AAAAAAAABJQ/Hza1cPO7oQg/s72-c/SL385807.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5020310108147576531</id><published>2010-04-09T19:22:00.002+02:00</published><updated>2010-04-09T19:26:27.245+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, III</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S79ivIwS41I/AAAAAAAABJI/vwR9yt3lfvw/s1600/SL385862.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S79ivIwS41I/AAAAAAAABJI/vwR9yt3lfvw/s320/SL385862.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458189835339752274" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Petite précision: ne vous laissez pas rebuter par le cadre de mon histoire. Cette aventure n'est pas triste, bien au contraire! Je vous souhaite donc une agréable lecture.&lt;br /&gt;Pascale B.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;III&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le gardien ! Voilà un homme précieux ! Celui de mon cimetière est particulièrement exemplaire. Ils ne le sont pas tous, malheureusement, honte à ceux qui galvaudent ce métier de vraie proximité ! Ces derniers devraient faire des stages de communication ou de psychologie avant de prétendre accompagner avec humanité les visiteurs égarés ou pour accomplir avec tact et fermeté leur devoir de surveillance. &lt;br /&gt;Le mien est une perle rare, j’ai beaucoup de chance ! Je l’ai rencontré un soir d’hiver où je m’étais attardé un peu plus que de coutume. Il se préparait à fermer les lieux et faisait son  tour final afin de reconduire les derniers vivants vers la sortie. Sa hantise est d’enfermer par mégarde un visiteur qui serait ensuite bien en peine d’escalader les grilles, la nuit est longue en cet endroit. Les horaires sont affichés mais il y a toujours des inconscients pour négliger de les lire ou de les respecter.  J’avais oublié l’heure et je marchais tranquillement quand il m’a gentiment abordé :&lt;br /&gt;-Attention, la maison ferme ses portes ! Je fais un dernier tour et je m’en vais !&lt;br /&gt;-Oh ! Désolé, je n’ai pas regardé ma montre !&lt;br /&gt;-Pas grave mon petit monsieur, ça arrive à tout le monde, je suis là pour ça.  &lt;br /&gt;Mon ton l’avait sans doute amadoué, j’étais sincèrement  gêné de le déranger, il a donc engagé la conversation :&lt;br /&gt;-J’ai remarqué que vous veniez souvent ici mais je n’ai pas repéré votre tombe.&lt;br /&gt;-Je n’en ai pas, j’aime simplement me promener en cet endroit avec tout le respect que je lui dois, bien sûr !   &lt;br /&gt;-Vous aimez le calme !&lt;br /&gt;-Il me repose.&lt;br /&gt;-Les gens comme vous sont rares, vous pouvez m’accompagner dans ma tournée si vous le désirez, je suis sûr que vous ne connaissez pas encore tous les trésors de ce cimetière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons devisé agréablement en suivant un circuit stratégique afin de ne rater aucun rêveur attardé. L’homme était très bavard, joyeux de pouvoir partager ses connaissances sans risquer de me choquer. Son regard sur les gens était bienveillant, il connaissait l’histoire de la plupart d’entre eux, il avait acquis, surtout, une parfaite connaissance des lieux et des noms. Cette qualité est inappréciable pour retrouver les emplacements oubliés, les ascendants inconnus recherchés par les familles voulant reconstituer leur arbre généalogique ou tout simplement pour encadrer les généalogistes eux mêmes ! &lt;br /&gt;Vraiment, cet homme est un exemple pour tous les gardiens de cimetière. Avec lui, la profession se forge de véritables lettres de noblesse, n’ayons pas peur des mots ! Il attend toujours que je vienne à lui, posté à l’entrée, prêt à secourir toute personne en détresse. Je sais que ma quiétude ne sera pas dérangée.&lt;br /&gt;Ce bon pasteur ne s’absente jamais. Il dispose  pourtant de jours de congés mais, je ne sais par quel miracle, il est toujours fidèle à son poste. D’après ce que j’ai cru comprendre, les remplaçants sont rares. Je crois pour ma part que cet homme s’est attaché plus que de raison à son activité qui, dans son cas, est une véritable vocation. Son logement est attenant au cimetière ce qui représente une vraie chance car les appartements de fonction sont encore plus rares que les remplaçants. Je me suis tout de même inquiété un jour du fait que vivre auprès des morts pouvait l’entraîner vers la mélancolie :&lt;br /&gt;-Pensez-vous, je suis bien plus heureux qu’un gardien d’immeuble. Mes locataires ne me dérangent jamais, je supporte les vivants un temps limité dans la journée, c’est très confortable, je vous assure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec lui, j’ai découvert l’histoire de ma ville bien mieux que dans les archives de la mairie. Il m’a offert une visite chronologique agréablement commentée, depuis l’ancien site datant des gaulois, dont des vestiges ont été retrouvés lors de travaux  de canalisation, jusqu’au dernier mort de l’an 2000. Les professeurs  d’histoire  ne savent pas ce qu’ils perdent ! Son érudition en épaterait plus d’un c’est certain. Mais sa discrétion s’en trouverait mise à mal et cela n’est pas compatible avec l’idée qu ‘il se fait de sa mission. De plus, il souffre d’un handicap qui l’humilie profondément : il s’appelle Mr Comique…&lt;br /&gt; J’ai attendu longtemps avant de découvrir ce détail gênant. La vie nous joue parfois de ces tours ! Encore un problème dont je n’ai pas à souffrir, chanceux que je suis d’être né solitaire ! Mon nom est un prénom, c’est l’usage à l’assistance, les fées du service administratif et de l’état civil m’ont offert un joli « Valentin Valère» qui sonne très bien ma foi ! &lt;br /&gt;J’ai bien entendu assuré mon nouvel ami de ma discrétion absolue et nous avons convenu que je l’appellerai par son prénom : Toussain. (Je trouve que l’on devrait pouvoir intenter un procès à certains parents ! Les siens avaient un humour plus que douteux ou bien voulaient-ils simplement compenser le côté clownesque de leur patronyme…)&lt;br /&gt;J’ai donc pris l’habitude de rester chaque soir un peu plus tard à mon bureau afin de retrouver cette compagnie amicale autant qu’instructive. Ma femme s’en accommode, elle n’est pas exigeante sur les horaires et puis elle sait que je ne risque pas de mauvaises fréquentations ni de mauvaises rencontres. L’important pour elle est de savoir où je suis et de me voir rentrer à l’heure pour le coucher des enfants, le reste de la soirée nous appartient. Elle accepte avec bienveillance mes escapades sépulcrales, n’y voyant aucun sujet d’inquiétude. Elle a peut-être tort…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois à présent évoquer une autre personne qui m’accompagne régulièrement dans mon jardin secret :&lt;br /&gt;j’ai fait la connaissance de Noémie  un lendemain de Toussaint : elle avait décidé de couvrir sa tombe de fleurs mais n’avait pu choisir leur répartition le jour même. « Trop de monde, je ne peux pas me concentrer. De toute façon, je réorganise toujours plusieurs fois mes compositions florales avant de trouver le tableau idéal. C’est un art savez-vous ? » Elle n’exagérait pas ! L’harmonie qui se dégageait de son ensemble végétal avait de quoi consoler tous les cœurs meurtris. On pouvait l’admirer de près comme de loin, la pierre tombale se trouvait mise en valeur et comme débarrassée de toute tristesse. J’attends toujours avec impatience ses nouvelles productions, j’en suis à chaque fois ravi. J’en serais presque à espérer un décès dans ma famille pour profiter de ce don admirable (elle ne me refuserait pas ce service étant donnés nos liens d’amitié)&lt;br /&gt;Noémie a 80 et quelques années, son mari est décédé lorsqu’elle en avait 60, au moment où leur vie pouvait enfin commencer après des décennies de labeur. Elle a cru mourir le jour de l’enterrement tant sa détresse était immense. Le soir même, l’envie lui a pris de remettre un peu d’ordre autour de la tombe envahie par les fleurs posées là en vrac par les fossoyeurs pressés de finir leur travail. A l’époque, le cimetière ne fermait pas la nuit et elle a pu accomplir sa tâche jusqu’à l’aube, pressée déjà de revenir le soir pour embrasser du regard l’œuvre dédiée à l’homme de sa vie :&lt;br /&gt;-Au plus fort de mon chagrin, je me suis découvert une passion pour les fleurs. C’est comme un cadeau que mon mari m’aurait fait pour me consoler. Je les arrange comme j’arrangeais toujours sa cravate les jours de cérémonies. J’ai la certitude qu’il regarde mon travail avec tendresse et qu’il m’approuve. J’aurais dû être fleuriste ou paysagiste, enfin quelque chose ayant à voir avec les végétaux mais, vous savez, à mon époque il fallait travailler le plus vite possible, on ne prenait pas la peine de choisir selon ses goûts !&lt;br /&gt;Adorable Noémie, mon amie ! Elle est la grand-mère que j’aurais aimé avoir. Je ne me lasse pas de l’entendre raconter la vie de sa famille, ses parents, ses oncles, ses sœurs… Toute une « saga ». Elle n’a pas eu d’enfant mais l’amour de son compagnon a été suffisant pour compenser ce manque. Ah oui, vraiment, elle l’aimait et il le lui rendait bien :&lt;br /&gt;-Vous savez, mon petit Valentin, il me manque. Sa peau me manque, son odeur, sa voix… J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir vivre un amour si grand !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quand je croise cette femme, je vais bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5020310108147576531?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5020310108147576531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5020310108147576531&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5020310108147576531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5020310108147576531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/dernier-vol-iii.html' title='Dernier vol, III'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S79ivIwS41I/AAAAAAAABJI/vwR9yt3lfvw/s72-c/SL385862.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8129550083142147788</id><published>2010-04-03T11:51:00.003+02:00</published><updated>2010-04-03T12:04:50.736+02:00</updated><title type='text'>Dernier vol, II:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S7cQIV8EBMI/AAAAAAAABJA/WVulc-efKqE/s1600/SL385857.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S7cQIV8EBMI/AAAAAAAABJA/WVulc-efKqE/s320/SL385857.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5455847209096709314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;II&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je suis un enfant abandonné,   né sous X et j’ai grandi dans les bras de notre République, à savoir : la DDASS. Au début, j’étais « adoptable » puisque j’étais un petit bébé. Malheureusement (ou heureusement pour moi ?) j’étais malingre, de santé fragile et les candidats à la «  parentalité » ont eu peur de ce petit chat écorché qui menaçait de mourir après chaque tétée. Trop de responsabilités. Circonstance aggravante : j’étais très attaché aux aides soignantes de mon hôpital et je vomissais dès que l’on tentait de m’en éloigner. Plus tard, je suis devenu trop grand ! On ne se lance pas dans le métier de parent avec un enfant déjà en partie éduqué! Tous les entrepreneurs vous le diront : personne ne prend la responsabilité de terminer la construction d’une maison commencée par d’autres, sous peine de devoir en assumer tous les défauts.&lt;br /&gt;Je suis donc passé par de multiples familles d’accueil sans jamais parvenir à m’y attacher. Chaque expérience me ramenait à mon institut de départ, parfois au prix de quelques fugues. J’aimais les infirmières, les aides soignantes, les éducatrices, quelques éducateurs ; ils me le rendaient bien. Pourquoi aurais-je dû me contenter d’un cadre familial restreint, avec des soi-disant frères ou sœurs qui ne m’avaient pas désiré! L’amour ne se partage pas, il se donne ou se choisit, il ne peut être imposé.&lt;br /&gt;Non, la France est ma patrie et Marianne me convient très bien comme substitut de mère. J’ai grandi dans le sein de la République, j’ai réussi mes études, j’ai obtenu une bonne place après avoir passé un concours administratif et j’ai gravi assez vite des échelons dans une banque. Mon enfance  n’a pas posé de problème extraordinaire. Aujourd’hui, j’en ai même moins que la plupart de mes congénères du fait de mon absence de lien familial : eh oui, je n’ai pas de parent ! Ni père, ni mère, ni frère, ni sœur, encore moins d’oncle, de tante, de cousin, que sais-je ? Je n’ai personne à perdre ! Bien sûr, je suis marié, j‘ai deux charmants enfants ; la logique veut cependant que ces derniers ne disparaissent pas avant moi. On est toujours à la merci d’un accident, certes mais pas plus moi que les autres n’est-ce pas ? En revanche, les gens savent qu’ils ont toutes les chances de perdre leurs parents âgés… Pas moi ! J’ai perdu les miens à la naissance : c’est fait ! Sans compter que ce sont peut-être  eux qui m’ont perdu après tout ! (J’aime raisonner positivement, c’est un bon côté de ma personnalité)&lt;br /&gt;Je crains juste un peu la disparition de mes beaux-parents pour lesquels je n’éprouve pas une affection particulièrement débordante mais je sais que ma femme aura un vrai chagrin et cela me contrarie d’avance.&lt;br /&gt;Je n’ai donc aucune famille à perdre, je me complais pourtant à arpenter les cimetières, pourquoi ?&lt;br /&gt; Parce  que tous ces morts sont un peu les miens. Je l’ai dit : j’appartiens à la République Française, je n’ai pas de mort à honorer, je les ai tous ! Je ne peux me prévaloir d’aucune histoire familiale, elles sont potentiellement toutes les miennes. Voilà l’explication de mon penchant suspect qui n’est pas malsain mais légitime !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parle beaucoup des morts, me direz-vous, les cimetières sont pourtant aussi fréquentés par les vivants ! C’est vrai : il y a foule, par exemple, le jour de la Toussaint : les fleurs envahissent soudainement les allées après douze mois de grisaille,  apportant une note de joie à ces lieux de douleur. Les gens ne sont cependant pas si tristes que ça, passé le petit instant de recueillement obligatoire. Ce jour là,  les enfants ont aussi le droit d’apparaître, pas trop longtemps… Leurs jeux risqueraient d’incommoder la tristesse que l’on se doit d’arborer par respect  pour les morts et pour les vivants qui sont en plein chagrin. &lt;br /&gt;Imaginez un groupe de cousins-cousines entamant un jeu de cache-cache au milieu des tombes ! Je trouve, personnellement, que le terrain serait très adéquat pour cette activité qui nécessite de la discrétion mais le « chat  » devant appeler les souris attrapées, les discussions entre joueurs ne manqueraient pas de provoquer un certain agacement de la part des grands. Sans parler du « comptage » permettant de se choisir une cachette introuvable ! « 1, 2, 3,4………….. 100 ! Je vais tous vous manger ! » Nous friserions l’émeute ! J’imagine aussi que certains enfants finiraient par s ‘égarer dans toutes ces allées.&lt;br /&gt; Le gardien a autre chose à faire que de récupérer les gamins perdus, il n’a pas de microphone à sa disposition pour alerter les parents insouciants : « le petit Christophe attend ses parents à l’accueil, je répète, le petit  Christophe…. »&lt;br /&gt;Non, le silence reste de rigueur dans les cimetières même les jours d’affluence. Les gens bavardent en chuchotant, les enfants courent sur la pointe de pieds, hurlent à voix basse, chacun s’accorde un moment d’éternité en goûtant aux bienfaits du calme préservé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui arpente quotidiennement ces allées bien rangées, je me suis aperçu  qu’une population d’habitués  prend possession des lieux de façon plus ou moins régulière ; en grande majorité des femmes. Leur longévité supérieure à celle des hommes peut expliquer ce phénomène mais pas seulement. Je crois qu’elles sont plus attachées à leurs morts, la sépulture est leur domaine réservé, elles aiment s’y recueillir, souvent pour garder un contact avec leurs chers disparus. Leur fidélité prolonge en quelque sorte la vie de leur amour. On peut trouver ce penchant  morbide, comme une mauvaise complaisance à entretenir le chagrin ; peut-être… Pour certaines, sans doute, mais gardons nous de cataloguer trop vite les gens ! &lt;br /&gt;Je le dis haut et fort : le cimetière est un lieu de vie exceptionnel ! On y fait de belles rencontres si on sait s’y faire accepter. Il faut y être discret, ne jamais mentir sur ses véritables motivations, attendre l’occasion d’un échange sans jamais le provoquer! Tout doit être fait dans la délicatesse. Je sais de quoi je parle ! J’ai en outre l’immense fierté d’avoir construit un réseau de connaissances en suivant ces règles de base. Je peux m’enorgueillir d’être à la tête d’une petite communauté dont les liens se sont tissés discrètement au cours des ans. Nous sommes les « seigneurs » de ces lieux, le gardien est notre guide, il détient les clés du domaine et maintient les indésirables à bonne distance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8129550083142147788?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8129550083142147788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8129550083142147788&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8129550083142147788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8129550083142147788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/04/dernier-vol-ii.html' title='Dernier vol, II:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S7cQIV8EBMI/AAAAAAAABJA/WVulc-efKqE/s72-c/SL385857.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5613123982361263886</id><published>2010-03-26T12:02:00.002+01:00</published><updated>2010-03-26T12:21:25.710+01:00</updated><title type='text'>Nouveau feuilleton!</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour à tous,&lt;br /&gt;comme promis, je laisse de côté mes petits écrits et je reviens au rythme du feuilleton avec un court roman intitulé "Dernier vol".&lt;br /&gt;Cette histoire a longtemps été disponible sur un site nommé "Encritude". Je viens de découvrir que ce site a fermé, je récupère donc mon texte pour vous le soumettre. Je sais que certains d'entre vous ont déjà lu ce petit roman et je leur présente toutes mes excuses pour cette "redite".&lt;br /&gt;Sachez cependant que j'en profite pour tenter d'améliorer ce texte déjà ancien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Précision: Le premier feuilleton "Valentin" édité sur ce blog faisait suite à "Dernier vol".&lt;br /&gt; Bonne lecture et à bientôt!&lt;br /&gt;Pascale B.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dernier vol:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;I&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime me promener dans les cimetières, ce goût pour le moins étonnant peut sembler morbide, à tort car  rien n’est plus vivant que ces allées pleines de tombes hétéroclites accumulant les êtres et les destins. On peut même y rire parfois devant certaines ironies du sort. Il m’est arrivé d’y voir se côtoyer  un prêtre séculier et un psychiatre renommé, ils ont sans doute bien des choses à se raconter et n’ont pas fini de  confronter leurs visions des âmes. Plus surprenant encore : un artiste de cirque (je pense) dont la pierre tombale exhibe un  funambule en éternelle apesanteur voisinant avec un aviateur qui, je le suppose vu son âge, a du terminer son existence en plein vol. Ces deux là ne doivent pas s’ennuyer à comparer leurs expériences extrêmes. J’ai vu aussi deux époux nommés T0MATE reposant près d’une famille SALADE, on n’oserait pas l’inventer… Un de ces « mariages » les plus incongrus est encore celui d’un couple nommé JUGE près d’un certain Emile M. ancien bagnard de son état dont l’épitaphe précise que le vol d’un petit pain blanc lui a valu 25 années à Cayenne  «libéré deux ans avant l’abandon du bagne ». Ironie du destin disais-je…&lt;br /&gt;Mes promenades sont sans fin, les cimetières ne manquent pas en région parisienne ; j’ai de quoi marcher jusqu’à la fin de mes jours… Le seul hic est de ne pouvoir partager cette passion avec ma famille. Ma femme refuse définitivement de m’accompagner, elle ne voit que de la tristesse dans ces lieux mortuaires et elle m’a interdit d’y entraîner nos enfants, craignant pour leur équilibre nerveux. Nous avons d’ailleurs failli ne pas nous marier à cause de la seule promenade qu’elle a bien voulu m’accorder, du temps où notre amour balbutiait… J’avais un peu négligé de la prévenir du but de notre sortie, persuadé qu’elle ne manquerait pas de déguster avec moi le calme et la sérénité de tels endroits. Las ! Elle a d’abord cru que je l’emmenais se recueillir sur la tombe d’une personne aimée, un grand père, une grand-mère… J’ai perçu un léger agacement dans sa voix :&lt;br /&gt;-Tu sais, ça n’est pas vraiment ma tasse de thé mais si tu as besoin de me « présenter » à un cher disparu, je comprends.&lt;br /&gt;-Non, non, je ne connais personne en particulier dans ce cimetière, justement ! &lt;br /&gt;-Justement quoi ????&lt;br /&gt;-Justement, c’est beaucoup plus intéressant et du coup, ce n’est pas triste.&lt;br /&gt;Elle m’a dévisagé avec une expression horrifiée comme si je sortais moi même d’une des tombes et  m’a planté là en me disant qu’elle craignait de ne pouvoir partager ma vie si je continuais à lui faire des propositions malhonnêtes. Je l’aimais, j’ai eu très peur de la perdre pour de bon, je n’ai donc plus jamais parlé de tout cela et j’ai pris l’habitude de m’accorder une balade solitaire autant que quotidienne le long de ces allées redoutables. C’est mon sport à moi dans mon « jardin  secret ». Chaque soir, en rentrant de mon travail, je fais un petit détour pour traverser le cimetière opportunément établi près du centre ville et de la gare RER. Je peux y nourrir mes rêves, me consoler de ma pauvre et insipide vie de « rond de cuir » ; je m’y ressource.&lt;br /&gt;J’y trouve même, de temps en temps, de quoi sourire. &lt;br /&gt;Les épitaphes, rares, n’ont rien à envier à celle bien connue du vieil hypocondriaque qui avait fait inscrire sur sa pierre tombale : « je vous l’avais bien dit que j’étais malade ! ». L’humour a ses droits dans les nécropoles : « ne pleurez pas pour moi, j’aimais tellement les pissenlits… », « C’est ma femme qui doit être contente ! », « Après moi le déluge… », « En tant que biologiste, je trouve légitime d’apporter une contribution substantielle à la chaîne alimentaire. » Et j’en passe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réaction de ma douce moitié m’a cependant contrarié, j’ai donc éprouvé le besoin de réfléchir sur le sens profond de mon attirance envers la mort. Je devais certainement avoir un problème existentiel  inconscient, un trouble insoupçonné. Ma femme elle même, pourtant d’un esprit très concret et peu tourné vers la rêverie, avoue un mal de vivre lié au sentiment désagréable que son corps lui inspire : elle se trouve trop grosse ! C’est une épine dans son équilibre de vie qui lui cause des chagrins dont je ne parviens pas à la consoler. Je ne comprends pas ! Moi, je nomme « douceurs ou rondeurs » ce qu’elle appelle « laideurs ». J’aime sa silhouette pleine de courbes attirantes, j’ai toujours envie de la caresser, de la palper et je me perds avec volupté dans ses bras dodus… Bien sûr, mon avis n’a aucune importance, je suis convaincu  de partialité sur ce sujet oh combien sensible ! «  Je ne peux pas comprendre  »   pauvre mâle pervers que je suis ! N’empêche qu’elle ne déteste pas mes élans amoureux !&lt;br /&gt;Je trouve même qu’elle y répond avec beaucoup d’ardeur, enfin je crois…&lt;br /&gt;Bon, je parlais de mes problèmes existentiels : pourquoi suis-je si attiré par les cimetières ? Pourquoi ne vois-je en eux qu’un lieu d’apaisement ?&lt;br /&gt;Sans vouloir pratiquer de la psychologie sauvage, je pense avoir trouvé une piste de réponse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5613123982361263886?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5613123982361263886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5613123982361263886&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5613123982361263886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5613123982361263886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/03/nouveau-feuilleton.html' title='Nouveau feuilleton!'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-8486455091503297744</id><published>2010-03-19T10:27:00.002+01:00</published><updated>2010-03-19T10:35:26.848+01:00</updated><title type='text'>Encore des textes:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S6NFT6pO2DI/AAAAAAAABI4/aCtdnMfLbDc/s1600-h/SL386177.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S6NFT6pO2DI/AAAAAAAABI4/aCtdnMfLbDc/s320/SL386177.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5450276182510458930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Avant d'entamer un nouveau feuilleton, voici deux textes: "Histoire de femme" et "les magiciens". J'ai écrit le premier pour une amie qui s'occupe activement du "printemps des poètes". Le thème de cette année poétique est "couleur femme", je me suis donc pliée à l'exercice.&lt;br /&gt;Bonne lecture et bonne semaine à tous!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Histoire de femme:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite fille aux yeux sombres, presqu’aussi sombres que tes longs cheveux soyeux patiemment peignés par ta maman et tressés avec amour pour que ton père soit fier de toi ; à quoi pensais-tu assise bien droite sur la trop grande chaise tandis que les mains tendres malaxaient ta petite tête ?&lt;br /&gt;Et aujourd’hui, devant ce miroir ancien, tes mains parcheminées caressant ta chevelure devenue blanche, à quoi penses-tu ?&lt;br /&gt;Les larmes ont tracé les sillons de ton visage. Celles du rire n’ont pas encore fini de faire briller ton regard toujours espiègle ; les autres, celles qui n’étaient pas invitées, ont causé quelques ravages mais bon, c’est la vie n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Tu es bien jolie ma cocotte ! te disait ton père chaque soir à l’heure du bisou pour dormir.&lt;br /&gt;-Tu es très jolie ma fille, a-t-il précisé le jour de tes quinze ans.&lt;br /&gt;-Tu es belle, a-t-il constaté, un peu inquiet, quand ton vingtième printemps s’est annoncé.&lt;br /&gt;Que dirait-il aujourd’hui ?&lt;br /&gt;Cette question te fait rire. Ton pauvre papa serait désolé peut-être, il sourirait sans doute, il t’embrasserait sûrement… Pour te consoler.&lt;br /&gt;Ce matin, à l’heure du petit déjeuner dégusté dans la chaude ambiance si confortable de ta cuisine, ta petite fille t’a posé une question qui n’en finit plus d’envahir les arcanes emberlificotés de ton vieil esprit :&lt;br /&gt;-Dis mamie, c’est quoi « être une femme » ?&lt;br /&gt;Comme toujours lorsqu’une interrogation te prend au dépourvu, tu as répondu à l’envers :&lt;br /&gt;-Je me demande surtout ce que c’est  « qu’être un homme ».&lt;br /&gt;Allons-bon, cette enfant a besoin d’une réponse mais par où commencer ? Tu as passé 79 ans dans la peau d’une personne de sexe féminin sans jamais te demander ce que cela signifiait. &lt;br /&gt;C’est quoi « être une femme ? »&lt;br /&gt;C’est ainsi : on nait femme et il faut bien faire avec.&lt;br /&gt; C’est avoir mal aux pieds à force de porter des chaussures à talons toute la journée ! C’est avoir mal au ventre une fois par mois (en principe), ça fait peur quand un homme de passage nous regarde avec un regard bizarre, ça fait pleurer quand un autre, celui dont on pensait qu’il nous aimerait toute la vie, nous insulte brutalement, nous frappe parfois…&lt;br /&gt;Non, ces réflexions doivent être tues, la dernière est d’ailleurs totalement fausse en ce qui te concerne parce tu as eu la chance de tomber sur un compagnon aimant qui n’a jamais eu l’idée de te malmener.&lt;br /&gt;C’est quoi « être une femme ? » C’est merveilleux : on soigne son apparence, on s’occupe de soi, on suscite le désir, on donne la vie, on est aimée, protégée…&lt;br /&gt;Non plus. La petite n’a pas besoin de mensonges, les médias se chargent de la bercer d’illusions toutes plus stupides les unes que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as attendu l’heure du coucher pour répondre, l’heure où l’intimité du sommeil qui arrive apaise les émotions, celle où les vérités les plus sombres peuvent s’atténuer et où les histoires les plus belles préparent les rêves.&lt;br /&gt;-Ma petite chérie, j’ai bien réfléchi, voici donc ma réponse : être une femme, c’est possible !&lt;br /&gt;Mais attention, c’est une grande aventure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Les magiciens :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux magiciens ont débarqué chez nous !&lt;br /&gt;Ils ont déposé tout un tas d’objets insolites dans notre cave, ils ont investi notre habitation pour y faire plein de bruits bizarres et se sont amusés à faire des étincelles avec du sable et des tuyaux dorés pendant une bonne semaine. Nous avons prudemment décidé de les laisser faire sans les déranger. Je leur ai quand-même proposé de partager nos repas, ce qu’ils ont accepté en toute simplicité. Quels bons moments !&lt;br /&gt;A présent, une drôle de machine rutilante d’un beau rouge lumineux règne dans les profondeurs de notre refuge. Elle a deux gros yeux, un bleu, un rouge, qui semblent nous fixer avec étonnement lorsque nous passons devant elle… Je suis sûre qu’elle est vivante !&lt;br /&gt;Normal : les magiciens n’installent pas n’importe quoi chez les gens, ils ont forcément pulvérisé une poudre mystérieuse sur les objets qui les entouraient d’où le ronronnement rassurant qui s’échappe à intervalles réguliers du mur de notre cave. Depuis leur départ, j’ai l’impression de vivre à l’intérieur d’un gros ventre chaud et douillet.&lt;br /&gt;J’ai compris : ils ont donné un cœur tout neuf à notre maison !&lt;br /&gt;Merci Laurent, merci Jean-Pierre, grâce à vous, nous ne craindrons plus jamais le froid et j’espère bien vous voir reprendre votre place à table quand vous en aurez le temps parce que, si vous avez terminé l’ouvrage, nous n’avons pas eu notre compte de votre très charmante compagnie !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-8486455091503297744?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/8486455091503297744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=8486455091503297744&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8486455091503297744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/8486455091503297744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/03/encore-des-textes.html' title='Encore des textes:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S6NFT6pO2DI/AAAAAAAABI4/aCtdnMfLbDc/s72-c/SL386177.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-1837476288176572833</id><published>2010-03-12T09:26:00.002+01:00</published><updated>2010-03-12T09:35:35.368+01:00</updated><title type='text'>Petits textes:</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pour cette semaine, voici deux courts textes que vous pouvez lire sur le site des artistes de Murol (voir un peu plus haut en cliquant sur la photo du château). Ils font partie d'une chronique villageoise que vous retrouverez dans son entier sur ce même site à la page "Pascale B". Profitez-en pour vous promener sur les autres pages, c'est joli et très varié.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le quincailler&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut toujours croire à ses rêves. L’un des miens me hantait depuis ma plus tendre enfance : visiter la caverne d’Ali Baba. Au risque de faire des envieux, je dois révéler que j’ai eu la chance de connaître cet immense bonheur en poussant la porte d’une modeste petite quincaillerie au cours d’une très jolie randonnée auvergnate.&lt;br /&gt;Mon mari et moi avions besoin d’un élastique plutôt grand, plat et solide pour maintenir fermée la gamelle de nos pique-niques, autant dire que nous voulions décrocher la lune ! &lt;br /&gt;Nos recherches dans tous les supermarchés du coin étant restées vaines, nos regards se sont alors posés avec espoir  et curiosité sur ce discret commerce.&lt;br /&gt;Le maître des lieux trônait derrière son comptoir, occupé à noter au crayon à papier, sur un registre propret, les prix des quelques articles vendus juste avant notre arrivée.&lt;br /&gt;Cet homme charmant a considéré notre demande avec tout le sérieux qu’elle méritait. Il venait de ranger pour l’hiver les articles destinés aux campeurs mais, nous étions chanceux car il pouvait encore fouiller dans les cartons restés accessibles.&lt;br /&gt;Nous avons attendu, anxieux, le résultat des recherches plutôt délicates si l’on en croyait les bruits mystérieux et les bougonnements inquiétants de notre hôte provenant de l’arrière boutique…&lt;br /&gt;Notre gentil quincailler a enfin émergé de son antre les mains remplies d’élastiques divers et variés ; le nôtre était parmi eux, c’était miraculeux ! &lt;br /&gt;« J’étais sûr qu’il nous en trouverait un! » a triomphé mon homme en rentrant à la maison.&lt;br /&gt;Nous avions dû acheter le paquet de douze alors qu’un seul pouvait faire notre bonheur mais l’heure était à l’allégresse, pas aux économies et puis, un élastique grand, plat et solide, qui sait si nous en retrouverions une prochaine fois !&lt;br /&gt;J’avais jeté un rapide coup d’œil à l’intérieur de la boutique sans encore prendre la mesure des trésors qu’elle pouvait contenir car à cette époque, nous étions encore des gens pressés. Je gardais le souvenir d’un sympathique bric-à-brac bien au-dessous des merveilles que j’allais découvrir ensuite.&lt;br /&gt;Le temps a suivi son cours…&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, nous emménagions définitivement dans la région. Nous avons eu besoin, comme il se doit, de produits divers et variés dont certains restaient difficiles à dénicher : une bonne pelle à neige par exemple mais pas en plastique parce qu’ici, quand ça tombe, c’est du sérieux !&lt;br /&gt;Le quincailler a donc eu droit à notre visite. Il avait la pelle désirée pour un prix parfaitement correct. Ma machine à café n’avait pas résisté au déménagement : j’ai trouvé chez lui un porte-filtres idéal entre des boîtes à bulles pour les enfants, des balles rebondissantes, un rouleau de gros scotch et différentes cires destinées à rénover les boiseries abîmées.&lt;br /&gt;Plus tard, nous avons à nouveau eu recours à lui quand nous cherchions un nouveau filtre pour la hotte de la cuisine et deux seaux destinés à recevoir le charbon de bois qui démarre notre feu quotidien ; notre sauveur nous a déniché deux très jolis récipients qui mettent aujourd’hui en valeur le coin cheminée de notre belle maison. Pour le filtre à hotte, aucun problème, il y en avait justement un tout neuf, adaptable à n’importe quel modèle, soigneusement rangé sous un lot de paillassons en fer. Tiens, à ce propos, nous avions aussi besoin de ce genre de paillasson ! Autant d’objets hétéroclites que nous ne pouvions nous procurer ailleurs que dans cette merveilleuse boutique !&lt;br /&gt;Ce que j’aime le plus en cet endroit c’est sa poésie : les jouets voisinent avec des seaux de chantier pour maçons ; des paquets de plâtre à prise rapide côtoient en bonne intelligence  des serpillières et des torchons ; le balai-brosse tient compagnie à un gentil nain de jardin ; les guirlandes électriques enrobent les parkas en tissu polaire proposées avec 40% de réduction et il n’est pas indécent de demander une lampe de poche en même temps qu’un cochonnet orange-fluo. &lt;br /&gt;Ce commerçant est un magicien, il a TOUT !!! Nous l’avons d’ailleurs surnommé « Monsieur  Quatout » et notre jeu de prédilection est à présent de chercher quelque chose qu’il n’aurait pas. Attention, l’exercice est ardu !&lt;br /&gt;Mais nous avons trouvé : il s’agissait d’un boulon manquant sur un de nos volets… Après plusieurs essais infructueux, M. Quatout a conclu qu’il nous fallait un boulon de 7. Malheureusement, il avait du 5, du 6, du 8 et tout le reste de la collection mais pas de 7. J’ai de la peine en y repensant, quel drame !!! Il nous a fallu une bonne dose de diplomatie pour convaincre notre nouvel ami qu’un boulon de 6 ferait aussi bien l’affaire. Il était prêt à aller chercher sa boîte à outils personnelle pour trouver de quoi nous satisfaire !&lt;br /&gt;Si un jour vous passez devant une quincaillerie « à l’ancienne » comme celle de M. Quatout, je vous en prie: entrez-y ! Vous trouverez obligatoirement un article dont vous avez besoin sans le savoir.&lt;br /&gt;Pour ma part, une nouvelle envie me tenaille : je voudrais bien visiter un jour l’arrière boutique de mon quincailler ; quand on a fait le tour du magasin, on imagine la fabuleuse réserve qui approvisionne ses rayons !&lt;br /&gt;Alors, puisque je prétends réaliser mes rêves : « Cher monsieur Quatout, à très bientôt ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Voisins&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des allées et retours quotidiens, ils ne sont jamais loin. Quelques propos échangés, des « apéros » partagés, on se confie nos clés, on garde les courriers, nos vies s’entremêlent.&lt;br /&gt;Pourtant, nous restons toujours un peu étrangers, sans doute une précaution de liberté.&lt;br /&gt;Parce que nous sommes intimes sans le désirer, nous restons proches sans nous forcer.&lt;br /&gt;Tout est une question de respect.&lt;br /&gt;Mon père m’a dit un jour : « tes voisins sont bien plus au courant de ta vie que les membres de ta famille, même si tu ne les connais pas. Ils te touchent sans le savoir, sans le vouloir. »&lt;br /&gt;Ce jour était douloureux car des gens qui vivaient près de nous venaient de disparaître dans un accident de voiture. J’avais envie de pleurer et je ne m’en sentais pas le droit : je ne les côtoyais pas, ils étaient simplement là, près de moi.&lt;br /&gt;Merci Papa d’avoir libéré mes larmes, elles étaient si lourdes… &lt;br /&gt;Aujourd’hui, je fais attention. Les âmes près de qui je respire, celles dont le cœur bat à côté du mien, sont si précieuses.&lt;br /&gt;On ne choisit pas ses voisins, on les aime de près ou de loin ; ils sont nos témoins.&lt;br /&gt;Et puis un jour, on ne les voit plus, la vie nous a séparés mais nous ne pourrons jamais oublier le bout de chemin partagé. &lt;br /&gt;Au revoir Georges, Alain, Nathalie, Marie-Noëlle, Alexandre, Claudie, Charlotte, Monique, Jacques, Cathy, Fred et tant d’autres… Bonjour Philippe, Josseline, Maguy, Michel, Jean-François, Max…&lt;br /&gt;Aucun ne sera remplacé, les nouveaux seront respectueusement ajoutés et je garderai  toute ma vie mes voisins bien au chaud dans mes pensées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-1837476288176572833?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/1837476288176572833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=1837476288176572833&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1837476288176572833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1837476288176572833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/03/petits-textes.html' title='Petits textes:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-4362840800660659565</id><published>2010-03-11T11:32:00.003+01:00</published><updated>2010-03-11T11:37:49.388+01:00</updated><title type='text'>Travaux presque terminés:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5jHFyP79tI/AAAAAAAABIw/2VlqVI5V6D0/s1600-h/SL386196.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5jHFyP79tI/AAAAAAAABIw/2VlqVI5V6D0/s320/SL386196.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5447322651506505426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Notre maison a un cœur tout neuf! Ses gros yeux (un bleu, un rouge) observent nos allées et venues, ils veillent à ce que nous soyons "confortables", comme disent les canadiens. J'ai vraiment l'impression que cette machine est vivante!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-4362840800660659565?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/4362840800660659565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=4362840800660659565&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4362840800660659565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4362840800660659565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/03/travaux-presque-termines.html' title='Travaux presque terminés:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5jHFyP79tI/AAAAAAAABIw/2VlqVI5V6D0/s72-c/SL386196.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2246089179454506110</id><published>2010-03-05T09:50:00.004+01:00</published><updated>2010-03-05T09:58:01.381+01:00</updated><title type='text'>Pause travaux:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5DHiPgq4CI/AAAAAAAABIY/f6O_L9sjRp8/s1600-h/SL386168.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5DHiPgq4CI/AAAAAAAABIY/f6O_L9sjRp8/s320/SL386168.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445071340583968802" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5DHPp_1IKI/AAAAAAAABIQ/PcSEhT7YvXE/s1600-h/SL386164.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5DHPp_1IKI/AAAAAAAABIQ/PcSEhT7YvXE/s320/SL386164.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445071021276471458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5DG5NWLvqI/AAAAAAAABII/ji57Md-dBoY/s1600-h/SL386159.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5DG5NWLvqI/AAAAAAAABII/ji57Md-dBoY/s320/SL386159.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445070635628478114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Petite pause littéraire pour cause de travaux manuels... Les artisans sont avec nous pour quelques jours et nous avons bien de la chance parce qu'ils sont tout simplement adorables! Nous mangeons ensemble le midi, des moments de pur bonheur! Ils nous installent un nouveau chauffage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-2246089179454506110?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/2246089179454506110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=2246089179454506110&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2246089179454506110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2246089179454506110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/03/pause-travaux.html' title='Pause travaux:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S5DHiPgq4CI/AAAAAAAABIY/f6O_L9sjRp8/s72-c/SL386168.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-3168905094006874176</id><published>2010-02-26T09:45:00.002+01:00</published><updated>2010-02-26T09:53:11.889+01:00</updated><title type='text'>Noms communs, suite et fin:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S4eL5kVZpMI/AAAAAAAABHw/qhL5UuAeGE8/s1600-h/SL386081.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S4eL5kVZpMI/AAAAAAAABHw/qhL5UuAeGE8/s320/SL386081.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5442472495822775490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vous avais prévenus, l'histoire est courte mais j'ai bien aimé l'écrire.&lt;br /&gt;Pascale B&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien s’était pris au jeu, il commençait à beaucoup s’amuser.&lt;br /&gt;-J’ai cru entendre parler d’un Monsieur Corniaud, j’avoue que je sèche un peu.&lt;br /&gt;-Un beau cas : il fait dans le contre-pied.&lt;br /&gt;-C'est-à-dire ?&lt;br /&gt;-Une intelligence rare ! Le concours Lépine n’existerait plus sans lui. Ses inventions sont innombrables au point que, faute de moyens financiers, il ne peut déposer ses brevets. Cet homme a beaucoup d’humour en plus d’être infiniment sympathique. Croyez-moi, il n’a eu aucun mal à trouver une charmante épouse. Nous avons aussi un Connard, très gentil, ingénieur informatique performant. Il aurait pu décider de changer son nom, vous savez que l’administration accède à ce genre de demande quand le nom de famille risque de porter un trop grand préjudice à son porteur.&lt;br /&gt;-Quel genre de préjudice ? s’étonna Adrien en attrapant une crevette d’un rose nacré qui semblait lui faire de l’œil.&lt;br /&gt;-La DISCRIMINATION, à l’embauche par exemple.&lt;br /&gt;-Oh !!!&lt;br /&gt;-Cela ne vous est jamais venu à l’esprit ?&lt;br /&gt;-S’appeler Pognon n’est pas dramatique, mises à part quelques blagues idiotes au moment de l’adolescence, je ne me souviens pas d’en avoir souffert. Enfin… J’oublie un évènement récent qui m’a blessé mais c’était sans gravité.&lt;br /&gt;-Taratata, ce genre de vexation laisse des traces indélébiles, nous sommes tous trop bien placés pour le savoir. Vous viendrez me parler de tout cela dans mon bureau un de ces jours. Mais revenons plutôt à notre ami Connard, qui est d’ailleurs inscrit à votre côté sur le plan de table. Figurez-vous que ses premiers pas dans la vie active ont été semés d’embûches particulièrement vexantes : les employeurs éventuels tiquaient sur ce nom disgracieux, ils hésitaient à signer le contrat d’embauche en dépit du curriculum vitae en or massif du jeune homme. &lt;br /&gt;-Comment s’en est-il sorti ?&lt;br /&gt;-Il a refusé de renier son nom et a envoyé ses CV à toutes les entreprises anglo-saxonnes qu’il a pu dénicher. Nos cousins Anglais et Américains ne connaissent pas la signification de l’insulte franchouillarde, un Connard ne les dérangeait aucunement et ils ont tout lieu de s’en féliciter aujourd’hui. Il se marie la semaine prochaine. Et toc ! &lt;br /&gt;-En dehors de ce M. Connard, qui sera à mes côtés au cours du repas ?&lt;br /&gt;Sherlock marqua une pause et répondit avec une mine contrite :&lt;br /&gt;-Une jeune fille tout à fait adorable, invitée par votre grand-père. Elle est notre nouvelle secrétaire. Soyez délicat avec elle, son patronyme lui pose ici quelques problèmes et les remarques déplacées pourraient la vexer.&lt;br /&gt;-Vous m’intriguez ! Je ne vois pas quel nom pourrait être suffisamment hallucinant pour mettre quelqu’un mal à l’aise aujourd’hui.&lt;br /&gt;-La pauvre ! Elle s’appelle Virginie De La Couvrerie d’Armentière, vous imaginez, un nom pareil ! La vie vous joue parfois de ces tours… Que voulez-vous, on ne choisit pas sa famille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;III&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien sentit son cœur chavirer. Virginie était là !&lt;br /&gt;Quand le tintement impérieux de la clochette invitant les convives à prendre leur place retentit, le jeune homme suivit le flot qui se déversait dans la salle des banquets. Chacun cherchait le petit carton mentionnant son nom, des exclamations satisfaites fusaient de tous côtés. Apparemment, les choses étaient bien faites et les invités étaient prêts à déguster le festin dans la joie et l’appétit.&lt;br /&gt;Patrick Connard était déjà assis quand Adrien s’installa. Les deux jeunes gens sympathisèrent immédiatement ; les appétits étaient aiguisés par l’ambiance festive.&lt;br /&gt;Cependant, la chaise à la droite d’Adrien restait vide. &lt;br /&gt;Où est-elle, se demanda le jeune homme inquiet, où est mon grand-père ? Les conversations avaient repris, on s’émerveillait du nombre de couverts savamment répartis autour de chaque assiette ; une entrée était prévue avant le plat de poisson, quatre verres délimitaient chaque emplacement, les vins seraient au moins aussi nombreux que les plats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Où est-elle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la jeune fille se glissa sur la chaise qui lui était destinée, le cœur d’Adrien prit le rythme nécessaire pour parcourir un cent mètre lors d’une compétition internationale d’athlétisme. Ses mains tremblaient, sa gorge était sèche, il ne savait pas quoi dire et se sentait parfaitement idiot. Patrick Connard s’était lancé dans une description haletante de sa dernière partie de pêche à la truite, il décrivait avec moult détails la technique artistique et compliquée indispensable pour déjouer les ruses du poisson en principe impossible à piéger.&lt;br /&gt;-Elles sont sportives ces coquines, expliquait-il, nous aurions bien du mal à remonter les rivières qu’elles sont capables de franchir ! Quand elles sont dans leur trou, vous pouvez toujours courir pour les attraper ! L’une d’elles a tout simplement cassé net ma ligne et elle a dédaigneusement recraché le leurre que je lui avais lancé, vous vous rendez compte !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Virginie dépliait délicatement sa serviette de table, elle semblait accorder un grand intérêt au récit de l’ingénieur.&lt;br /&gt;Adrien se redressa, il ne voulait pas se montrer impoli.&lt;br /&gt;-Bonjour Virginie, murmura-t-il sans oser la regarder dans les yeux.&lt;br /&gt;-Bonjour Adrien, c’est gentil d’être venu, répondit-elle doucement, comment vas-tu ?&lt;br /&gt;-Assez bien et toi ?&lt;br /&gt;-Je vais mieux.&lt;br /&gt;-J’ai cru comprendre que tu étais la nouvelle secrétaire de l’association ?&lt;br /&gt;-Ce n’est pas officiel, je dois encore franchir une étape importante mais j’ai bon espoir.&lt;br /&gt;-Comment as-tu rencontré mon grand-père ?&lt;br /&gt;-Sherlock Holmes me l’a présenté.&lt;br /&gt;-Sherlock ? Tu le connaissais ?&lt;br /&gt;-Pas le moins du monde, c’est lui qui m’a trouvée. Il est détective privé.&lt;br /&gt;-J’aurais dû m’en douter, sourit Adrien.&lt;br /&gt;La jeune fille tendit sa main droite et présenta son verre au jeune homme, la bague de fiançailles qu’il lui avait offerte plusieurs mois auparavant brillait de tous ses feux autour de l’annulaire joliment manucuré.&lt;br /&gt;-Voudrais-tu me verser un peu d’eau s’il te plaît ?&lt;br /&gt;Adrien s’exécuta tandis que le rouge lui montait aux joues. Elle avait gardé la bague ! Ce détail aurait dû le rassurer s’il y avait fait attention alors qu’il attendait vainement une réponse à sa lettre d’excuses. Comment n’y avait-il pas pensé ? Virginie l’aimait donc encore un peu !&lt;br /&gt;-Monsieur Adrien Pognon, regardez-moi dans les yeux ! ordonna la jeune fille en se penchant vers lui, regardez-moi bien et répondez sans détour : voulez-vous m’épouser ?&lt;br /&gt;-Comment mais…&lt;br /&gt;-J’ai dit « sans détour » !&lt;br /&gt;-Bien sûr, évidemment mais je croyais…&lt;br /&gt;-Tu te trompais. &lt;br /&gt;-Tu ne m’aimais plus !&lt;br /&gt;-Erreur profonde ! &lt;br /&gt;-Tu as refusé de répondre à mon message.&lt;br /&gt;-Je n’ai pas répondu, nuance ! Cela ne signifiait pas que je ne le ferais jamais. &lt;br /&gt;-Pourquoi ?&lt;br /&gt;-Parce que j’avais honte.&lt;br /&gt;-Honte ? Mais c’est moi qui…&lt;br /&gt;-J’ai pensé que je ne te méritais pas. Le jour de notre mariage, la surprise et la réaction fulgurante de ma mère m’ont empêchée de réagir comme j’aurais dû le faire. Je t’aime et je n’ai pas su te défendre. Je n’ai pas osé affronter ta légitime déception. Ta lettre m’a ensuite révélé à quel point je t’avais fait du chagrin. J’étais désespérée. Me pardonneras-tu un jour ?&lt;br /&gt;-Mon amour, tu es en train d’inverser les rôles. Je suis le seul fautif et c’est à toi de me pardonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sherlock s’était installé en face des deux jeunes gens, il les observait attentivement et sourit d’aise en voyant les premiers plats circuler autour d’eux sans qu’ils prennent la peine d’interrompre leur conversation passionnée. Ils sont dans leur monde à eux, constata-t-il en remplissant son assiette avec enthousiasme, ma mission est terminée.&lt;br /&gt;Le grand-père d’Adrien avait fait appel à ses services pour retrouver la malheureuse petite fiancée. Le détective n’avait eu aucun mal à contacter la jeune fille et à découvrir l’affreux malentendu qui risquait de briser un amour pourtant sincère. Il avait convaincu Virginie de rejoindre l’association, lui offrant ainsi l’occasion de connaître le grand-père d’Adrien et d’organiser cette rencontre réparatrice. L’aventure lui avait en outre permis de découvrir en Virginie la nouvelle secrétaire qu’il désespérait de pouvoir dénicher.&lt;br /&gt;Sherlock leva son verre en direction du président Charles Adam qui venait de faire son entrée, tous les convives suspendirent leur dégustation, prêts à se rassasier de bonnes paroles en attendant le plat suivant.&lt;br /&gt;Seuls Virginie et Adrien restèrent indifférents à l’édifiant discours.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Epilogue :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mariage fut célébré une semaine plus tard sous l’égide de sainte Rita, patronne des causes désespérées, dont la petite statue avait été installée, pour l’occasion, à côté du jeune couple.&lt;br /&gt;La cérémonie fut marquée du sceau de la simplicité. Peu de convives, juste les parents et amis proches. Madame de la Couvrerie d’Armentière se résigna à faire bonne figure et parvint à dissimuler son amertume lorsque sa fille lui présenta son tout nouveau livret de famille. Cette dame était née « Pichounet Marguerite », elle avait accompli le rêve de sa vie en épousant l’homme dont elle avait ensuite porté le nom comme une bannière. La situation se retournait et le bonheur de sa fille la laissait pantoise… Le grand-père d’Adrien embrassa tendrement la jeune madame Pognon et serra non moins tendrement son petit-fils dans ses bras au sortir de l’église. Sa tâche était accomplie, une charmante secrétaire en la personne de Virginie allait apporter sa bienveillante attention au bon fonctionnement de l’association et Adrien avait accepté de postuler pour remplacer le président sortant. Les personnes affublées de patronymes originaux pouvaient dormir tranquilles, la relève était assurée dans la plus grande discrétion et pour longtemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-3168905094006874176?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/3168905094006874176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=3168905094006874176&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3168905094006874176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3168905094006874176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/02/noms-communs-suite-et-fin.html' title='Noms communs, suite et fin:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S4eL5kVZpMI/AAAAAAAABHw/qhL5UuAeGE8/s72-c/SL386081.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-3405613667465466387</id><published>2010-02-19T12:16:00.003+01:00</published><updated>2010-02-19T12:23:49.248+01:00</updated><title type='text'>Noms communs (nouvelle):</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S350u56tfVI/AAAAAAAABHo/v7RLRcufSyY/s1600-h/SL385971.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S350u56tfVI/AAAAAAAABHo/v7RLRcufSyY/s320/SL385971.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439913749080014162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S350Z0JAb_I/AAAAAAAABHg/1ZlGii7O7lI/s1600-h/SL385977.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S350Z0JAb_I/AAAAAAAABHg/1ZlGii7O7lI/s320/SL385977.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439913386752110578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vous livre cette nouvelle en deux morceaux, le deuxième sera pour la semaine prochaine. Cette histoire vous surprendra peut-être, j'espère surtout qu'elle ne vous indisposera pas, Bonne lecture!&lt;br /&gt;Pascale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien s’était agenouillé devant la statue de sainte Rita, si petite et si simple tout au fond de l’immense église. Il pleurait.&lt;br /&gt;Quelques minutes plus tôt, les invités avaient quitté la mairie à la suite de la jeune mariée outragée, le laissant seul avec sa honte. &lt;br /&gt;Comment avait-il pu croire qu’une si jeune et jolie jeune fille, bien née qui plus est, accepterait de porter son nom sans broncher? &lt;br /&gt;Il avait réussi à dissimuler son patronyme pendant tout le temps des fiançailles, l’amour de l’élue de son cœur semblait sincère. Elle l’avait aimé encore plus quand il lui avait annoncé sa nomination au poste de directeur de banque. Nul doute qu’elle saurait passer au dessus du handicap qu’il avait lui-même courageusement surmonté tout au long de sa vie.&lt;br /&gt;Las ! Quand monsieur le maire avait demandé :&lt;br /&gt;-Mademoiselle Virginie, Amélie, Jeanne, Marie De La Couvrerie d’Armentière, acceptez-vous de prendre pour époux monsieur Adrien Pognon, directeur de banque ici présent ?&lt;br /&gt;Un silence vertigineux avait répondu à la sollicitation… La maman de la future mariée, folle de rage, s’était interposée :&lt;br /&gt;-Il n’en est évidemment pas question voyons ! N’est-ce pas ma chérie ? Comment avez-vous pu… avait-elle ajouté en pointant un doigt accusateur vers son ex-futur-gendre avant de lui tourner le dos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vieux monsieur à la démarche chancelante s’approcha silencieusement du jeune marié éconduit. Il s’appuya sur sa canne pour se pencher vers Adrien toujours agenouillé devant Sainte Rita.&lt;br /&gt;-Tu pleures, je te comprends mon enfant, j’ai du chagrin moi aussi.&lt;br /&gt;-Oh grand-père, si tu savais…&lt;br /&gt;-Elle n’a pas voulu porter notre nom.&lt;br /&gt;-Quitter un « De la Couvrerie d’Armentière » pour un « Pognon », il faut reconnaître que cela représente une sacrée marche !&lt;br /&gt;-Dans le sens de la montée ou de la descente ?&lt;br /&gt;-Je n’ai pas envie de rire.&lt;br /&gt;-Moi non plus. Ta grand-mère n’a pas hésité une seconde quand nous nous sommes mariés, ta mère non plus quand elle a épousé ton père.&lt;br /&gt;-Ce n’était pas pareil.&lt;br /&gt;-Pourquoi ? Ma fiancée s’appelait « Charpentier », ta mère « Prunet », elles n’ont pas méprisé « Pognon » bien au contraire et elles l’ont porté avec beaucoup de fierté.&lt;br /&gt;-Virginie a eu peur.&lt;br /&gt;-Elle a été surprise, tu aurais dû la prévenir dès le début de votre relation. Tu as eu honte de ton nom, de notre nom, c’est cela qui me fait de la peine. Les gens qui l’ont porté avant toi lui ont fait honneur.&lt;br /&gt;-Oh, grand-père !&lt;br /&gt;-La noblesse de ton patronyme viendra de toi. Je ne doute pas de ton avenir car tu as du courage et tu as toujours très bien travaillé à l’école. Sèche tes larmes et reprends ta route.&lt;br /&gt;-Que dois-je faire ?&lt;br /&gt;-Pour commencer, tu vas présenter tes excuses à ta fiancée et à sa famille. Ensuite…&lt;br /&gt;-Ensuite ?&lt;br /&gt;-Et bien, la balle sera dans leur camp, tu verras bien si la jolie Virginie t’aime vraiment.&lt;br /&gt;-Alors là, ça m’étonnerait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ses doutes, Adrien se plia à la prière de son grand-père. Il rédigea un message laconique à Mme et M. De la Couvrerie d’Armentière, leur pardon lui importait peu. Il s’épancha beaucoup plus dans la lettre qu’il envoya à Virginie. Accepterait-elle  un jour de lui pardonner son mensonge par omission? &lt;br /&gt;Après deux bons mois sans nouvelle, il comprit que son espoir avait été vain. «  Mon cœur va s’endurcir, c’est plutôt un avantage dans mon métier, conclut-il sombrement, je ne me marierai plus jamais. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Six mois plus tard, le coursier habituel de la banque déposa un courrier recommandé qui laissa le jeune directeur perplexe.&lt;br /&gt;La grande enveloppe d’un papier de très belle qualité contenait une invitation personnelle émanant d’une association (à but non lucratif) totalement inconnue: la « Nominari non volunt ».&lt;br /&gt;« Invitation exceptionnelle et très personnelle :&lt;br /&gt;La réception annuelle de notre confédération se tiendra le 07 mai 2009 dans le salon rouge de l’hôtel Lutétia à Paris, vous êtes attendu à partir de 11h00. &lt;br /&gt;Vous devrez présenter ce carton d’invitation au « nomenculator »qui se tiendra à l’entrée du salon.&lt;br /&gt;Aucune réponse n’est désirée car nous ne doutons pas de votre venue.&lt;br /&gt;En votre aimable attention, bien à vous… »&lt;br /&gt;-« Nominari non volunt » c’est une plaisanterie, s’exclama Adrien en tendant l’enveloppe à sa secrétaire. &lt;br /&gt;-Non, c’est du latin, répliqua très professionnellement la jeune femme, «Ils ne veulent pas de la notoriété », le « nomenculator » est celui qui annonce les noms, en l’occurrence ceux des invités au fur et à mesure de leur arrivée.&lt;br /&gt;-Vous parlez latin ?&lt;br /&gt;-Je l’avais pris en option pour le BAC, ça m’a rapporté deux points.&lt;br /&gt;-Avez-vous des informations sur cette association ?&lt;br /&gt;-Peu de choses, elle est inscrite dans la liste des « loi 1901 ». On peut parler d’un club très privé qui ne manque pas de moyens si l’on en juge par le lieu choisi pour ce rassemblement. Elle est ouverte aux personnes portant des noms incongrus si j’ai bien compris l’intitulé administratif. Le président s’appelle M. Adam. J’ai envoyé un message au siège de l’association pour m’informer.&lt;br /&gt;-Ce monsieur n’a pas de téléphone ?&lt;br /&gt;-Les moteurs de recherche sur internet donnent plus de trois cent mille réponses en moyenne pour ce nom, j’ai renoncé.&lt;br /&gt;-« Adam », cela n’a rien d’original.&lt;br /&gt;-Question de point de vue.&lt;br /&gt;-C’est le premier patronyme du monde si l’on en croit la bible. Comment cette association a-t-elle eu mes coordonnées et pourquoi m’invite-t-elle ?&lt;br /&gt;-Les adhérents ont chacun le droit d’inviter une personne lors de leur congrès annuel, quelqu’un vous a choisi. Votre nom de famille y est sans doute pour quelque chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La secrétaire ne s’inquiéta pas de savoir si son patron honorerait l’invitation, elle n’avait de toute façon pas besoin de rédiger une réponse et elle était d’une nature très discrète.&lt;br /&gt; Adrien glissa l’enveloppe dans sa sacoche de travail sans faire de commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;II&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Si vous voulez bien me suivre…&lt;br /&gt;Le majordome s’inclina obséquieusement devant Adrien et le précéda jusqu’à l’antichambre  du somptueux salon réservé par la mystérieuse association. L’homme se dirigea vers un deuxième majordome muni d’une canne au pommeau argenté ciselé avec art. Ce dernier prit connaissance du carton d’invitation d’un air entendu et Adrien fut invité à franchir le lourd rideau de velours qui masquait l’entrée proprement dite.&lt;br /&gt;L’atmosphère des lieux était solennelle, comment ne pas se sentir intimidé en pénétrant dans cet hôtel chargé d’Histoire dont les volumes et les ornements gardaient intacts les fastes de la haute société d’antan ?&lt;br /&gt;J’aurais mieux fait de m’abstenir, s’angoissa le jeune homme. Bon, tant pis, « à cœur vaillant rien d’impossible » comme dirait mon pépé.&lt;br /&gt;Il s’engagea bravement dans la salle.&lt;br /&gt;Un buffet à faire pâlir d’envie les gens richissimes pourtant pas mal blasés  avait été dressé : les toasts au caviar voisinaient avec de petites brochettes chargées de gambas grillés, de jolis godets contenant des mises en bouche concoctées par un chef cuisinier vraisemblablement prestigieux promettaient des plaisirs propres à contenter les estomacs les plus délicats.  Une multitude de salades composées étaient savamment disposées entre des toasts généreusement tartinés de foie gras truffé. &lt;br /&gt;Hum, pensa Adrien, suis-je bien à ma place ici ???&lt;br /&gt;La voix sentencieuse du majordome retentit brutalement, chiffonnant l’atmosphère feutrée du moment.&lt;br /&gt;-Monsieur Adrien Pognon, mademoiselle Justine Chiffon, Monsieur Georges Trompette, madame et monsieur Aimable Râleur, Monsieur Ratelier, madame Prout, Monsieur Nougat, Monsieur Lanus…&lt;br /&gt;Les convives se succédaient et la liste totalement fantaisiste très sérieusement égrenée par le nomenculator semblait ne jamais devoir se terminer. &lt;br /&gt;Je suis dans la quatrième dimension, conclut intérieurement le jeune homme ahuri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sage brouhaha qui bourdonnait dans la salle s’interrompit tout à coup. En dirigeant ses yeux vers le fond de la salle, Adrien sentit un frisson le parcourir et son rythme cardiaque monta en puissance. Un vieillard très élégant venait de monter sur une petite estrade située juste sous les immenses fenêtres occultées par de merveilleux rideaux ornés de broderie anglaise. Il  attrapa un micro et toussota discrètement :&lt;br /&gt;-Hum, hum, mesdames, messieurs, bienvenue à tous ! Pour ceux qui ne me connaissent pas encore je me nomme Antoine Pognon et je suis le fondateur de cette association dont nous fêtons aujourd’hui les 35 ans d’existence. Merci de vous montrer une nouvelle fois fidèles à notre rendez-vous. Votre soutien indéfectible me va droit au cœur!&lt;br /&gt;Si j’en crois la liste que notre nomenculator vient de me remettre, tout le monde est arrivé, personne ne manque à l’appel. Je vous invite donc à faire connaissance, pour ceux qui découvrent notre groupe et, pour les plus anciens, à déguster le plaisir des retrouvailles. Une clochette vous avertira lorsque la table du banquet sera prête. Mon ami Charles Adam, le premier adhérent et, depuis de nombreuses années, notre très respecté président, nous rejoindra à ce moment là. Je vous remercie pour votre attention. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien n’en croyait ni ses yeux ni ses oreilles… Son grand-père avait fondé cette association surréaliste il y avait de cela 35 ans et ne lui en avait jamais parlé ! Pourquoi, comment ???&lt;br /&gt;Il cherchait des yeux son aïeul quand une main se posa sur son épaule :&lt;br /&gt;-Monsieur Adrien Pognon je présume? lui demanda un homme plutôt âgé, légèrement rondouillard, habillé à la manière de Sherlock Holmes et une pipe que le célèbre détective n’aurait pas reniée à la main. &lt;br /&gt;- En effet…&lt;br /&gt;-Je me présente : Archibald Sherlock Holmes Doyle, pour vous servir. Votre charmant grand-père m’a prié de vous introduire au sein de notre cercle déjà ancien mais tout nouveau pour vous m’a-t-il dit.&lt;br /&gt;-Enchanté, je ne comprends pas très bien…&lt;br /&gt;-Evidemment, cela doit faire un choc ! répondit avec un rire indulgent et légèrement satisfait Archibald Sherlock Holmes Doyle.&lt;br /&gt;Il tapota gentiment l’épaule d’Adrien.&lt;br /&gt;-Appelez-moi Sherlock, vous faites partie de notre grande famille et je vais vous présenter quelques uns de ses membres, suivez-moi ! s’écria-t-il en brandissant sa pipe fumante vers le centre du buffet, les toasts sont sublimes cette année, vous ne trouvez pas ?&lt;br /&gt;-Stop ! répondit fermement Adrien en barrant la route à son mentor bedonnant, expliquez-moi d’abord pourquoi mon grand-père a fondé cette association, pourquoi il a attendu mes bientôt trente ans pour me faire découvrir son œuvre, pourquoi y avez-vous adhéré, pourquoi…&lt;br /&gt;-Excellent ! Je ne savais pas par qui commencer et vous venez de m’ouvrir la voie. Je connais un monsieur « Pourquoi » qui sera ravi de faire votre connaissance, il fait partie des hommes de la première heure, les pères fondateurs ! C’est un chercheur reconnu dans le monde entier ;  il me semble l’avoir aperçu du côté des crudités…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sherlock fendit la foule, sa pipe en étendard, ne laissant plus le loisir de répondre au jeune homme estomaqué.&lt;br /&gt;Le brouhaha des conversations avait repris avec un peu plus d’intensité, Adrien se sentait légèrement étourdi. Il s’appliqua cependant à suivre son guide dont la bonne humeur le rassurait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dernier venait de jeter son dévolu sur une assiette garnie de canapés multicolore et entamait une étude gastronomique exhaustive des garnitures proposées quand le jeune homme le rejoignit.&lt;br /&gt;-Ces sandwichs sont agréables sans plus, décréta Sherlock Holmes en s’essuyant le coin des lèvres, leurs couleurs sont trompeuses et confirment l’expression bien connue : « Tout ce qui brille n’est pas or. » Ou quelque chose comme ça. L’inverse est souvent vrai, soit dit en passant ; goûtez-moi donc ce toast aux rillettes un peu racorni dans son petit coin là-bas ! &lt;br /&gt;-Excellent en effet.&lt;br /&gt;- Savoureux, délicieux, voluptueux même s’il est un peu rugueux… Les qualificatifs manquent pour décrire une telle merveille ! Et pourtant, il ne paie pas de mine. Bien, où en étions-nous ?&lt;br /&gt;-Vous vous proposiez de me présenter certaines personnes…&lt;br /&gt;-Exactement ! Je vais tout d’abord soumettre votre sagacité à un jeu de devinettes : vous vous appelez Adrien Pognon et vous êtes banquier si mes renseignements sont exacts.&lt;br /&gt;-C’est vrai.&lt;br /&gt;-Voyez-vous cet homme très grand, très charpenté et très occupé à déguster des toasts aux crudités, que dis-je « déguster » il les gobe ni plus ni moins. Et bien ce monsieur s’appelle Patrick Leplâtre, d’après vous, quelle est sa profession ?&lt;br /&gt;-Entrepreneur en maçonnerie je suppose ?&lt;br /&gt;-Perdu mais l’idée est bonne, vous avez de la ressource. Il est chirurgien orthopédiste. La jeune fille élégante qui lui parle avec animation s’appelle Justine Chiffon.&lt;br /&gt;-Elle travaille dans le prêt-à-porter !&lt;br /&gt;-Vous progressez, elle tient une boutique de lingerie fine.&lt;br /&gt;Les personnes citées adressèrent un signe amical à Sherlock avant de reprendre leur passionnante conversation. Ce dernier lança un regard circulaire autour du buffet et désigna un petit homme modestement vêtu qui souriait béatement à une grosse dame rouge de plaisir.&lt;br /&gt;-Ce monsieur se nomme « Bilboquet ».&lt;br /&gt;-Il fabrique des jouets !&lt;br /&gt;-Congratulations, vous êtes tombé pile !&lt;br /&gt;-Il n’a pas la tête de l’emploi.&lt;br /&gt;-Il en a le nom, voyons ! Comme beaucoup de personnes ici présentes, son patronyme épouse légitimement ses activités. Nous avons un Monsieur Bébé…&lt;br /&gt;-Pédiatre de son état ou bien gynécologue obstétricien.&lt;br /&gt;-Bingo pour le pédiatre, je suis fier de vous ! Attention cependant : le nom n’implique pas forcément l’état, il peut aussi accompagner quelques particularités physiques. Voyez la dame délicieuse qui parcourt la salle pour offrir des coupes de champagne !&lt;br /&gt;-Elle est quelque peu enrobée…&lt;br /&gt;-Précisez !&lt;br /&gt;-Hum… Sa poitrine est opulente.&lt;br /&gt;-Donc elle s’appelle ?&lt;br /&gt;-Madame Poitrine ?&lt;br /&gt;-Madame Grosseins, et ce n’est pas un mensonge comme vous pouvez le constater. Adorable femme, j’irai la saluer tout-à l’heure. Parlons un peu de Monsieur Lanus !&lt;br /&gt;-Proctologue.&lt;br /&gt;-Une référence dans son domaine, je vous le conseille au cas où…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-3405613667465466387?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/3405613667465466387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=3405613667465466387&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3405613667465466387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3405613667465466387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/02/noms-communs-nouvelle.html' title='Noms communs (nouvelle):'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S350u56tfVI/AAAAAAAABHo/v7RLRcufSyY/s72-c/SL385971.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-6874976191180780788</id><published>2010-02-12T09:40:00.003+01:00</published><updated>2010-02-12T09:50:59.892+01:00</updated><title type='text'>Encore un petit texte:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S3UVyAAkJ5I/AAAAAAAABHY/cL9AjMEGtGE/s1600-h/img454.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 236px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S3UVyAAkJ5I/AAAAAAAABHY/cL9AjMEGtGE/s320/img454.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5437276073859753874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Juste un petit avec son dessin. Pour ceux qui visitent le site de "murol-terre-des- arts" (http://murol-terre-des-arts.wifeo.com), cela fera double emploi. Alors promis, la semaine prochaine vous aurez droit à  une "nouvelle" que je vous ai concoctée.&lt;br /&gt;Bonne semaine à tous!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Texte n°3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'épicier-boulanger:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tout le monde l’attend, il passe entre 10 et 11h00 le mardi, le vendredi et le dimanche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Grâce à lui, on peut compter sur du pain frais plus toutes les menues choses que l’on oublie régulièrement et dont on ne peut se passer pour vivre (en ce qui me concerne, il s’agit le plus souvent des œufs et des oignons…)&lt;br /&gt;Imaginez un petit village perdu dans la montagne, la neige est tombée, le froid intense a transformé les routes en longs rubans de gel et nous voilà dans l’impossibilité d’aller chercher le beurre ou le sel oubliés. On aimerait bien aussi avoir du pain et puis le journal du coin si c’était possible, bref : tous ces petits riens qui rendent la vie quotidienne acceptable.&lt;br /&gt;Après quelques instants de désespoir, une lumière illumine tout à coup nos esprits engourdis :&lt;br /&gt;-Le boulanger passe aujourd’hui, non ?&lt;br /&gt;-Mais oui, où avais-je la tête ! OUFFFF !&lt;br /&gt;Le soulagement réchauffe instantanément nos cœurs meurtris parce que cet épicier-boulanger là : il passe ! Quelque soit le temps, même sur 15 cm de verglas, il viendra !&lt;br /&gt;Le jour de notre première rencontre, je lui ai posé une question indécente :&lt;br /&gt;-Vous arrive-t-il de ne pas pouvoir venir ?&lt;br /&gt;J’envisageais sereinement cette possibilité car les réparateurs d’appareils multimédias d’une grande enseigne ayant pignon sur rue venaient de se décommander à cause du mauvais temps, me laissant privée de télévision pour une période indéterminée ou plutôt, pour une période entièrement dépendante de la météorologie donc indéterminable. &lt;br /&gt;La réponse de mon humble épicier a été sans appel :&lt;br /&gt;-Je passe toujours.&lt;br /&gt;-Même s’il y a du gel ?&lt;br /&gt;-Toujours !&lt;br /&gt;Je n’ai pas insisté car je risquais de devenir insultante.&lt;br /&gt;« IL PASSE TOUJOURS » on vous dit, non mais ! Et c’est vrai ! &lt;br /&gt;Il suffit de guetter son klaxon tonitruant qui retentit dès que son camion arrive sur la place de l’église. Après quelques secondes de silence, les portes s’ouvrent, les gens apparaissent chaussés à la va-vite, le manteau rapidement jeté sur les épaules et le porte-monnaie à la main. On a besoin de pain, les étourdis ont besoin du reste. &lt;br /&gt;Tout le monde se salue, les sourires sont de rigueur. Pourtant, il s’en est passé des choses pendant les courtes secondes qui ont précédé : on a dévalé l’escalier au risque de se casser une jambe, on a arraché le lacet qui refusait d’obéir à nos doigts impatients, on a failli déchirer la manche de l’anorak récalcitrant et on est sorti en simple pull au risque d’attraper une pneumonie. Tout cela pour ne pas laisser s’envoler notre épicier-boulanger préféré.&lt;br /&gt;L’homme le plus désiré de la terre ne nous en demandait pas tant ; il a vu les rideaux bouger, entendu les cris étouffés et il a tranquillement ouvert son auvent derrière lequel la marchandise nous attend.&lt;br /&gt;La précipitation était inutile. Les absents retrouveront leur pain bien coincé avec la poignée de leur porte et s’il ne me voit pas, il viendra s’arrêter juste sous mes fenêtres car il me sait un peu dure d’oreille. &lt;br /&gt;Cet homme est serein : nous avons tant besoin de lui ! &lt;br /&gt;Il voyage de village en village, de maison en maison, chaque jour que Dieu fait. Il ne répand pas la bonne nouvelle, il distribue le journal !&lt;br /&gt;Et partout où il s’est arrêté, les gens rentrent chez eux apaisés, accompagnés par son sourire bienveillant, calme et discret.&lt;br /&gt;Au revoir monsieur l’épicier courageux, je vous remercie sincèrement avec tout mon respect.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-6874976191180780788?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/6874976191180780788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=6874976191180780788&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6874976191180780788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/6874976191180780788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/02/encore-un-petit-texte.html' title='Encore un petit texte:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S3UVyAAkJ5I/AAAAAAAABHY/cL9AjMEGtGE/s72-c/img454.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-631020458885512598</id><published>2010-02-05T14:41:00.005+01:00</published><updated>2010-02-05T14:51:39.251+01:00</updated><title type='text'>Ma nouvelle vie:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2wiYUqdtGI/AAAAAAAABHI/xqm7BaXz9So/s1600-h/SL385893.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2wiYUqdtGI/AAAAAAAABHI/xqm7BaXz9So/s320/SL385893.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434756651588367458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2wiJKPTIhI/AAAAAAAABHA/GGualNVaZas/s1600-h/SL385891.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2wiJKPTIhI/AAAAAAAABHA/GGualNVaZas/s320/SL385891.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434756391092036114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2wh3LlSG5I/AAAAAAAABG4/hcCpKwUPYjI/s1600-h/SL385881.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2wh3LlSG5I/AAAAAAAABG4/hcCpKwUPYjI/s320/SL385881.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434756082215033746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2whnbW3WPI/AAAAAAAABGw/omPx7_MN6Wk/s1600-h/SL385875.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2whnbW3WPI/AAAAAAAABGw/omPx7_MN6Wk/s320/SL385875.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434755811571620082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je continue la série avec un texte sur les deux facteurs qui ont accompagné mon aventure. Inutile de préciser à quel point je les respecte et les remercie.&lt;br /&gt;Petit conseil: prenez soin de votre facteur, il fait partie de votre vie.&lt;br /&gt; Les images ont été prises lors d'une belle promenade neigeuse au dessus du lac Chambon, sur le site de "la dent du Marais".&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte N°2: &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Mon facteur&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le facteur, c’est MON facteur ! Le mien à moi et à personne d’autre !&lt;br /&gt; Comme tout le monde, j’ai envie de me sentir chouchoutée, incontournable besoin d’amour qui nous taraude tous depuis la naissance jusqu’aux derniers jours de notre vie. Cette nécessité absolue reste en veille tant qu’elle est à peu près contentée mais se manifeste toute neuve et impérative dès qu’un évènement nous déstabilise. Cela peut être l’annonce d’une naissance, d’un mariage, d’une fête, les possibilités sont infinies et je les accueille toutes ! Cela peut être l’annonce d’un décès, d’une catastrophe ; dans ce dernier registre l’imagination de la vie est malheureusement illimitée mais je prends quand même. &lt;br /&gt;Un beau jour d’été, l’envie m’a prise de déménager : changer d’horizon, de maison et de tout ce qui va avec. Sacré pari quand on vit depuis plusieurs décennies au même endroit !&lt;br /&gt;En voilà des cartons à remplir, des objets à redécouvrir, des souvenirs avant de partir ! Tout était sage et simple ; on bouscule, on jette, on rassemble et puis… On dit au revoir aux choses, aux gens qui nous entouraient ; l’émotion prend soudain une place dérangeante.&lt;br /&gt;Le témoin de tout cela s’est manifesté très courtoisement dès que je lui ai fait signe. Il suivait ma vie en toute discrétion depuis une bonne vingtaine d’années, glissant en vrac dans ma boîte aux lettres les messages de bonheur, de malheur, saluant presque quotidiennement tous les membres de ma famille, regardant grandir mes enfants, cachant précautionneusement la clé que j’avais oubliée sur la boîte aux lettres pour que mon intimité ne se retrouve pas exposée à de mauvais regards… &lt;br /&gt;Heureusement, le départ s’annonçait pour la fin de l’année. J’ai donc pris prétexte des étrennes pour lui annoncer ma prochaine disparition.&lt;br /&gt;Quel coup ! &lt;br /&gt;-Oh ! vous partez, a-t-il simplement répondu, c’est bien pour vous mais ça me fait quelque chose.&lt;br /&gt;Et à moi donc !&lt;br /&gt;Il a compris et m’a saluée une ultime fois le jour du déménagement en tortillant sa mobylette pour passer derrière le gros camion envahissant. &lt;br /&gt;-Les changements d’adresse sont en place, votre fille recevra bien son courrier à Paris et vous en Auvergne, j’ai prévenu mon collègue pour les colis ! m’a-t-il rassurée en me serrant la main.&lt;br /&gt;Pourquoi ne l’ai-je pas embrassé, sotte que je suis !&lt;br /&gt;MON facteur m’a dit au revoir et je sais qu’il continue à veiller sur moi là-bas… J’ai fait suivre mon courrier pour six mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie s’est doucement réorganisée avec les soucis de mise en route, les angoisses face à l’inconnu. &lt;br /&gt;Il est tout de suite venu et je l’ai immédiatement reconnu !&lt;br /&gt;-Bonjour madame, je suis votre facteur, vous me verrez tous les jours, je fais la tournée de tous les hameaux de la commune ! a-t-il joyeusement annoncé quand j’ai pointé le bout de mon nez, un peu intimidée, sur le seuil de ma nouvelle porte.&lt;br /&gt;C’était comme si la lumière s’allumait enfin au dessus de ma maison ! Le messager indispensable se manifestait avec bienveillance, il légitimait ma présence, il allait prendre soin de ma vie. &lt;br /&gt;Mon facteur d’avant a passé le relais et, l’a-t-il fait exprès,  son successeur est parfait ! Je l’ai d’ailleurs embrassé celui-là, le jour des vœux de madame le maire. Non mais !&lt;br /&gt;Merci à tous les facteurs pour leur présence, leurs attentions amicales et surtout, un immense merci aux deux miens dont j’ai tant besoin !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-631020458885512598?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/631020458885512598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=631020458885512598&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/631020458885512598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/631020458885512598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/02/ma-nouvelle-vie.html' title='Ma nouvelle vie:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2wiYUqdtGI/AAAAAAAABHI/xqm7BaXz9So/s72-c/SL385893.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-1025329622331832795</id><published>2010-01-29T10:07:00.007+01:00</published><updated>2010-01-29T10:40:23.391+01:00</updated><title type='text'>Ma nouvelle vie:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2Ks3ehGUJI/AAAAAAAABGA/bAFeDUsFukE/s1600-h/SL385845.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2Ks3ehGUJI/AAAAAAAABGA/bAFeDUsFukE/s320/SL385845.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432094169646911634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KscDn-9sI/AAAAAAAABF4/mdbXB-ByQiA/s1600-h/SL385684.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KscDn-9sI/AAAAAAAABF4/mdbXB-ByQiA/s320/SL385684.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432093698571564738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KsIdzFgRI/AAAAAAAABFw/ZkZYWVuAGeE/s1600-h/SL385659.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KsIdzFgRI/AAAAAAAABFw/ZkZYWVuAGeE/s320/SL385659.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432093362000068882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KrntaU9vI/AAAAAAAABFo/71Oo98iuNnI/s1600-h/SL385852.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KrntaU9vI/AAAAAAAABFo/71Oo98iuNnI/s320/SL385852.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432092799255508722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KrGpUhyvI/AAAAAAAABFg/h6_tEgdN9SM/s1600-h/SL385814.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2KrGpUhyvI/AAAAAAAABFg/h6_tEgdN9SM/s320/SL385814.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432092231221758706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2Kqr4i-ULI/AAAAAAAABFY/emavB0N20OY/s1600-h/SL385809.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2Kqr4i-ULI/AAAAAAAABFY/emavB0N20OY/s320/SL385809.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432091771452412082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour à tous, je vous propose une série de petits textes inspirés par ma nouvelle vie en Auvergne et illustrés par les photos de mon photographe personnel.&lt;br /&gt;J'ai quitté la Seine-et-Marne le 17 décembre dernier pour m'installer définitivement dans un petit village Auvergnat le 21 décembre qui a suivi. La neige, le froid, le gel nous ont accompagnés dès notre départ, tout au long de la route et jusqu'à l'arrivée...&lt;br /&gt;Malgré ce préambule plutôt glacial, nous nous sommes sentis réchauffés chez nous dès les premières minutes; étonnant non?&lt;br /&gt;Si vous connaissiez les gens d'ici, cela vous semblerait au contraire tout à fait logique. Ils nous ont accueillis le sourire aux lèvres, nous ont ouvert leurs portes et offert leur sympathie, tout simplement, tout naturellement. Je ne peux que leur rendre l'hommage qui leur est dû en les remerciant de tout mon cœur.&lt;br /&gt;Vous souvenez-vous de la chanson composée par Georges Brassens? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Elle est à toi cette chanson&lt;br /&gt;toi l'Auvergnat qui sans façon&lt;br /&gt;m'a donné quatre bouts de pain&lt;br /&gt;quand dans ma vie il faisait faim&lt;br /&gt;Ce n'était rien qu'un peu de pain&lt;br /&gt;mais il m'a réchauffé le corps&lt;br /&gt;et dans mon âme il brûle encore&lt;br /&gt;A la manière d'un grand soleil..."&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je ne garantis pas les paroles mais je suis totalement d'accord avec elles!&lt;br /&gt;Merci à tous ces gens si accueillants!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Texte n°1:&lt;br /&gt;Notre maison :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se cache au sein d’un petit bourg discret, un peu coincée entre les terrains emberlificotés des autres demeures. Les anciens ont choisi sa place, tout près de l’église rassurante dont la cloche compte patiemment les heures de nos vies trop courtes.&lt;br /&gt;1891 : les hommes ont choisi les pierres noires du pays, ils ont tout calculé, tout prévu pour que la bâtisse soit solide et belle, elle allait leur survivre. La cave devait être spacieuse et voûtée pour supporter le poids des murs et des ans ; l’escalier intérieur devait tourner dans le bon sens : celui des châteaux forts ! L’importun qui se risquerait à monter avec de mauvaises intentions allait être obligé de passer l’arme à gauche, mauvais pour lui... En ce temps là, on aimait dormir tranquille.&lt;br /&gt;La cheminée spacieuse presque comme un « cantou » occupe un mur entier, son manteau a été sculpté, ciselé pour offrir un peu plus que la simple chaleur d’un foyer : les yeux devaient, eux aussi, être contentés.&lt;br /&gt;En ce temps là, on ne pensait pas encore aux cuisines équipées, un tout petit évier surmonté d’une minuscule fenêtre et d’un superbe bloc de pierre suffisait à assurer la propreté des lieux. Il fallait prendre l’eau à la fontaine, l’écoulement surgissait dans la rue. On n’utilise plus ce petit coin perdu aujourd’hui mais il est resté en place pour devenir un objet d’admirative curiosité bien méritée.&lt;br /&gt;Dans cette maison, on monte et on descend éternellement, de si beaux espaces se méritent et les mollets s’adaptent à l’effort sans discuter. On n’en finit pas de lever la tête pour admirer les plafonds pleins de poutres, pour embrasser du regard les volumes étonnants.&lt;br /&gt;Pourquoi moi ?&lt;br /&gt;Oh bien sûr, dès le premier regard je l’ai désirée mais c’était un peu trop facile ! On ne s’approprie pas une telle maison simplement sur un coup de cœur. Avais-je le droit de m’y installer ? &lt;br /&gt;Je ne pouvais m’empêcher d’imaginer les costauds trempés de sueur en train de monter les pierres si lourdes, je les sentais, comme je voyais les artisans soigneux caressant de la main leur bel ouvrage enfin accompli…   &lt;br /&gt;Qu’est-ce que j’ai fait moi, pour elle, à part l’aimer tout de suite ?&lt;br /&gt;Et bien je m’y suis posée. Attention, pas toute seule et pas n’importe comment ! &lt;br /&gt;Le compagnon de ma vie devait être d’accord, nous devions être prêts à partager cet espace pour nous y sentir chez nous. Il l’a bien voulu et nous avons tout chamboulé dans notre vie pour vivre au creux de ces pierres centenaires. &lt;br /&gt;Nous ne l’occupons pas, c’est elle qui nous accueille, pour toujours si c’est possible, où plutôt non, pour le restant de nos petits jours parce que son « toujours » à elle n’a pas grand-chose à voir avec le nôtre. &lt;br /&gt;Elle a bien choisi ses propriétaires successifs qui se sont appliqués à  l’aménager et à l’embellir. Chacun a apporté sa touche de vie, il nous reste à continuer l’ouvrage : ce sera un nouveau chauffage ! Ensuite, un joli coup de maquillage : un nouveau fond de teint et du brillant sur les paupières car le crépi s’est un peu noirci et les volets ont souffert.&lt;br /&gt;Nous allons adapter les battements de nos cœurs, respirer à l’unisson de notre nouvelle maison et, puisqu’elle semble bien vouloir de nous, continuer humblement l’histoire de cette très respectable dame Auvergnate.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-1025329622331832795?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/1025329622331832795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=1025329622331832795&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1025329622331832795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/1025329622331832795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/01/ma-nouvelle-vie.html' title='Ma nouvelle vie:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S2Ks3ehGUJI/AAAAAAAABGA/bAFeDUsFukE/s72-c/SL385845.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-7426294534826621197</id><published>2010-01-22T17:37:00.003+01:00</published><updated>2010-01-22T17:49:08.752+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère: dernier épisode et épilogue.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1nWnlUZUPI/AAAAAAAABFQ/3YSRTZDFZn0/s1600-h/Murol+007.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1nWnlUZUPI/AAAAAAAABFQ/3YSRTZDFZn0/s320/Murol+007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5429606801292742898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'histoire se termine, j'espère qu'elle vous aura plu!&lt;br /&gt;La Lozère méritait bien un roman tout entier n'est-ce pas?&lt;br /&gt;Les prochaines semaines m'offriront l'occasion de vous soumettre des nouvelles et de petits textes que vous pourrez croquer à votre convenance.&lt;br /&gt;Bonne lecture à tous et à très vite!&lt;br /&gt;Pour ceux que ça intéresse: Ananas va très bien, merci pour lui!&lt;br /&gt;Pascale B&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XXVI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mois plus tard, le commissaire Ringard préparait sa valise pour rejoindre le tribunal de Mende, en Lozère. Cristo et Georgio étaient eux aussi convoqués pour assister au procès de Madeleine et de Charles, en tant que témoins de l’accusation. Les compagnons randonneurs des deux accusés étaient cités par la défense.&lt;br /&gt;L’instruction avait été menée tambour battant. Pour éviter que la presse ne s’empare de l’affaire, il fallait prendre cette dernière de vitesse. Le commissaire Ringard et le capitaine Morgan avaient travaillé de concert pour convaincre la magistrature du caractère urgentissime de cette affaire. Les médias de la région avaient été contactés, on leur avait garanti l’exclusivité des nouvelles à condition de garder une mesure raisonnable sur la couverture des évènements.&lt;br /&gt;-Les faits divers dans le journal du coin devront suffire, avait ordonné le juge nommé par le tribunal de grande instance, c’est une question de maintien de l’ordre. Si vous n’obtempérez pas, je prononcerai l’huis-clos.&lt;br /&gt;Les directeurs des différents journaux distribués dans la région, ceux des chaînes de télévision et des radios faisant grise-mine, le juge avait alors choisi de jouer la transparence en leur exposant honnêtement ses raisons. Après deux semaines de négociations, un compromis avait enfin été trouvé : la vengeance des vieux bandits ferait la une après le procès. L’information ne dépasserait pas le territoire régional et les chaînes nationales ne recevraient qu’un résumé édulcoré.&lt;br /&gt;Des fuites étaient cependant toujours possibles, c’est pourquoi le parquet avait concentré ses efforts pour commencer le procès deux mois seulement après l’arrestation des coupables, une performance !&lt;br /&gt;-Conclusion : nous allons gagner la partie, déclara le commissaire après avoir résumé les faits à Georgio.&lt;br /&gt;-Les complices de Madeleine et Charles ne seront pas punis, protesta le jeune homme.&lt;br /&gt;-Ils seront très déconfits par le peu de publicité faite autour de leur cas et ils devront assumer le fait que leurs deux amis supportent seuls les conséquences de leurs actes. Je leur prédis des nuits perturbées. C’est frustrant mais c’est déjà pas mal. Nous les avons court-circuités. Ils vont en outre rester sous surveillance.&lt;br /&gt;-Vous vous contentez de peu.&lt;br /&gt;-La gourmandise est un vilain défaut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ringard tenait à être présent dans la salle d’audience. Il voulait voir les accusés et leurs amis  en chair et en os. De leur côté, Cristo et Georgio appréciaient  de pouvoir lui livrer leurs impressions en « live ». L’un comme l’autre n’avaient jamais assisté à un vrai procès, qui plus est en tant que témoin appelé à la barre.&lt;br /&gt;Quand son tour arriva, Georgio se sentit affreusement mal à l’aise. Il avait pourtant l’habitude de passer des examens oraux devant des jurys triés sur le volet mais l’exercice du tribunal lui était totalement inconnu et il craignait de susciter encore des soupçons.&lt;br /&gt;Le commissaire Ringard lui donna une franche poignée de main juste avant son intervention :&lt;br /&gt;-Soyez vous-même, personne ne veut tester vos connaissances, vos souvenirs suffiront. Pensez à la bonne bière que nous dégusterons après ce pénible moment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georgio fit face, les réflexes acquis lors des nombreux examens passés tout au long de ses études reprirent le dessus dès qu’il se retrouva à la barre. Tant qu’il évitait de diriger son regard vers le banc des accusés, tout allait bien. Il répondit aux questions des avocats des deux parties sans ciller. &lt;br /&gt;Soudain, pour faire un effet peut-être, un avocat des parties civiles s’adressa aux deux accusés d’une voix forte :&lt;br /&gt;-Regardez bien ce jeune homme ! Il représente l’élite de notre société, l’avenir s’ouvre devant lui ! Monsieur Barème, ajouta-t-il plus doucement à l’intention de Georgio, vous venez d’obtenir un diplôme prestigieux si mes renseignements sont exacts ?&lt;br /&gt;-J’ai présenté ma thèse la semaine dernière mais je ne vois pas…&lt;br /&gt;-Messieurs dames, ce garçon est docteur depuis moins d’une semaine ! Ce même jeune homme était encore derrière les barreaux le mois dernier ! Vous rendez-vous compte des conséquences désastreuses que vos mensonges auraient pu avoir ? Non seulement vous avez massacré des êtres humains mais vous avez aussi failli fracasser l’avenir de ce jeune homme ; le jury appréciera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georgio quitta la barre sans avoir adressé un seul regard à Madeleine.&lt;br /&gt;Pour sa part, Cristo n’avait pas l’intention de se laisser impressionner, il avait recueilli les confidences de la vieille dame et comptait absolument atténuer les accusations portées à son encontre. &lt;br /&gt;-Madame Vanier acceptera le verdict quel qu’il soit, elle n’a pas peur, déclara-t-il. Sa véritable prison est dans son cœur et elle y est enfermée pour toujours depuis 1968. J’ai la conviction que ce procès est un outil pour elle et ses amis.&lt;br /&gt;-Un outil ?&lt;br /&gt;-Oui, un outil pour exposer sur la place publique l’infernale condition des familles de victimes. Ces gens ont définitivement perdu toute confiance en notre justice. Dans un premier temps, ils ont emprunté un chemin balisé pour crier leur désespoir en adhérant à des associations et puis ils ont dérapé. &lt;br /&gt;-D’après vous, Madeleine Vanier et Charles Pionnier ont-ils pu commettre les quatre meurtres dont ils se sont accusés ?&lt;br /&gt;-Tout à fait possible en ce qui concerne la mort de l’apiculteur et celle de Daniel Morvan. Les deux autres meurtres posent problème en raison de l’emploi du temps des suspects car ils se sont produits alors que Madeleine et Charles étaient en route pour Barre-des-Cevennes.&lt;br /&gt;-Nos deux accusés pouvaient avoir loué une voiture.&lt;br /&gt;-Dans ce cas, leurs compagnons ne pouvaient ignorer leur absence or, ces derniers affirment n’avoir jamais été au courant des projets de Madeleine et Charles. Quelque chose cloche. J’ajoute que Jacqueline et Mariette ont justement fait la route en voiture ce jour là pour préparer l’arrivée des autres au village de vacances.&lt;br /&gt;-Vous soupçonnez ces deux femmes ?&lt;br /&gt;-Elles et les autres mais je ne dispose d’aucune preuve.&lt;br /&gt;-Ces personnes sont toutes âgées, les croyez-vous capables d’avoir commis quatre meurtres ?&lt;br /&gt;-L’union fait la force et elles n’en étaient pas à leur coup d’essai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ange regardait Madeleine tandis que les avocats l’interrogeaient. La vieille dame faisait preuve d’un calme extraordinaire, comme si les évènements n’avaient plus aucune prise sur elle. Le jeune homme ressentit un pénible pincement au cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coup de théâtre se produisit le lendemain.&lt;br /&gt;Les témoins présentés par la défense défilaient paisiblement, la plupart pour affirmer leur amitié et leur compassion. Madeleine et Charles étaient respectés par leurs voisins, leurs amis, leurs familles. &lt;br /&gt;Le premier randonneur appelé à la barre fut Maxime. Il jura de dire la vérité, toute la vérité… L’assemblée tout entière était suspendue à ses lèvres.&lt;br /&gt;-Je jure de dire la vérité mais je refuse de répondre à vos questions, commença-t-il, je suis ici pour avouer ma participation aux meurtres dont mes amis sont accusés. J’ajoute en outre avoir tué l’assassin de mon fils Henri le 14 mai 2004 et suis prêt à vous donner toutes les informations dont vous pourrez avoir besoin à ce sujet. &lt;br /&gt;Le juge ne laissa à personne le temps de réagir, il avait anticipé le coup :&lt;br /&gt;-Cet aveu spontané  constitue un élément nouveau propre à remettre en cause ce procès, la séance est levée. Huissiers, veuillez faire évacuer la salle !&lt;br /&gt;Un lourd silence suivit cette déclaration hallucinante. Les journalistes se plongèrent sur leurs calepins et leurs portables, les jurés se redressèrent, la salle émit une rumeur d’étonnement…&lt;br /&gt;Maxime était surpris par la réaction quasiment instantanée du juge, il s’accrocha à la barre des témoins et cria :&lt;br /&gt;-J’ai tué l’assassin de mon fils, j’ai aidé Madeleine à tuer ceux de sa fille, je revendique la responsabilité de mes actes ! La justice défaillante m’a conduit à ces extrémités, ma condamnation sera sa honte !&lt;br /&gt;Les vieux randonneurs s’étaient tous levés, ils applaudirent en criant leur soutien et en huant les magistrats.&lt;br /&gt;Le commissaire Ringard et le capitaine Morgan échangèrent un regard consterné : les petits vieux étaient en train d’énumérer leurs crimes en hurlant pour que les journalistes encore présents puissent les entendre, ils venaient de prendre la justice à revers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Epilogue :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias nationaux en embuscade s’étaient immédiatement emparés du fait divers, le débat était finalement arrivé sur la place publique. &lt;br /&gt;Les compagnons de Madeleine et Charles se constituèrent prisonniers immédiatement après la déclaration de Maxime : leurs drames respectifs furent remis au jour, un régiment de psychologues devaient à présent se pencher sur leurs cas.&lt;br /&gt;L’affaire ne fit cependant pas la Une bien longtemps car de nouveaux soucis préoccupaient l’opinion. Les scandales financiers d’outre-Atlantique atteignaient l’Europe et  les agissements d’un gang de personnes âgées faisaient pâle figure face au chômage menaçant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ange dégustait sa dernière soirée de congé avec volupté. Bien calé dans les coussins douillets de la banquette, Camille niché contre lui, il regardait un dessin animé abrutissant mais tellement sympa pour le petit garçon !&lt;br /&gt;Le repas mijotait dans la cuisine, Karine était en train de donner le bain à Louison, le temps était à la pluie… Super !&lt;br /&gt;Le téléphone dérangea très désagréablement cet instant de grâce et, puisque Karine avait les mains dans l’eau, Cristo fut bien obligé de s’arracher pour répondre.&lt;br /&gt;-Ouais, grogna-t-il sombrement.&lt;br /&gt;-Cristo ?&lt;br /&gt;-Ouais…&lt;br /&gt;-C’est Georgio, je suis dans la merde.&lt;br /&gt;-Encore ?&lt;br /&gt;-Je vais me marier.&lt;br /&gt;-Avec qui ?&lt;br /&gt;-Devine !&lt;br /&gt;-Mon pauvre vieux, je ne sais pas quoi te dire.&lt;br /&gt;-J’ai besoin de toi.&lt;br /&gt;-Je peux éventuellement te faire disparaître pendant quelques années. Pour une nouvelle identité, ça va être coton parce que ça prend du temps et ta donzelle a des contacts avec un grand flic de ma connaissance.&lt;br /&gt;-J’ai besoin d’un témoin.&lt;br /&gt;-Joker ! J’ai déjà passé un bout de temps au tribunal pour te rendre ce genre de service, franchement, tu abuses !&lt;br /&gt;-Ringard a déjà dit oui.&lt;br /&gt;-Mon commissaire ??? Il veut bien être ton témoin ?&lt;br /&gt;-Pas le mien, celui de Géraldine. Ils se sont vachement bien entendus pendant que j’étais en prison alors, tu comprends…&lt;br /&gt;-Je ne comprends pas mais bon, c’est d’accord pour moi.&lt;br /&gt;-Merci, t’es un vrai pote, je savais que tu ne m’abandonnerais pas !&lt;br /&gt;-Juste une question d’habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karine avait enveloppé son bébé dans une grande serviette, elle avait entendu la sonnerie du téléphone et venait aux nouvelles.&lt;br /&gt;-C’était qui ?&lt;br /&gt;-Georgio.&lt;br /&gt;-Ah oui, qu’est-ce qu’il voulait ?&lt;br /&gt;-Bof, pas grand-chose, il m’a demandé d’être son témoin.&lt;br /&gt;-A quel procès ?&lt;br /&gt;-Celui de sa vie : il va épouser Géraldine.&lt;br /&gt;-Ah c’est ça…&lt;br /&gt;-Tu étais au courant ?&lt;br /&gt;-Géraldine m’a demandé d’être son témoin avec le commissaire Ringard.&lt;br /&gt;-C’est maintenant que tu me le dis, tu as dis oui sans m’en parler avant !&lt;br /&gt;-Je voulais laisser ton copain t’annoncer lui-même la nouvelle. Et toi, qu’as-tu répondu ?&lt;br /&gt;-J’ai dis oui.&lt;br /&gt;-C’est maintenant que tu me le dis, tu as dis oui sans m’en parler avant !&lt;br /&gt;Le petit Louison se projeta en avant pour tomber en gazouillant dans les bras de son père.&lt;br /&gt;-Ah, toi mon gaillard, je vais t’apprendre à te méfier des filles ! rigola Cristo, elles ont  toujours le dernier mot !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;FIN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;NB&lt;/span&gt; : les évènements relatés dans cette histoire, les personnages et leurs noms de famille sont totalement imaginaires.&lt;br /&gt;En revanche, les lieux existent et méritent le détour !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-7426294534826621197?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/7426294534826621197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=7426294534826621197&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7426294534826621197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/7426294534826621197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/01/vengeance-amere-en-lozere-dernier.html' title='Vengeance amère en Lozère: dernier épisode et épilogue.'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1nWnlUZUPI/AAAAAAAABFQ/3YSRTZDFZn0/s72-c/Murol+007.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2644983358481279229</id><published>2010-01-15T18:19:00.005+01:00</published><updated>2010-01-15T18:31:40.879+01:00</updated><title type='text'>Vengance amère en Lozère, XXV:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1CmcWDFrtI/AAAAAAAABFI/g_jwtNeU1lI/s1600-h/Photo+093.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1CmcWDFrtI/AAAAAAAABFI/g_jwtNeU1lI/s320/Photo+093.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427020556866531026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1ClpMQEa6I/AAAAAAAABFA/yXEjJO95Gls/s1600-h/Photo+053.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1ClpMQEa6I/AAAAAAAABFA/yXEjJO95Gls/s320/Photo+053.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427019678063291298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1ClP1JaU3I/AAAAAAAABE4/L0xl4v6O2Gc/s1600-h/Photo+080.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1ClP1JaU3I/AAAAAAAABE4/L0xl4v6O2Gc/s320/Photo+080.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427019242364621682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1Ck6iQ9NWI/AAAAAAAABEw/2BXCeByZPXQ/s1600-h/Photo+014.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1Ck6iQ9NWI/AAAAAAAABEw/2BXCeByZPXQ/s320/Photo+014.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427018876518741346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XXV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La confrontation avec Georgio ne donna aucun résultat, il fallut attendre la fin de la garde à vue pour que Charles revendique les quatre meurtres Lozériens. Les autres membres du groupe furent libérés bien à contre cœur, les présomptions étaient solides mais aucune preuve ne les confirmait. Le professeur à la retraite fut prié de prolonger son séjour à Paris jusqu’à nouvel ordre.&lt;br /&gt;Cristo accompagné de l’agent Luçon était présent lorsque Madeleine et Charles furent emmenés. La vieille dame et son ami semblaient très sereins, ils firent un petit signe de la main au jeune lieutenant avant de monter dans le fourgon cellulaire. Madeleine souriait, indifférente à la tournure dramatique de sa situation.&lt;br /&gt;Georgio avait été libéré immédiatement après les aveux, il pleura un bon coup en retrouvant son ami et accepta volontiers de rentrer à Paris.&lt;br /&gt;-Où est Ananas ? demanda-t-il une fois installé dans la voiture.&lt;br /&gt;-Ses propriétaires l’ont récupéré hier matin, je leur ai promis notre visite avant de rentrer chez nous.&lt;br /&gt;-Sympa… &lt;br /&gt;-Ça ne te dérange pas ?&lt;br /&gt;-Le bourricot mérite un dernier salut, il nous a bien aidés et il est vachement sympa, je vais le regretter. &lt;br /&gt;-OK, Je te présente l’agent Luçon qui travaille avec moi à Fontainebleau, c’est lui qui a permis ta libération.&lt;br /&gt;-Sans blague ! &lt;br /&gt;-Moi et quelques autres, se défendit Luçon, c’était un travail d’équipe. Quant à vous, monsieur Georgio, pardonnez mon indiscrétion mais, avez-vous repris contact avec la jeune fille pour laquelle vous avez entrepris ce périlleux voyage ? Elle était très inquiète pour vous.&lt;br /&gt;-Inquiète… C’est gentil de vouloir me faire plaisir mais ça m’étonnerait.&lt;br /&gt;-Pourtant, il m’a semblé comprendre qu’elle était très affectée par vos ennuis.&lt;br /&gt;-Comment savez-vous cela, elle vous l’a dit?&lt;br /&gt;-Non, elle est simplement venue me voir pour quémander de vos nouvelles.&lt;br /&gt;-Oui bon, une visite au commissariat, ça n’engage pas à grand-chose.&lt;br /&gt;-J’oublie de préciser : mademoiselle Géraldine passe chaque soir dans nos locaux, tout le monde la connaît à présent. Le commissaire lui consacre toujours un moment, il lui offre un café et bavarde avec elle avant de la laisser repartir. Lieutenant Cristo, je crois savoir qu’elle dort chez vous, Karine la réconforte du mieux qu’elle le peut.&lt;br /&gt;-Alors là, mon petit pote Georgio, tu as intérêt à reprendre ta copine dans tes bras dès notre retour, je n’ai pas l’intention de tenir le mouchoir quand je rentrerai chez moi ! s’exclama Cristo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les trois hommes descendirent de voiture sur le parking du gîte équestre au col de Finiels, ils furent accueillis par des braiements tonitruants.&lt;br /&gt;-Ce n’est quand même pas Ananas qui fait tout ce bruit, s’étonna Georgio.&lt;br /&gt;-Allons saluer le gérant, nous dirons au revoir à notre âne après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux randonneurs se préparaient à partir, ils écoutaient les dernières recommandations du responsable. Celui-ci prit le temps de les regarder s’éloigner avant de s’approcher des nouveaux visiteurs.&lt;br /&gt;-Bonjour messieurs, vous êtes en partance pour une belle randonnée ? Le temps est parfait.&lt;br /&gt;-Bonjour, nous venons simplement dire au revoir à un de vos locataires.&lt;br /&gt;-Tous les groupes sont déjà partis.&lt;br /&gt;-Je parle d’un âne.&lt;br /&gt;-Lequel ?&lt;br /&gt;-Corniaud, intervint Georgio, il est rentré hier matin.&lt;br /&gt;-Ah oui, je vous reconnais ! Sacrée histoire ! J’espère que vous ne garderez pas un trop mauvais souvenir de notre région. Le corniaud est retourné au pré, regardez, il vient vers nous !&lt;br /&gt;-Comment choisissez-vous les animaux quand vous les confiez aux randonneurs ? interrogea Cristo.&lt;br /&gt;-Je tiens compte de leur état de repos et de leur caractère en fonction des gens qui me les réclament. Je regarde s’il y a des enfants, si la personne est seule, si c’est un homme, une femme… Beaucoup de critères entrent en ligne de compte, chaque animal a ses particularités, les ânes sont très sensibles vous savez. Mais pour vous, continua-t-il en s’adressant à Georgio, votre grand-mère a choisi.&lt;br /&gt;-Ma grand-mère ?&lt;br /&gt;-Oui, je m’en souviens très bien, j’ai une bonne mémoire ! Elle m’a expliqué que vous étiez très gentil et qu’elle tenait à vous faire plaisir. Une mamie inquiète comme toutes les mamies. Cela dit, elle a bien choisi, le corniaud est une bonne bête que je confie souvent aux familles avec de jeunes enfants.&lt;br /&gt;-Mais… Vous ne m’avez rien dit !&lt;br /&gt;-J’avais compris que la dame ne voulait pas avoir l’air de vous couver et je ne voulais pas la contrarier. Elle m’a même glissé la pièce pour que je vous donne le corniaud. J’étais un peu embêté parce qu’il venait de s’écorcher, sans doute contre un fil de fer barbelé mais il vous a tout de suite suivi alors…&lt;br /&gt;-Je me souviens de ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cristo sortit sa carte de police et reprit la parole :&lt;br /&gt;-Avez-vous un ordinateur et un fax?&lt;br /&gt;-Certainement.&lt;br /&gt;-Alors nous allons mettre votre témoignage par écrit et vous le faire signer, cela vous évitera un déplacement à la gendarmerie de Florac.&lt;br /&gt; Georgio restait perplexe :&lt;br /&gt;-Je n’y comprends rien ! Elle ne me connaissait pas, pourquoi moi ? Comment pouvait-elle connaître mon itinéraire ? Je ne savais pas moi-même que j’allais venir ici !&lt;br /&gt;-Les vieux avaient tout prévu depuis longtemps. L’un d’entre eux a certainement fait le déplacement dans les semaines qui précédaient. Il a pris le pouls de la région, a repéré les chemins, a noté les habitudes des futures victimes… La chance a fait le reste. La réussite des précédents meurtres les avait mis en confiance, ils savaient qu’ils pouvaient compter sur toi, ton innocence te rendait tellement prévisible ! Il leur a suffit de t’attendre.&lt;br /&gt;-Je te répète qu’ils ne me connaissaient pas ! &lt;br /&gt;-Ils attendaient un ou deux randonneurs, n’importe lesquels pourvu qu’ils ne soient pas plus de deux. Ta solitude était inespérée. Ensuite, ils se sont arrangés pour écouter ta conversation avec le gérant ce qui leur a permis de savoir si tu avais prévu le même parcours qu’eux, voilà tout!&lt;br /&gt;-Je ne me souviens même pas les avoir croisés !&lt;br /&gt;-Tu étais trop préoccupé par ton chagrin d’amour.&lt;br /&gt;-Personne n’était présent quand j’ai discuté avec le gérant.&lt;br /&gt;-Les toilettes donnent sur le bureau, intervint Luçon, l’un d’entre eux a simplement pu passer du temps aux cabinets pour écouter les conversations et choisir le marcheur idéal.&lt;br /&gt;-Possible… Ananas a quand même failli contrarier leurs plans.&lt;br /&gt;-Madeleine le voulait ! Comprends-la : le but du jeu était de diriger les soupçons sur toi dans un premier temps mais elle n’était pas d’accord. Elle a fait en sorte de programmer Ananas afin qu’il ait peur d’elle et de ses amis et, surtout, qu’il les reconnaisse. La terreur du baudet, espérait-elle, alerterait certainement quelqu’un et dirigerait les soupçons sur son groupe d’amis.&lt;br /&gt; -Comment ?&lt;br /&gt;-Il fallait qu’Ananas ait des raisons de les craindre. Il suffisait qu’il sente la présence de l’un d’entre eux. Une bouteille à la mer en quelque sorte.&lt;br /&gt;-Pour quelle raison a-t-il eu peur de ces gens ?&lt;br /&gt;-Madeleine lui a fait du mal après s’être aspergée de son parfum anti-insecte, le même parfum dont elle abreuvait ses amis à longueur de journée. &lt;br /&gt;-Tu as vu le site, impossible de frapper un âne sans être vu !&lt;br /&gt;-Le frapper n’était pas nécessaire : une bonne décharge de citronnelle directement dans le museau s’est avérée tout aussi efficace. Madeleine lui a laissé un souvenir inoubliable, crois moi ! Après cela, la moindre effluve de citronnelle le mettait dans tous ses états, nous avons pu le constater, et le groupe de randonneurs était littéralement imprégné de cette odeur suave.&lt;br /&gt;-C’est de la barbarie, ni plus ni moins, ton histoire est complètement tordue. Je ne vois pas le but d’une telle machination. Et puis, pour le meurtre du pont du Tarn, ils étaient déjà partis vers Barre-des-Cévennes, ils n’ont pas pu retourner là-haut pour reprendre ensuite leur chemin ! &lt;br /&gt;-Quand tu les as croisés au Pont-de-Montvert, le groupe n’était pas au complet, Jacqueline et Mariette manquaient à l’appel. Elles ont rejoint leurs amis à Barre-des-Cévennes et ont donc eu tout le loisir d’intervenir au pont du Tarn.&lt;br /&gt;-Comment ont-elles fait ?&lt;br /&gt;-Luçon t’expliquera ça dans la voiture, pour le moment, allons voir Ananas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ânes s’étaient à nouveau éparpillés dans le pré, un seul était resté sur le bord. Il s’agita et tourna plusieurs fois sur lui-même  en soufflant dès qu’il reconnut ses amis. Georgio le caressa longuement en appuyant sa tête sur son chanfrein. L’animal se laissa faire, il appréciait manifestement les câlins de son ami.&lt;br /&gt;Quand les trois hommes s’éloignèrent, Ananas émit plusieurs braiements tout en douceur. Ses couinements disgracieux ressemblaient à des sanglots.&lt;br /&gt;Dans la voiture, les trois hommes restèrent un long moment silencieux, laissant les paysages Lozériens s’estomper derrière eux.&lt;br /&gt;-Je ne savais pas qu’une bourrique pouvait être aussi sympathique, dit soudain Luçon, qu’est-ce qu’on peut être bête avec les bêtes, ajouta-t-il en reniflant et en sortant un paquet de mouchoirs, vous en voulez ? &lt;br /&gt;Les deux autres tendirent la main sans lui répondre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-2644983358481279229?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/2644983358481279229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=2644983358481279229&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2644983358481279229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2644983358481279229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/01/vengance-amere-en-lozere-xxv.html' title='Vengance amère en Lozère, XXV:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/S1CmcWDFrtI/AAAAAAAABFI/g_jwtNeU1lI/s72-c/Photo+093.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-4623044447116002072</id><published>2010-01-09T15:04:00.002+01:00</published><updated>2010-01-09T15:07:27.686+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XXIV</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je viens de changer d'opérateur en même temps que de région et je ne parviens pas à envoyer mes photos sur ce blog. Je vous livre quand même l'épisode tant attendu et je continue mes essais!&lt;br /&gt;Bonne année à tous!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XXIV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux compagnons s’installèrent confortablement au soleil sur de larges pierres plates, Ananas broutait non loin d’eux.&lt;br /&gt;-Commençons par Maxime Richet, décida Luçon,  son fils de onze ans a été poignardé pendant une fête de village. Une bande de jeunes avait profité de l’occasion pour s’affronter. Le fils du maire a porté le coup fatal, il a bénéficié d’un non lieu. Son corps a été retrouvé il y a cinq ans dans une mare. La mort a été provoquée par un coma éthylique doublé d’une noyade. L’enquête a conclu qu’il avait trop bu et qu’il était tombé dans la mare. &lt;br /&gt;-C’est possible.&lt;br /&gt;-Sauf que l’individu ne buvait plus depuis pas mal d’années et que nos randonneurs étaient en vadrouille tout près de là au moment de sa mort. &lt;br /&gt;-C’est léger.&lt;br /&gt;-Admettons. Passons à Marcel Blaste : son fils de 15 ans a été renversé par une voiture alors qu’il circulait sur le bord d’une petite route de campagne. La petite amie qui l’accompagnait a reconnu le conducteur mais les gendarmes ont pris en compte son témoignage très tard dans la nuit. Le chauffard s’est présenté le lendemain, il n’avait pas de trace d’alcool dans le sang et a prétexté une panne soudaine. Il a bénéficié d’un non lieu, le fait d’être venu spontanément à la gendarmerie a joué en sa faveur.&lt;br /&gt;-Spontanément le lendemain…&lt;br /&gt;-Marcel a raisonné comme vous, il connaissait la réputation du type qui était un pilier du bar du coin. Les explications vaseuses du bonhomme ne l’ont jamais convaincu. Le chauffard a été retrouvé pendu dans sa grange il y a trois ans. Le suicide semble avéré.&lt;br /&gt;-Semble ?&lt;br /&gt;-Nos joyeux randonneurs se baladaient dans la région, ils logeaient à deux pas de la grange. &lt;br /&gt;-Bien sûr mais toujours insuffisant pour les mettre en cause…&lt;br /&gt;-Cela fait tout de même deux morts brutales les concernant alors qu’ils étaient sur place. Le hasard fait bien les choses ! Continuons : Raymond et Jeanne Couret ; leur fille de 10 ans a été violentée puis égorgée par un déséquilibré mental reconnu irresponsable de ses actes. L’individu a été libéré cinq années après le drame. Il y a cinq ans, on retrouvait son corps lardé de coups de couteau dans un caniveau. Nos randonneurs étaient dans le coin mais qui aurait eu l’idée de s’intéresser à eux ? &lt;br /&gt;-Evidemment.&lt;br /&gt;-Notons que Raymond avait mis en garde les magistrats après l’annonce du non lieu. Il avait  promis qu’il saurait où et quand le meurtrier sortirait de son hôpital et qu’il serait présent.&lt;br /&gt;-Il a tenu parole ?&lt;br /&gt;-Oui mais il n’a rien fait, la police veillait.&lt;br /&gt;-Il a attendu son heure. Nous en sommes à trois décès.&lt;br /&gt;-Robert Bellefort a lui aussi patienté pas mal d’années avant de voir mourir les trois hommes qui avaient mis son frère à mort. Ils avaient purgé sept ans de prison et s’étaient ensuite égayés dans la nature. Chacun d’entre eux est mort étranglé, à chaque fois, nos marcheurs randonnaient tout près. Ils ont d’ailleurs été culottés parce que les trois victimes sont mortes à quelques jours d’intervalle seulement. &lt;br /&gt;-On aurait pu faire le rapprochement !&lt;br /&gt;-Personne n’y a pensé. Il nous reste Mariette, Jacqueline et Charles. Les deux femmes sont amies depuis toujours, plus qu’amies devrais-je dire car elles vivent ensemble. Mariette a eu un enfant qui n’a pas dépassé le stade du nourrisson. Juste après la naissance, une infirmière a commis une erreur technique alors que le petit était sous perfusion, en couveuse. Bref : l’erreur professionnelle a été passée sous silence et la maman n’a jamais pu faire valoir sa détresse. L’infirmière est tombée du haut des falaises d’Etretat il y a deux ans. L’enquête a conclu au suicide. Nos marcheurs accomplissaient leur circuit annuel dans les environs.&lt;br /&gt;-Charles ?&lt;br /&gt;-Sa femme a été victime d’une agression dans le métro parisien. Deux voleurs à la tire lui on arraché son sac et l’on traînée jusqu’au bord du quai, quand le train est arrivé, ils l’ont poussée sous les rails. Elle était enceinte de six mois. Les coupables ont été repérés mais aucune preuve n’a pu les confondre, ils n’ont pas avoué. Charles a suivi l’affaire de près, il a continué l’enquête pour son propre compte, il est même devenu détective privé ! Les deux voyous ont trouvé la mort à l’occasion d’une course poursuite qui les a envoyés dans un mur. Leur poursuivant n’a jamais été retrouvé. Cette fois, la troupe était en vacances dans un club de villégiature proche de l’endroit où la voiture s’est crachée. Ils ne disposaient d’aucun véhicule mais ils ont pu en emprunter un ou le louer. L’enquête n’a rien donné, les recherches ont été stoppées très vite. Voilà, et vous ? Madeleine vous a-t-elle éclairé ?&lt;br /&gt;-Ils se sont tous rencontrés au cours de réunions organisées par une association de victimes. Ils partagent une grande frustration vis-à-vis des suites données à leurs drames respectifs. Charles a eu l’idée de mettre à leur service ses talents de détective. Il se faisait fort de combler les manques de la justice. Ses investigations lui ont permis de retrouver les meurtriers impunis, il ne lui restait plus qu’à organiser les expéditions punitives. &lt;br /&gt;-Il leur a fallu une sacrée détermination, ôter la vie à quelqu’un, même quand il s’agit d’un monstre, n’est pas à la portée de n’importe qui !&lt;br /&gt;-L’effet de groupe a joué, le chagrin et la déception étaient leurs moteurs. Madeleine a évoqué une équipe de « justiciers » qui se motivaient les uns les autres. Elle n’a pas de remord. En revanche, l’incarcération de Georgio l’a profondément contrariée. Elle a eu peur d’un dérapage quand je me suis trouvé seul avec les randonneurs, j’avoue que je n’en menais pas large, Ananas venait de confirmer mes soupçons. Quand j’ai constaté la disparition de mon âne, j’ai vraiment pensé qu’un piège m’était tendu. Le berger m’a apporté son aide, lui aussi se méfiait des marcheurs. A ce moment là, j’ai décidé de prendre les devants et je me suis caché. Malheureusement, mon téléphone était resté dans ma poche. C’est alors que Madeleine m’a offert son aide.&lt;br /&gt;-Comment vous a-t-elle retrouvé?&lt;br /&gt;-Le berger l’a aidée, j’ai alors pensé qu’il était possible de faire d’une pierre deux coups : Madeleine allait contacter les gendarmes à ma place et m’aider à obtenir des aveux. Malheureusement, son état de profond abattement et son angoisse m’ont fait craindre qu’elle ne fasse une bêtise ou, pire, que ses compagnons ne la fassent taire. La mort n’a plus aucune importance pour elle depuis bien longtemps. Seul son désir de vengeance l’a maintenue en vie depuis la mort de sa fille. Cette vengeance assouvie, que lui reste-t-il, à part un profond dégoût de vivre ?&lt;br /&gt;-J’ai du mal à comprendre… Ils en voulaient aux meurtriers de leurs proches mais aussi à la justice. En ce qui concerne cette dernière, rien n’est réglé ! Ils se sont mis en danger pour rien si personne ne connaît leur histoire.&lt;br /&gt;-C’est vrai sauf s’ils changent d’optique en décidant d’allonger la liste de leurs victimes. &lt;br /&gt;-Ils voulaient faire de leur histoire un exemple.&lt;br /&gt;-Plus qu’un exemple, ils voulaient déclencher une prise de conscience de la société. Pour cela, ils devaient mener à bien leurs vengeances respectives, celle de Madeleine étant la dernière du programme.&lt;br /&gt;-Leur travail n’est pourtant pas fini, le professeur présent lors de la mort de Joséphine est toujours en vie.&lt;br /&gt;-Il va falloir le protéger !&lt;br /&gt;-C’est en cours, le capitaine Morgan l’a éloigné pour quelque temps.&lt;br /&gt;-Insuffisant, les copains de Madeleine vont bientôt sortir.&lt;br /&gt;-La dernière cartouche c’est vous et Georgio. Votre disparition peut encore susciter du remord, la détresse de votre ami également.&lt;br /&gt;-C’est la raison pour laquelle Madeleine s’est décidée à parler. Son drame était le dernier de la liste, le contrat était clair : une fois toutes les affaires réglées, le groupe avait prévu de se dénoncer pour déclencher un scandale. Ils avaient en outre comme principe de ne jamais mettre en danger les personnes étrangères à leur vengeance. La mise en cause de Georgio a été le premier coup de canif dans le contrat, celle du berger le deuxième. Madeleine a protesté, en vain. Georgio risquait de rester en prison, le berger allait sans doute l’y rejoindre sans que les randonneurs n’interviennent. Elle avait aussi surpris quelques conversations faisant état de l’inscription d’un nouveau membre. Ses amis ne comptaient donc pas s’arrêter là.&lt;br /&gt;-S’ils veulent proposer leurs services à d’autres, les clients seront nombreux.&lt;br /&gt;-En s’accusant, Madeleine interrompt la dérive tout en protégeant Georgio et le berger.&lt;br /&gt;-Elle aura du mal à convaincre les enquêteurs. Une vieille femme fragile ne peut avoir commis quatre meurtres toute seule. Il existe d’ailleurs une impossibilité : les deux victimes du pont du Tarn ont  été exécutées alors que notre meurtrière marchait vers Barre-des-Cévennes. Que pouvons-nous faire ?&lt;br /&gt;-Espérer que ses amis acceptent de partager la culpabilité. Ils ont intérêt à parler et pas seulement pour décharger leur amie.&lt;br /&gt;-Pour disculper les innocents mis en cause.&lt;br /&gt;-Pour revenir à leur projet d’origine qui consistait à faire un gros coup de pub. Leurs aveux peuvent provoquer un scandale qui mettra en évidence la condition des familles de victimes et qui sait, d’autres reprendront peut-être le flambeau. Là est le danger.  A leur façon, nos vieux randonneurs risquent fort de gagner la partie.&lt;br /&gt;-Quand pourrons-nous rejoindre nos collègues ?&lt;br /&gt;- Dès que le capitaine Morgan aura obtenu des aveux, il m’appellera et nous en profiterons pour récupérer Georgio.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-4623044447116002072?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/4623044447116002072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=4623044447116002072&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4623044447116002072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4623044447116002072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2010/01/vengeance-amere-en-lozere-xxiv.html' title='Vengeance amère en Lozère, XXIV'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-987188229189143856</id><published>2009-12-29T10:46:00.003+01:00</published><updated>2009-12-29T10:52:49.342+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XXIII:</title><content type='html'>Un petit épisode rapide pour cette fin d'année, je suis en plein déménagement et je ne peux pas me connecter facilement pour le moment!&lt;br /&gt;Bises à tous et bonne année 2010!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XXIII&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cristo avait repris son chemin en compagnie de Luçon et d’Ananas, laissant les gendarmes procéder aux perquisitions nécessaires. Il devait disparaître encore un peu, le capitaine Morgan et le commissaire Ringard s’étaient entendus pour le garder hors jeu tant que les randonneurs refuseraient de parler. Ils espéraient des aveux en bonne et due forme, la disparition de Cristo alliée aux déclarations de Madeleine étant sensée provoquer une déstabilisation propre à déclencher les confidences. &lt;br /&gt;Lors de leur rencontre nocturne, Madeleine avait beaucoup parlé, beaucoup pleuré… Ange en avait conclu que la vengeance assouvie n’avait fait qu’aggraver la dépression dans laquelle la vieille dame vivait depuis tant d’années. Elle lui avait fait part de ses intentions, du désaccord de ses amis. Cristo en avait déduit qu’elle n’était pas en sécurité mais il avait besoin de dormir, la solution lui avait alors semblée évidente : en dormant avec elle, il l’obligeait à rester tranquille, la protégeait, tout en s’offrant quelques heures de sommeil en toute sécurité. Les amis de Madeleine avaient vraisemblablement prévu de le faire disparaître, définitivement ou non, ils risquaient aussi d’éliminer Madeleine qui pouvait devenir un peu trop bavarde. Ange s’était endormi en serrant bien fort la vieille dame entre ses bras.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était le berger qui, la nuit précédente, était revenu sur ses pas pour guider le jeune homme jusqu’au bourricot toujours tremblant depuis la visite du gang des papis-mamies. &lt;br /&gt;-Il fait trop froid pour traîner comme ça dans la nuit et je ne vous conseille pas de rentrer dans le gîte, suivez-moi, avait-il ordonné.&lt;br /&gt;-Vous n’avez pas de chien ? &lt;br /&gt;-Mon chien est allergique aux ânes depuis quelques jours et à vous aussi ! Je lui ai mis une belle dérouillée la fois où il vous a barré la route, il n’est pas près de l’oublier ; il se cache dès qu’il sent votre présence.&lt;br /&gt;-C’était donc vous ! Pourquoi ne m’avez-vous pas répondu quand je vous ai appelé ?&lt;br /&gt;-J’avais déjà rencontré les délinquants du troisième âge, c’était suffisant.&lt;br /&gt;-Le contact n’avait pas été bon ?&lt;br /&gt;-Ces gens ne sont pas de notre monde, c’est tout ce que j’ai à dire.&lt;br /&gt;-Vous leur avez donné votre fusil.&lt;br /&gt;-Ils me l’ont volé.&lt;br /&gt;- Avec un chien de garde comme le vôtre, je n’y crois pas.&lt;br /&gt;-Mon chien est un excellent gardien, il m’accompagne depuis des années et connaît chacune de mes bêtes. Il a quand même deux défauts : la vieillesse et la gourmandise. Ces mauvais bougres lui ont fait avaler des cochonneries, ils se sont glissés jusqu’à ma cabane et se sont servis. Ensuite, ils ont dispersé mes bêtes.&lt;br /&gt;-Vous ne les avez pas entendus ?&lt;br /&gt;-J’avais bu un coup de trop. D’habitude, mon chien me réveille mais là…&lt;br /&gt;-Le fusil a été retrouvé près du corps de Daniel Morvan.&lt;br /&gt;-Eh oui ! J’avais signalé la perte de mon arme mais quand les gendarmes ont retrouvé mon fusil et qu’ils ont eu les résultats de l’autopsie, ils n’ont pas cherché plus loin. Un berger alcoolique, quel beau coupable ! Maintenant, ils sont à mes trousses pendant que ceux là dorment tranquillement et continuent à fomenter leurs mauvais coups !&lt;br /&gt;-Pourquoi n’allez-vous pas trouver les gendarmes pour tout leur expliquer ?&lt;br /&gt;-Ils ne me croiront pas et même s’ils le font, ils m’obligeront à attendre dans une de leurs cellules ! Je ne veux pas être enfermé.&lt;br /&gt;-Je parlerai pour vous.&lt;br /&gt;-C’est gentil ! En attendant, je dors sous les étoiles, vous m’écrirez quand vous aurez du nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus tard, le berger avait croisé Madeleine, il avait aussitôt prévenu Cristo. &lt;br /&gt;L’hélicoptère qui avait assourdi Luçon et ses randonneurs n’était pas destiné au jeune lieutenant, il était là pour débusquer le berger. Ce survol était prévu, le capitaine Morgan en avait profité pour faire monter la pression auprès des suspects.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Il est gentil votre âne mon lieutenant, remarqua Luçon, sa charge n’est-elle pas trop lourde pour lui ?&lt;br /&gt;-Il a l’habitude, ne vous inquiétez pas.&lt;br /&gt;-Vous le laissez avancer tout seul, sans tenir sa longe…&lt;br /&gt;-Ses ennemis sont à l’ombre, il a le droit de profiter de la vie, nous le lui devons.&lt;br /&gt;-Mais il pourrait nous fausser compagnie !&lt;br /&gt;-Vous rigolez ? Cet animal est un compagnon largement à la hauteur d’un chien de berger. Essayez un peu de quitter la route, vous allez voir !&lt;br /&gt;-Il vous aime, un peu comme moi.&lt;br /&gt;-C’est vrai, il vous apprécie beaucoup, vous avez remarqué les regards langoureux qu’il vous lance quand il se retourne pour voir où nous en sommes ?&lt;br /&gt;-Non, je voulais dire… Il vous aime bien, moi aussi.&lt;br /&gt;-Voyons Luçon, seriez-vous victime d’un accès de mélancolie ?&lt;br /&gt;-Ne vous moquez pas de moi ! J’ai eu peur pour vous. &lt;br /&gt;Cristo se retourna tranquillement et laissa tomber son sac à dos.&lt;br /&gt;-Merci. &lt;br /&gt;-Cette promenade me fait du bien, ça faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds hors de ma ville. J’espère tout de même que nos vieux bandits ne tarderont pas trop à parler!&lt;br /&gt;-Madeleine a déjà dit tout ce qu’elle avait à dire, elle ne mettra cependant pas ses amis en cause.&lt;br /&gt;-Tant qu’ils gardent le silence, rien ne pourra leur être reproché. Les présomptions existent, chaque cas a été épluché mas il n’y a aucune preuve.&lt;br /&gt;-Qu’en est-il des trois randonneurs dont vous n’aviez pas encore exploré le passé ?&lt;br /&gt;-Oh ça… En partant de leurs noms, j’ai retrouvé les drames, les coupables puis je suis remonté jusqu’aux morts suspectes. Je peux vous garantir qu’aucun des assassins n’a échappé à la sanction suprême. Nos clients d’aujourd’hui ont procédé avec ordre et méthode. &lt;br /&gt;-Racontez-moi ça !&lt;br /&gt;-Volontiers, ça va nous faire passer le temps tout en nous remettant les idées à l’endroit. Je trouve cette marche bien longue si vous voulez mon avis ! &lt;br /&gt;-A propos : pourquoi le patron vous a-t-il imposé ce déplacement ?&lt;br /&gt;-Pour vous surveiller, il s’inquiète pour vous et il veut que Karine dorme tranquille.&lt;br /&gt;-Trop gentil… Allez-y, je vous écoute.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-987188229189143856?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/987188229189143856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=987188229189143856&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/987188229189143856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/987188229189143856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/12/vengeance-amere-en-lozere-xxiii.html' title='Vengeance amère en Lozère, XXIII:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2692299202877631263</id><published>2009-12-16T11:43:00.008+01:00</published><updated>2009-12-16T11:49:54.926+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XXII</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi7Nm5BHAI/AAAAAAAABD4/K2YNG9OX_D4/s1600-h/Photo+046.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi7Nm5BHAI/AAAAAAAABD4/K2YNG9OX_D4/s320/Photo+046.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415784394365410306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi7EI2quEI/AAAAAAAABDw/w7PGAVrXRGE/s1600-h/Photo+035.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi7EI2quEI/AAAAAAAABDw/w7PGAVrXRGE/s320/Photo+035.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415784231683668034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi66bWcOSI/AAAAAAAABDo/4yyKdPjys8s/s1600-h/Photo+028.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi66bWcOSI/AAAAAAAABDo/4yyKdPjys8s/s320/Photo+028.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415784064850082082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6yOhSsbI/AAAAAAAABDg/5yTQ-aCRhkc/s1600-h/Photo+024.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6yOhSsbI/AAAAAAAABDg/5yTQ-aCRhkc/s320/Photo+024.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415783923966980530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6rEKXebI/AAAAAAAABDY/mwmskX880Kg/s1600-h/Photo+019.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6rEKXebI/AAAAAAAABDY/mwmskX880Kg/s320/Photo+019.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415783800927386034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6hFURulI/AAAAAAAABDQ/8aisJoQVark/s1600-h/Photo+015.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6hFURulI/AAAAAAAABDQ/8aisJoQVark/s320/Photo+015.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415783629438696018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6bdbmQgI/AAAAAAAABDI/63Eqb3W4eGk/s1600-h/Photo+012.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi6bdbmQgI/AAAAAAAABDI/63Eqb3W4eGk/s320/Photo+012.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5415783532832637442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XXII&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maurice Pignon, 80 ans, replongeait dans les souvenirs les plus douloureux de sa carrière. Le capitaine Morgan l’avait contacté en fin de matinée, il voulait l’interroger sur cette histoire vieille de 40 ans. Un drame qui avait bien failli lui faire abandonner le métier qu’il aimait par-dessus tout, ce métier qu’il avait continué à exercer malgré un sentiment de culpabilité affreusement lourd à porter.&lt;br /&gt;La mort de la petite Joséphine l’avait conduit à changer son regard sur le travail qu’il aimait tant. Ses certitudes avaient explosé, ses convictions avaient pris un autre chemin… Il n’avait plus jamais regardé les adolescents dont il avait la responsabilité de la même façon. Avant, il les considérait comme de jeunes intelligences à construire, des esprits en friche ne demandant qu’à absorber les théorèmes propres à orienter leur avenir. Après, il avait compris qu’il lui faudrait les aimer comme ils étaient, plus jamais comme il les avait rêvés.&lt;br /&gt;Il mit la bouilloire électrique sous tension, disposa quelques gâteaux sur une assiette et invita le capitaine à s’asseoir.&lt;br /&gt;-Vous voulez m’entendre à propos de Joséphine je suppose, commença-t-il.&lt;br /&gt;-Pas seulement vous entendre.&lt;br /&gt;-Quoi d’autre ?&lt;br /&gt;-Je veux vous mettre en garde.&lt;br /&gt;-Allons bon, et pourquoi donc ?&lt;br /&gt;-Parce que vous êtes en danger.&lt;br /&gt;-En danger, à mon âge ! Je ne risque rien d’autre que de mourir savez-vous ? Cela n’est pas très grave.&lt;br /&gt;-Quel souvenir avez-vous gardé des parents de Joséphine ?&lt;br /&gt;-Le père était très autoritaire, beaucoup plus âgé que sa femme. Il dirigeait le bureau de la poste à Mende, une belle étape dans sa carrière. La mère était très belle, hyper protectrice vis-à-vis de sa fille et faisait preuve, elle aussi, d’un caractère bien trempé. La mort de l’enfant l’a rendue quasiment folle et elle s’est acharnée à nous mettre en cause, les camarades de classe présents lors du drame et moi.&lt;br /&gt;-Son mari la soutenait-il ?&lt;br /&gt;-Je n’en suis pas certain. Il a laissé sa femme diriger les opérations mais il me semblait plus lucide qu’elle vis-à-vis de la véritable personnalité de la petite.&lt;br /&gt;-Continuez.&lt;br /&gt;-Joséphine était capricieuse, presque caractérielle. Elle harcelait ses camarades de remarques plus vexantes les unes que les autres, elle était aussi à la limite de l’insolence vis-à-vis de ses professeurs. Mes collègues et moi en parlions souvent, nous pensions que son statut d’enfant unique pouvait expliquer son attitude. Aujourd’hui, ce genre de comportement justifierait un entretien avec un psychologue.&lt;br /&gt;-Joséphine a-t-elle été poussée par la fenêtre ?&lt;br /&gt;-Je n’étais pas présent, comment le saurais-je ? Les élèves témoins ont été profondément choqués, ils ont toujours nié l’avoir poussée. Leur réaction m’a semblée sincère. Il faut tenir compte du fait que l’accident n’a pas pris plus de quelques secondes.&lt;br /&gt;-Pourquoi n’étiez-vous pas dans la classe ?&lt;br /&gt;-J’étais dans le couloir, l’élève de service avait oublié le cahier de classe et je voulais le rattraper pour le lui donner.&lt;br /&gt;-Avez-vous entendu parler des meurtres commis ces derniers temps dans votre région ?&lt;br /&gt;-J’en ai pris connaissance hier, en rentrant de ma cure, un jeune homme a été mis en cause si je ne me trompe.&lt;br /&gt;-Un groupe de randonneurs est aussi en garde à vue depuis ce matin. Il s’agit de personnes âgées habituées à accomplir des séjours de marche. La mère de Joséphine est parmi eux.&lt;br /&gt;-Un hasard.&lt;br /&gt;-Le hasard fait bien les choses mais là ! Si nous considérons la liste des victimes, nous sommes obligés de constater qu’elles étaient toutes présentes lorsque Joséphine est tombée par la fenêtre. Les randonneurs auraient dû rentrer chez eux après la mort de Daniel Morvan, ils ont pourtant prolongé leur périple.&lt;br /&gt;-Ce qui est plutôt intelligent, un départ précipité aurait pu provoquer des soupçons.&lt;br /&gt;-Pas du tout puisqu’un présumé coupable venait d’être arrêté, sous leurs yeux qui plus est. Leur départ aurait au contraire été légitime. Tout le monde aurait compris qu’ils désirent s’éloigner d’une région aussi dangereuse !&lt;br /&gt;-Pourquoi sont-ils donc restés ?&lt;br /&gt;-Parce qu’ils n’ont pas terminé leur programme. Leur prochaine destination doit les conduire à Florac. &lt;br /&gt;-Et alors ?&lt;br /&gt;-Alors vous habitez à Florac.&lt;br /&gt;-Je suis le maillon manquant.&lt;br /&gt;-C’est fort possible, je vais donc vous demander de vous éloigner jusqu’à nouvel ordre.&lt;br /&gt;-Ils sont entre vos mains, que craignez-vous ?&lt;br /&gt;-Mes hommes les interrogent en compagnie de membres de la police nationale car d’autres histoires ont besoin d’être élucidées. Le tout ne pourra pas prendre plus de deux jours si nos suspects ne parlent pas. Au-delà de ce temps, nous devrons les relâcher.&lt;br /&gt;-Ils vont peut-être avouer.&lt;br /&gt;-Le « peut-être » est de trop. &lt;br /&gt;-Je ne veux pas fuir.&lt;br /&gt;-Vous nous rendriez service.&lt;br /&gt;-La mort n’a pas d’importance pour moi, je suis prêt.&lt;br /&gt;-Elle a une grande importance pour nous ! Si vous restez ici, vous m’obligez à bloquer un de mes hommes pour votre protection et mes effectifs sont dramatiquement réduits.&lt;br /&gt;-Très bien, je devais passer quelques jours chez ma fille, nous allons avancer les dates de mon séjour. &lt;br /&gt;-Où habite-t-elle ?&lt;br /&gt;-A Paris. &lt;br /&gt;-Ne parlez de cette affaire à personne, prétextez un séjour chez un de vos amis pour rassurer vos voisins et arrangez-vous pour partir avant demain soir. Je resterai en contact avec vous.&lt;br /&gt;-Mes amis sont morts pour la plupart, sourit le professeur.&lt;br /&gt;-Si vous n’en avez plus sous la main, inventez-en ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capitaine reprit le chemin de la gendarmerie soulagé par la coopération du vieux professeur. A présent, les journalistes, murmura-t-il en allongeant le pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-2692299202877631263?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/2692299202877631263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=2692299202877631263&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2692299202877631263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2692299202877631263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/12/vengeance-amere-en-lozere-xxii.html' title='Vengeance amère en Lozère, XXII'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Syi7Nm5BHAI/AAAAAAAABD4/K2YNG9OX_D4/s72-c/Photo+046.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-3459855408232739259</id><published>2009-12-11T12:14:00.015+01:00</published><updated>2009-12-11T12:33:41.202+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XXI:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIs_jWeFsI/AAAAAAAABDA/3DIHRT6Bgno/s1600-h/Photo+009.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIs_jWeFsI/AAAAAAAABDA/3DIHRT6Bgno/s320/Photo+009.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413939172385625794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIs3x4uW0I/AAAAAAAABC4/F4pWXpmfPxk/s1600-h/Photo+021.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIs3x4uW0I/AAAAAAAABC4/F4pWXpmfPxk/s320/Photo+021.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413939038848441154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsrHy5zoI/AAAAAAAABCw/YgyQzV6RdaQ/s1600-h/Photo+019.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsrHy5zoI/AAAAAAAABCw/YgyQzV6RdaQ/s320/Photo+019.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413938821391306370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsi3M62-I/AAAAAAAABCo/cbk8T309OyQ/s1600-h/Photo+017.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsi3M62-I/AAAAAAAABCo/cbk8T309OyQ/s320/Photo+017.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413938679498071010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsaS6xK7I/AAAAAAAABCg/nCAmRFA4xlY/s1600-h/Photo+013.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsaS6xK7I/AAAAAAAABCg/nCAmRFA4xlY/s320/Photo+013.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413938532319308722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsQEicOYI/AAAAAAAABCY/Bc89t6Y2P-M/s1600-h/Photo+016.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsQEicOYI/AAAAAAAABCY/Bc89t6Y2P-M/s320/Photo+016.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413938356660484482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsHQJni6I/AAAAAAAABCQ/ba4WHVd0iK0/s1600-h/Photo+012.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIsHQJni6I/AAAAAAAABCQ/ba4WHVd0iK0/s320/Photo+012.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413938205158771618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIr-7pnOHI/AAAAAAAABCI/yczgh6ii2ak/s1600-h/Photo+003.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIr-7pnOHI/AAAAAAAABCI/yczgh6ii2ak/s320/Photo+003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413938062216870002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIryXXiXjI/AAAAAAAABCA/nw1Nswqhc0U/s1600-h/Photo+017.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIryXXiXjI/AAAAAAAABCA/nw1Nswqhc0U/s320/Photo+017.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413937846318947890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrsFx7LoI/AAAAAAAABB4/NvneHXhU-ZU/s1600-h/Photo+018.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrsFx7LoI/AAAAAAAABB4/NvneHXhU-ZU/s320/Photo+018.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413937738518572674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrk1oHDoI/AAAAAAAABBw/tSiJ9t23deY/s1600-h/Photo+012.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrk1oHDoI/AAAAAAAABBw/tSiJ9t23deY/s320/Photo+012.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413937613923356290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrZ7flBiI/AAAAAAAABBo/Z8lqOZmGWSQ/s1600-h/Photo+011.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrZ7flBiI/AAAAAAAABBo/Z8lqOZmGWSQ/s320/Photo+011.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413937426519623202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrQL_lG5I/AAAAAAAABBg/wc4kikDRGwk/s1600-h/Photo+007.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIrQL_lG5I/AAAAAAAABBg/wc4kikDRGwk/s320/Photo+007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413937259150121874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Pour voir les moutons, cliquez sur les photos!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XXI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luçon garda longtemps les randonneurs en respect. Sourd à toute protestation, indifférent à la moindre tentative d’amabilité, il gardait son pistolet braqué sur ces gentils vieillards en se concentrant sur l’image de son lieutenant. Il le revoyait sourire, rire, pleurer, récapitulant méticuleusement toutes les émotions dont il avait été le témoin : le mariage, les repas chez le commissaire, la mort de Marinette, la naissance de Louison, le boudin assassin, la poursuite à Jussieu, la danse des randonneurs, Karine en maillot de bain... Karine, Camille, Louison… Plus les images se succédaient, plus il se crispait sur la crosse. Les gendarmes n’en finissaient plus de bourdonner autour de la sombre bâtisse.&lt;br /&gt;Il sentit enfin bouger la porte derrière son dos, un gradé qu’il ne connaissait pas entra tranquillement et lui intima l’ordre d’abaisser le canon de son arme.&lt;br /&gt;-Messieurs dames, capitaine Morgan, je vais devoir vous poser quelques questions.&lt;br /&gt;Les randonneurs remuèrent autour de la table, soulagés de n’être plus soumis à l’individu sourd et muet qui venait de les tenir en respect.&lt;br /&gt;-Tout de même, s’exclama Jacqueline, nous commencions à nous inquiéter ! &lt;br /&gt;-Je désire me rendre aux toilettes, continua Jeanne.&lt;br /&gt;-Moi aussi, renchérit Mariette en se levant.&lt;br /&gt;Ils se sentaient tout à coup libérés et reprenaient instinctivement le cours de leur vie sans se soucier du capitaine toujours debout devant la porte.&lt;br /&gt;-Personne ne bouge sans mon autorisation, reprit ce dernier d’une voix calme, veuillez vous asseoir.&lt;br /&gt;-Comment ! s’exclama Robert.&lt;br /&gt;-Vous m’avez bien entendu, à moins que certains d’entre vous aient des problèmes d’audition, auquel cas ils devront m’en apporter la preuve.&lt;br /&gt;Le ton ne souffrait aucune réplique, le groupe se rassit en silence. Le capitaine comptait bien profiter de cet effet de surprise pour confirmer son autorité, il fit signe à Luçon de reprendre son poste et s’installa en bout de table.&lt;br /&gt;-L’un d’entre vous nous a contactés  ce matin avec le téléphone du lieutenant Cristobal, qui était-ce ?&lt;br /&gt;-Moi, répondit Madeleine.&lt;br /&gt;-Veuillez me donner ce portable.&lt;br /&gt;-Le lieutenant est-il vivant ?&lt;br /&gt;-Je pose les questions et je donne les ordres, où est ce téléphone ?&lt;br /&gt;-Le voici.&lt;br /&gt;Les compagnons de Madeleine restèrent silencieux, ils n’échangèrent aucun regard.&lt;br /&gt;-Merci madame, avez-vous besoin de quelque chose ?&lt;br /&gt;-Non merci.&lt;br /&gt;-A la lumière de ce que nous avons découvert, il semble qu’un berger originaire de la région soit le meurtrier de Daniel Morvan, l’arme du crime lui appartenant. Nous poursuivons cet homme depuis deux jours et notre hélicoptère vient de le repérer. L’un ou l’une d’entre vous a-t-il été en contact avec cet homme dernièrement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence lui répondit. Les visages se fermaient de plus en plus, chacun évitait de croiser le regard de l’autre.&lt;br /&gt;-Problèmes d’audition, problèmes de mémoire… Vieillir est une souffrance ! ironisa le capitaine, je vais donc vous confronter à notre berger en espérant qu’il se montrera plus coopératif que vous.&lt;br /&gt;-Mais enfin, que nous reprochez-vous à la fin ? s’écria Charles.&lt;br /&gt;-Quatre personnes viennent d’être assassinées, un lieutenant de la police nationale a disparu, je suis en possession d’une commission rogatoire qui me donne tout pouvoir pour mener mon enquête.&lt;br /&gt;-Le coupable est sous les verrous ! s’exclama Robert.&lt;br /&gt;-Présumé coupable s’il vous plaît.&lt;br /&gt;-C’est pareil.&lt;br /&gt;-Le jeune homme en question n’est assurément pas responsable de la disparition de son ami.&lt;br /&gt;-Nous non plus !&lt;br /&gt;-Prouvez-le !&lt;br /&gt;-Vous vous moquez de nous.&lt;br /&gt;-En ai-je l’air ? &lt;br /&gt;-Vos propos sont indignes ! &lt;br /&gt;-Votre attitude l’est tout autant.&lt;br /&gt;-Mes amis, intervint Maxime, je vous suggère de ne parler sous aucun prétexte, même en présence d’un avocat.&lt;br /&gt;Le capitaine resta silencieux quelques instants. Ces gens étaient âgés, certes, ils dégageaient pourtant une force morale étonnante. L’ancienneté fragilise le corps, elle construit cependant une expérience propre à compenser cette faiblesse ; ces personnes ne se laisseront pas manipuler sans résistance, pensa-t-il. Le temps leur manque mais ils n’ont plus besoin de le compter ; c’est là que je risque de coincer. Le lieutenant Cristobal a peut-être raison après tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madeleine regardait le gendarme sans le voir, elle hésitait encore… Soudain, elle se leva en tendant ses deux bras vers lui :&lt;br /&gt;-Je suis coupable, déclara-t-elle d’une voix ferme.&lt;br /&gt;-Coupable de quoi ? s’étonna le capitaine.&lt;br /&gt;-J’ai tué toutes les personnes dont vous venez de parler, le berger et le jeune Georgio sont innocents.&lt;br /&gt;-Restons sérieux si vous le voulez bien !&lt;br /&gt;-Ai-je l’air de rire ? J’ajoute que mon mobile est tout à fait clair : les personnes assassinées étaient responsables de la mort de ma fille unique. &lt;br /&gt;-Quand votre fille est-elle morte ?&lt;br /&gt;-En 1968, elle avait 13 ans.&lt;br /&gt;-Vous avez attendu tout ce temps pour accomplir votre vengeance ? Permettez-moi d’être sceptique.&lt;br /&gt;-Vous avez tort, je dis la vérité.&lt;br /&gt;-Qui vous a aidée ?&lt;br /&gt;-Personne.&lt;br /&gt;-Madame, cette réponse est insuffisante. Je vous mets  cependant tous en garde à vue à partir de cet instant, annonça-t-il gravement. Mes hommes vont vous escorter pour vous permettre de récupérer quelques effets. Les personnes désirant passer par les toilettes peuvent en faire la demande.&lt;br /&gt;Il fit mentalement le compte de ses contrariétés : quatre meurtres, un jeune homme en garde à vue depuis l’avant-veille, un berger en passe d’être arrêté, sept personnes à isoler et à interroger individuellement, une gendarmerie grande comme un deux pièces-cuisine, un collègue de la police Nationale au secret… Pourquoi ai-je embrassé cette carrière ? se lamenta-t-il intérieurement, le commissaire Ringard doit avoir une confiance en béton armé envers son lieutenant pour me mettre dans une pareille mélasse ! J’allais oublier les archives à éplucher… Seule certitude : cette histoire est en train de réveiller mon ulcère à l’estomac. Si ces vieux ne parlent pas, je craque !&lt;br /&gt;-J’ai emmené mon ordinateur portable, lui glissa Luçon tandis que les randonneurs vaquaient à leurs préparatifs, si vous me permettez de me connecter à votre ligne internet, je pourrai continuer mes investigations. Je vous promets des précisons propres à délier les langues pâteuses de nos suspects.&lt;br /&gt;Le capitaine soupira profondément.&lt;br /&gt;-C’était mieux avant…&lt;br /&gt;-Avant ?&lt;br /&gt;-Quand les drames prenaient le temps de passer par des rapports en trois exemplaires écrits à la main! Nos anciens avaient le loisir de « réfléchir avant d’agir » tandis que maintenant…&lt;br /&gt;-On doit chercher, trouver, rédiger, décider, incarcérer et interroger, tout cela dans la même minute. Les résultats sont obligatoires dans les secondes qui suivent et notre avancement est inversement proportionnel à nos prises de risque. Sur ce terrain, la police n’est pas plus vernie que la gendarmerie. Je compatis.&lt;br /&gt;-Merci mon vieux !&lt;br /&gt;-Si je puis me permettre mon capitaine, pourriez-vous me donner une bonne nouvelle ? &lt;br /&gt;-Au point où j’en suis !&lt;br /&gt;-Mon lieutenant est-il en vie ?&lt;br /&gt;-Affirmatif, il est en parfaite santé, je crois même pouvoir affirmer qu’il est le seul d’entre nous à avoir disposé de plusieurs heures de sommeil la nuit dernière, c’est vous dire ! Cela me fait penser : silence total sur sa survie, il est toujours porté disparu pour nos invités, mise à part Madeleine bien entendu. J’attends un autre coupable pour libérer le jeune Georgio, les déclarations de Mme Vanier sont vérifiées concernant la mort de sa fille mais elles ne sont pas crédibles quant à sa culpabilité actuelle. Seule, elle n’a pas pu commettre tous les meurtres.&lt;br /&gt;-Bien reçu. Le berger a-t-il été retrouvé ?&lt;br /&gt;-Ça ne saurait tarder, il a été repéré dans une ancienne villa romaine tout près d’ici, mes hommes l’ont encerclé.&lt;br /&gt;-Mon capitaine, je vous remercie du fond du cœur et je suis à votre service.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-3459855408232739259?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/3459855408232739259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=3459855408232739259&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3459855408232739259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3459855408232739259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/12/vengeance-amere-en-lozere-xxi.html' title='Vengeance amère en Lozère, XXI:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SyIs_jWeFsI/AAAAAAAABDA/3DIHRT6Bgno/s72-c/Photo+009.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-4265328196044658728</id><published>2009-12-04T14:53:00.011+01:00</published><updated>2009-12-04T15:02:45.901+01:00</updated><title type='text'>vengeance alère en Lozère, XX:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkWfMH95uI/AAAAAAAABA8/G_8ezXBlOJ0/s1600-h/Photo+093.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkWfMH95uI/AAAAAAAABA8/G_8ezXBlOJ0/s320/Photo+093.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411381152348759778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkWE0q990I/AAAAAAAABA0/Hb8HubbFpAw/s1600-h/Photo+039.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkWE0q990I/AAAAAAAABA0/Hb8HubbFpAw/s320/Photo+039.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411380699376514882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkV87wtgJI/AAAAAAAABAs/EBW2u63d-uk/s1600-h/Photo+031.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkV87wtgJI/AAAAAAAABAs/EBW2u63d-uk/s320/Photo+031.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411380563840696466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkV1uHYCLI/AAAAAAAABAk/vfdu8uPvdGM/s1600-h/Photo+036.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkV1uHYCLI/AAAAAAAABAk/vfdu8uPvdGM/s320/Photo+036.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411380439918577842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVuEo-coI/AAAAAAAABAc/oJ-HG9eeQRk/s1600-h/Photo+058.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVuEo-coI/AAAAAAAABAc/oJ-HG9eeQRk/s320/Photo+058.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411380308526133890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVjEq2SdI/AAAAAAAABAU/OpUcIVsJqMY/s1600-h/Photo+053.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVjEq2SdI/AAAAAAAABAU/OpUcIVsJqMY/s320/Photo+053.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411380119555426770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVXx-hL8I/AAAAAAAABAM/dGiytsh2K48/s1600-h/Photo+028.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVXx-hL8I/AAAAAAAABAM/dGiytsh2K48/s320/Photo+028.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411379925559095234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVPpMBYFI/AAAAAAAABAE/Oss3fjfB2XQ/s1600-h/Photo+026.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVPpMBYFI/AAAAAAAABAE/Oss3fjfB2XQ/s320/Photo+026.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411379785760858194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVFxluOaI/AAAAAAAAA_8/TeTe4VRiJn0/s1600-h/Photo+003.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkVFxluOaI/AAAAAAAAA_8/TeTe4VRiJn0/s320/Photo+003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411379616217446818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkU965JDjI/AAAAAAAAA_0/vbwxHqBlRBc/s1600-h/Photo+020.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkU965JDjI/AAAAAAAAA_0/vbwxHqBlRBc/s320/Photo+020.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5411379481275862578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XX&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille au soir, ne voyant pas Cristo revenir de l’écurie, les randonneurs avaient décidé d’aller se coucher comme si de rien n’était. &lt;br /&gt;-Il est jeune, son âne n’est pas un monstre et aucun animal dangereux ne rôde dans cette région, avait décrété Maxime, allons nous coucher, il sera temps demain de prendre une décision.&lt;br /&gt;-Les monstres ne sont pas dehors, ils sont ici. Avec un peu de chance, il tombera dans un précipice seul, sans espoir de secours, avait soupiré Madeleine.&lt;br /&gt;-Avec un peu de chance, il ne nous réveillera pas en rentrant, avait rétorqué Jacqueline, voyons Madeleine, ne faites pas l’enfant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vieille dame n’avait pas trouvé le sommeil, l’inquiétude lui rongeait les sangs. Son plan était simple : attendre que ses compagnons soient tous au lit, bien endormis et sortir pour tenter de retrouver Ange. Il fallait le prévenir.&lt;br /&gt;Elle avait attendu les ronflements significatifs de Robert et Maxime pour se lever sans être entendue et avait rejoint le rez-de-chaussée en chaussettes. Les chaussures de marche étaient bien rangées dans la buanderie, les enfiler lui avait pris deux minutes puis, emmitouflée dans son anorak, elle s’était glissée à l’extérieur. Sa lampe frontale lui permettait de marcher sans risque, elle avait cependant attendu d’être suffisamment loin du bâtiment pour l’allumer, au risque de trébucher sur une pierre. &lt;br /&gt;Madeleine avait décidé de prendre la piste par le début : l’écurie. Ange était peut-être simplement en compagnie de son baudet qui avait sans doute besoin d’une présence rassurante. En arrivant devant la porte béante, son cœur s’était serré. Hors de question d’appeler, les autres pouvaient encore l’entendre. Il fallait choisir une direction au hasard.&lt;br /&gt;Elle n’avait pas eu longtemps à marcher, un grondement féroce l’avait stoppée net et un énorme chien avait fait irruption sur le chemin, le poil hérissé et les crocs menaçants. &lt;br /&gt;-Braco, au pied !&lt;br /&gt;La voix rocailleuse à l’accent chantant n’avait pas eu à répéter l’ordre, au grand soulagement de la vieille dame.&lt;br /&gt;-C’est pas une heure pour vagabonder, avait repris la voix.&lt;br /&gt;-Je ne me promène pas, je cherche quelqu’un ! Pourriez-vous m’aider ?&lt;br /&gt;-Qui cherchez-vous ?&lt;br /&gt;-Un jeune homme plutôt grand vêtu d’un gros pull en laine bleu pétrole avec un large trait rouge au milieu. Ses cheveux sont bruns, ses yeux gris…&lt;br /&gt;-Laissez tomber les couleurs, la nuit, tous les chats sont gris. &lt;br /&gt;-L’avez-vous vu ?&lt;br /&gt;-Ça se pourrait…&lt;br /&gt;-Savez-vous où il est ?&lt;br /&gt;-Vous feriez mieux de rentrer chez vous.&lt;br /&gt;-Pas sans lui.&lt;br /&gt;-Vous allez vous perdre et puis vous êtes trop vieille pour supporter la température de la nuit.&lt;br /&gt;-On n’est pas plus aimable !&lt;br /&gt;L’homme avait brusquement disparu, abandonnant Madeleine au milieu de l’obscurité. Cette dernière commençait à sentir une froide humidité envahir son corps, elle se sentait désorientée, les cimes grises des arbres s’agitaient mollement sous l’effet d’un petit vent pénétrant, une multitude de bruits tous plus inquiétants les uns que les autres l’obligeaient à se tenir en alerte. De longues minutes s’étaient écoulées avant qu’elle ne se décide à reprendre sa quête. Au moment où elle allait choisir sa direction, une ombre s’était furtivement glissée juste à son côté ; une odeur de foin humide avait chatouillé les narines de Madeleine qui s’était raidie dans l’attente d’un mauvais coup.&lt;br /&gt;- Que faites-vous ici à cette heure, vous devriez être au lit, avait gentiment grondé Cristo en lui présentant son bras.&lt;br /&gt;-Mon enfant, vous êtes vivant ! &lt;br /&gt;-Je l’espère bien ! Dites-moi ce que vous cherchez.&lt;br /&gt;-Je vous cherche ! Je vous ai attendu au moins une heure, j’étais si inquiète !&lt;br /&gt;-Vous n’auriez pas dû, retournez vous coucher !&lt;br /&gt;-Il n’en est pas question, pas sans vous !&lt;br /&gt;-Oh Madeleine, serait-ce une proposition ? Je suis marié et père de famille savez-vous ?&lt;br /&gt;-Méchant ! Veuillez retourner vous mettre au chaud immédiatement ! Et puis d’abord, où étiez-vous passé?&lt;br /&gt;-J’ai trouvé un endroit abrité pour dormir en toute sécurité.&lt;br /&gt;-Laissez-moi deviner… Vous avez installé votre lit chez Ananas ! Vous avez retrouvé Ananas !&lt;br /&gt;- Exact. &lt;br /&gt;-Comment avez-vous réussi ce prodige ?&lt;br /&gt;-Quelqu’un m’a aidé.&lt;br /&gt;-Ah oui, ce vagabond mal poli, je l’ai rencontré moi aussi.&lt;br /&gt;-C’est un berger qui a pris le maquis. Il en profite pour récupérer ses moutons qui se sont égayés dans la nature depuis que les gendarmes se sont mis à ses trousses. C’est un peu compliqué, je vous expliquerai cela une autre fois.&lt;br /&gt;-Emmenez-moi avec vous, je ne veux pas retourner au gîte !&lt;br /&gt;-Rigoureusement impossible.&lt;br /&gt;-Vous ne voulez pas de moi…&lt;br /&gt;-Ananas est résolument opposé à ce projet.&lt;br /&gt;-Il a peur de moi, c’est ça ?&lt;br /&gt;-C’est ça. &lt;br /&gt;-Il a tout compris. &lt;br /&gt;-Lui, peut-être bien mais moi, je suis encore dans le brouillard.&lt;br /&gt;-Emmenez-moi et je vous dirai tout !&lt;br /&gt;-Pas de chantage s’il vous plaît ! Nous allons faire une petite promenade, vous en profiterez pour m’éclairer, ensuite, je vous raccompagnerai jusqu’au gîte et vous irez dormir bien au chaud.&lt;br /&gt;-Je ne veux pas vous laisser seul dans la nuit avec ce bandit qui rôde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ange avait réfléchi quelques instants. La conversation risquait d’être longue, Ananas était un compagnon de sommeil très chaleureux mais il ne remplaçait pas une bonne couverture et le jeune homme avait besoin de se reposer s’il voulait garder les idées bien claires.&lt;br /&gt;-OK, j’accepte votre invitation.&lt;br /&gt;-Vous m’emmenez avec vous ?&lt;br /&gt;-J’ai parlé de votre « invitation ».&lt;br /&gt;-Laquelle ?&lt;br /&gt;-Et bien, vous savez, la proposition malhonnête de tout à l’heure !&lt;br /&gt;-Oh mais vous n’y pensez pas !&lt;br /&gt;-Je ne pense qu’à ça au contraire.&lt;br /&gt;-Ils vont vous tuer !&lt;br /&gt;-Pas si je suis dans vos bras.&lt;br /&gt;-L’heure n’est pas à la plaisanterie, voyons !&lt;br /&gt;-Je ne plaisante pas. Vous vous inquiétez pour moi, pourquoi ?&lt;br /&gt;-Parce que… J’ai peur. Vous ne savez pas de quoi ils sont capables. Plus l’étau se resserre, plus ils sont déterminés.&lt;br /&gt;-Déterminés à quoi ?&lt;br /&gt;-A achever leur mission, notre mission devrais-je dire, mais pas comme prévu.&lt;br /&gt;-Il reste encore quelqu’un à assassiner ?&lt;br /&gt;-Un vieux professeur de mathématiques à la retraite.&lt;br /&gt;-Celui qui était dans la classe quand votre fille a basculé dans le vide.&lt;br /&gt;-Vous connaissez cette affreuse histoire ? &lt;br /&gt;-Quand la police nationale et la gendarmerie décident de s’allier, vous n’imaginez pas ce qu’elles sont capables de trouver.&lt;br /&gt;-Notre dernière étape va nous reconduire à Florac.&lt;br /&gt;-Là où le vieux prof est installé j’imagine, c’est de la folie.&lt;br /&gt;-Nous sommes tous devenus fous. C’est une forme de démence totalement incurable parce qu’elle est née dans le chagrin.&lt;br /&gt;-Le professeur n’était pas présent quand votre enfant est tombée.&lt;br /&gt;-Il aurait dû l’être. &lt;br /&gt;-Quel âge a-t-il ?&lt;br /&gt;-Dans les 80 je crois.&lt;br /&gt;-Un bel âge… &lt;br /&gt;-Immérité.&lt;br /&gt;-Que pensez-vous de la peine de mort ?&lt;br /&gt;-Je suis contre.&lt;br /&gt;-Pourtant…&lt;br /&gt;-Pourtant je me suis fait justice. C’est pourquoi je reconnais ma culpabilité et suis prête à en assumer les conséquences. Ne cherchez pas à comprendre.&lt;br /&gt;-Quand le prof sera éliminé, qu’adviendra-t-il ?&lt;br /&gt;-Aucune idée, je vis au jour le jour.&lt;br /&gt;-Pas moi.&lt;br /&gt;-Vous a-t-on déjà dit que vous étiez un entêté ?&lt;br /&gt;-Je prends cela comme un compliment.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-4265328196044658728?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/4265328196044658728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=4265328196044658728&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4265328196044658728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4265328196044658728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/12/vengeance-alere-en-lozere-xx.html' title='vengeance alère en Lozère, XX:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SxkWfMH95uI/AAAAAAAABA8/G_8ezXBlOJ0/s72-c/Photo+093.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-465511885377819236</id><published>2009-11-28T11:52:00.003+01:00</published><updated>2009-11-28T12:04:59.635+01:00</updated><title type='text'>Du nouveau chez les artistes de Murol (63)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bonjour à tous!&lt;br /&gt;Je vous donne un lien pour aller visiter un tout nouveau site consacré aux artistes qui gravitent autour de Murol (cliquer sur le titre de ce message pour y accéder). Les arts plastiques et écrits sont au programme, la liste n'est pas exhaustive et cet univers ne demande qu'à grandir.&lt;br /&gt;Mes amies Câline Henri-Martin et Danielle Catarelli en sont les "maîtresses d'œuvre", elles ont bien voulu m'y faire une place, ce dont je les remercie de tout mon cœur!&lt;br /&gt;Bonne promenade (il y a de quoi faire!)&lt;br /&gt;Pascale B&lt;br /&gt;PS: Je l'ajoute à ma rubrique "sites favoris"&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-465511885377819236?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://murol-terre-des-arts.wifeo.com/' title='Du nouveau chez les artistes de Murol (63)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/465511885377819236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=465511885377819236&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/465511885377819236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/465511885377819236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/11/du-nouveau-chez-les-artistes-de-murol.html' title='Du nouveau chez les artistes de Murol (63)'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2967246138614337988</id><published>2009-11-27T11:22:00.008+01:00</published><updated>2009-11-27T11:28:45.997+01:00</updated><title type='text'>Vengance amère en Lozère, XIX:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pfdKe6NI/AAAAAAAAA_s/U3QziSwbcZc/s1600/Photo+007.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pfdKe6NI/AAAAAAAAA_s/U3QziSwbcZc/s320/Photo+007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408728035364890834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pXe0jB_I/AAAAAAAAA_k/fSX2Fyu-OVo/s1600/Photo+004.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pXe0jB_I/AAAAAAAAA_k/fSX2Fyu-OVo/s320/Photo+004.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408727898370803698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pRIEjKlI/AAAAAAAAA_c/zmp6p0Nq8L8/s1600/Photo+003.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pRIEjKlI/AAAAAAAAA_c/zmp6p0Nq8L8/s320/Photo+003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408727789184690770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pDX65ZEI/AAAAAAAAA_U/5cx_y_b7ebs/s1600/Photo+009.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pDX65ZEI/AAAAAAAAA_U/5cx_y_b7ebs/s320/Photo+009.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408727552921003074" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-o72ab5WI/AAAAAAAAA_M/uTkq3QP4oWo/s1600/Photo+008.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-o72ab5WI/AAAAAAAAA_M/uTkq3QP4oWo/s320/Photo+008.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408727423667397986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-o1OGZITI/AAAAAAAAA_E/vr6RktS61Ok/s1600/Photo+007.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-o1OGZITI/AAAAAAAAA_E/vr6RktS61Ok/s320/Photo+007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408727309766697266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-oshgoi9I/AAAAAAAAA-8/vUFyC7xbEHY/s1600/Photo+003.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-oshgoi9I/AAAAAAAAA-8/vUFyC7xbEHY/s320/Photo+003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408727160358210514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XIX&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Luçon détestait cette mission. Il avait quitté sa petite famille sept heures auparavant, sa femme et ses enfants lui manquaient déjà, son uniforme aussi et puis le téléphone du commissariat continuellement en train de sonner,  les clochards avinés affalés dans les cellules de dégrisement, les contrevenants râleurs, les mamies éperdues se lamentant sur leur sac dérobé… La vraie vie quoi ! Tandis que là, l’agent de la paix n’était plus qu’un anonyme épuisé par des heures de train, tristement enfoncé dans un siège de l’autocar qui le conduisait vers Florac. Ce voyage n’en finissait plus, le conducteur avait assurément décidé de rouler au ralenti rien que pour le contrarier. Ah, si j’étais en uniforme, il appuierait un peu plus sur le champignon, maugréa-t-il silencieusement, j’espère au moins que le lieutenant Janvier sera là pour m’accueillir.&lt;br /&gt;Personne ne l’attendant à sa descente du car, il dut se frayer un chemin dans le labyrinthe des ruelles sombres de la petite ville dont le caractère pittoresque ne l’émut pas le moins du monde. Les truites dodues n’obtinrent pas même un coup d’œil de sa part et le buraliste déjà ouvert en ce tout début de matinée ne récolta qu’un « merci » bougon après l’avoir renseigné.&lt;br /&gt;Luçon ouvrit la porte de la gendarmerie en ronchonnant, entra et poussa un énorme soupir de  soulagement.&lt;br /&gt;Deux gendarmes s’activaient fébrilement derrière le comptoir d’accueil, des ordres contradictoires jaillissaient d’une porte entrouverte, proférés par une voix grave, plutôt jeune d’après ce qu’il put en juger. Un jeune homme d’une saleté extraordinaire était assis en tailleur, les pieds enveloppés de chaussettes dont la crasse masquait la couleur qu’elles avaient peut-être eues en des temps très éloignés. Un de ses poignets était entravé par une paire de menottes qui le maintenait attaché à un radiateur antique. Un clochard dormait paisiblement, allongé dans un équilibre instable sur un banc. On dirait Marcel, pensa Luçon le cœur apaisé, c’est merveilleux! &lt;br /&gt;Un des deux gendarmes l’interpela sévèrement :&lt;br /&gt;-C’est fermé, qu’est ce que vous voulez ?&lt;br /&gt;Luçon l’aurait embrassé !&lt;br /&gt;-Je suis envoyé par le commissariat de Fontainebleau, le lieutenant Janvier m’attend.&lt;br /&gt;-C’est où ça, Fontainebleau ?&lt;br /&gt;-En Seine-et-Marne, en France…&lt;br /&gt;-Le lieutenant est occupé, je vais voir ce que je peux faire.&lt;br /&gt;Deux hommes harnachés pour ce qui semblait être un raid d’intervention en milieu extrême traversèrent la pièce en courant, ils portaient tout un tas de matériel vraisemblablement destiné à un exercice d’alpinisme.&lt;br /&gt;-Sylvain est parti chercher la camionnette, on l’attend devant la porte, dit l’un.&lt;br /&gt;-Attends, je vais prendre des couvertures de survie, répondit l’autre en retournant dans l’arrière boutique.&lt;br /&gt;Un jeune gradé vêtu de l’uniforme réglementaire déboucha de la porte entrouverte.&lt;br /&gt;-Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-il au planton resté à l’accueil.&lt;br /&gt;-Quelqu’un demande après vous mon lieutenant.&lt;br /&gt;-Pas le temps.&lt;br /&gt;-Il vient de Seine-et-Marne.&lt;br /&gt;Le lieutenant Janvier toisa l’intrus.&lt;br /&gt;-Agent Luçon ?&lt;br /&gt;-Lui-même.&lt;br /&gt;-Vous arrivez pile, votre lieutenant est dans de sales draps, on vient de nous appeler à la rescousse. &lt;br /&gt;-A vos ordres mon lieutenant !&lt;br /&gt;-OK, on vous embarque. Vous avez votre arme ?&lt;br /&gt;-Oui.&lt;br /&gt;-Alors c’est parti !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans la camionnette, le lieutenant fit un rapide topo sur la situation :&lt;br /&gt;-Cristobal s’est retrouvé seul avec l’équipe des petits vieux hier soir. Il était sensé obtenir des renseignements si ce n’est des aveux. Une dame nous a alertés tout à l’heure en utilisant le portable de votre collègue, il s’est absenté hier soir pour aller voir son âne et n’est jamais revenu.&lt;br /&gt;-C’est seulement maintenant qu’elle s’inquiète ?&lt;br /&gt;-J’ai l’impression qu’elle n’a pas eu le choix.&lt;br /&gt;-Mais pourquoi avez-vous laissé mon lieutenant tout seul ? Vous auriez dû…&lt;br /&gt;-C’était pas prévu, vous m’en voyez désolé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Postée sur le seuil de la vieille bâtisse, Madeleine avait le cœur à l’envers, elle attendait ses sauveurs, le portable de Cristo bien serré dans ses mains. Les autres avaient entrepris de préparer le petit déjeuner comme si rien n’était arrivé, comme si rien « n’allait arriver… »&lt;br /&gt;Deux véhicules de la gendarmerie émergèrent enfin du virage qui menait au gîte, il était déjà sept heures. Apparemment, le lieutenant Janvier s’était entouré d’une véritable compagnie d’intervention. Deux hommes sortirent avec lui de la première camionnette, le trio se dirigea vers la vieille dame.&lt;br /&gt;-C’est vous qui nous avez appelés ? demanda le lieutenant.&lt;br /&gt;-Oui.&lt;br /&gt;La voix de Madeleine chevrotait sous l’effet de l’émotion.&lt;br /&gt;-Mes compagnons ne le savent pas, reprit-elle les larmes aux yeux.&lt;br /&gt;-Pas de nouvelles du lieutenant Cristobal ?&lt;br /&gt;-Le lieutenant ?&lt;br /&gt;-Il s’appelle Ange Cristobal, précisa un homme en civil qui devait avoir aux alentours de 35 ans, vous ne l’avez plus revu depuis hier soir 23 heures si j’ai bien compris et vous avez demandé de l’aide ce matin vers 6h00, c’est bien cela ?&lt;br /&gt;-Exactement.&lt;br /&gt;-Vos amis ne se sont pas inquiétés ?&lt;br /&gt;-Mes amis… Ils n’auraient pas approuvé mon initiative, je vous en prie, ne les brusquez pas !&lt;br /&gt;Robert ouvrit alors la porte du gîte, étonné de ne pas voir revenir Madeleine.&lt;br /&gt;-Lieutenant Janvier de la gendarmerie de Florac, bonjour monsieur, une personne nous a été signalée comme disparue depuis hier soir 23h00, avez-vous des informations à nous fournir ?&lt;br /&gt;-Une personne, quelle personne ?&lt;br /&gt;-Oh Robert, se désola Madeleine, ne faites pas l’enfant ! Notre jeune compagnon n’est jamais revenu depuis qu’il est allé voir son âne hier soir, vous le savez aussi bien que moi.&lt;br /&gt;-Le jeune homme en question est adulte et libre que je sache, il n’a pas à nous informer de son emploi du temps, encore moins quand il décide de découcher !&lt;br /&gt;-Nous allons parler de tout cela à l’intérieur si vous le voulez bien, interrompit Janvier, mes hommes sont sur le pied de guerre, ils attendent les ordres et je ne voudrais pas les impatienter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde se retrouva dans la salle commune où des bols attendaient les convives du matin.&lt;br /&gt;-Tiens, notre gendarme préféré, s’exclama Jeanne, comment allez-vous depuis l’autre jour ?&lt;br /&gt;-Bonjour madame, votre groupe est-il au complet ?&lt;br /&gt;-Nous sommes tous prêts pour notre collation du matin, confirma Raymond, même Jacqueline, notre petite marmotte, est sur le pont. Voulez-vous partager notre café ?&lt;br /&gt;-Le café attendra, veuillez tous vous asseoir, ordonna le lieutenant, je vous présente l’agent de la paix François Luçon qui a fait le voyage depuis la Seine-et-Marne cette nuit même. Il s’inquiète pour le lieutenant Ange Cristobal, son collègue. Ce dernier semble avoir disparu depuis hier soir.&lt;br /&gt;-Il a dîné avec nous et il est allé voir son âne, commença Mariette, la suite ne me regarde pas.&lt;br /&gt;-A quelle heure ?&lt;br /&gt;-23h00.&lt;br /&gt;-Précisément ?&lt;br /&gt;-Précisément, le four venait de sonner, un cake prévu pour ce matin finissait de cuire.&lt;br /&gt;-L’un d’entre vous a-t-il revu ce jeune homme depuis ?&lt;br /&gt;-Il est peut-être encore au lit, suggéra Maxime. Madeleine, vous auriez dû commencer par là avant de déranger ces messieurs.&lt;br /&gt;-Il n’y est pas, vous pensez bien que j’ai vérifié, j’ai même veillé toute la nuit pour l’attendre. Il n’est pas revenu.&lt;br /&gt;-Vous n’avez pas alerté vos amis ? s’étonna Luçon.&lt;br /&gt;Un lourd silence répondit à sa question.&lt;br /&gt;-Je ne pouvais pas…&lt;br /&gt;Le bruit assourdissant d’un hélicoptère interrompit brutalement la conversation, l’appareil semblait survoler le gîte de très près.&lt;br /&gt;-Nos collègues font un petit tour de reconnaissance, expliqua le gendarme.&lt;br /&gt;-Que craignez-vous exactement ? s’inquiéta Charles en posant ses coudes sur la table.&lt;br /&gt;-Exactement, je n’en sais rien, à vous de me mettre sur la voie.&lt;br /&gt;-Comment le pourrions-nous ? &lt;br /&gt;-Je vous le demande une dernière fois gentiment, ensuite…&lt;br /&gt;Tous les yeux étaient rivés sur le lieutenant qui venait de se lever dans une attitude solennelle.&lt;br /&gt;-Je vous donne cinq minutes pour vous décider, l’agent Luçon va rester avec vous pendant que je donne mes ordres. N’oubliez pas qu’une vie est en jeu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luçon se faisait le plus petit possible, son uniforme lui manquait cruellement. Il s’installa debout, le dos contre la porte et croisa les bras pour se donner une contenance. Son cœur battait la chamade. Il pensait à sa femme, à ses enfants, à son commissaire, à Cristo qui avait peut-être été victime de ces personnes si débonnaires et pourtant si cruelles. Lui aussi a des enfants, avait-il envie de crier.&lt;br /&gt;Mariette se leva soudain, Luçon réagit instantanément en braquant son arme sur elle :&lt;br /&gt;-Ne bougez pas, gronda-t-il.&lt;br /&gt;Les randonneurs se regardèrent avec ahurissement, ceux qui tournaient le dos au policier se retournèrent vers lui, incrédules.&lt;br /&gt;-Il est complètement fou ! murmura Jacqueline.&lt;br /&gt;-J’obéis aux ordres, répliqua Luçon. &lt;br /&gt;Il avait bien stabilisé sa position et tentait de se donner une allure la plus menaçante possible.&lt;br /&gt;-Regardez-nous, nous sommes vieux, plaida Maxime, vous n’avez rien à craindre !&lt;br /&gt;-J’ai besoin d’aller aux toilettes, déclara Charles.&lt;br /&gt;-Vous attendrez !&lt;br /&gt;-J’attendrai quoi ?&lt;br /&gt;-Les ordres.&lt;br /&gt;-Je pense qu’il est inutile d’attendre une quelconque humanité de ce petit flic sans envergure, persiffla Jeanne, restons sages et attendons le chef.&lt;br /&gt;L’hélicoptère tournoyait toujours autour du gîte, des bruits de pas précipités leur parvenaient depuis l’étage. Madeleine restait silencieuse, elle serrait toujours sa veste sur son ventre et contemplait le plafond dans une attitude de prière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-2967246138614337988?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/2967246138614337988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=2967246138614337988&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2967246138614337988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2967246138614337988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/11/vengance-amere-en-lozere-xix.html' title='Vengance amère en Lozère, XIX:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sw-pfdKe6NI/AAAAAAAAA_s/U3QziSwbcZc/s72-c/Photo+007.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5978060775840000431</id><published>2009-11-20T17:49:00.006+01:00</published><updated>2009-11-20T17:53:45.281+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XVIII:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJkdZmVYI/AAAAAAAAA-s/Qm_vWqzMSqo/s1600/Photo+029.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJkdZmVYI/AAAAAAAAA-s/Qm_vWqzMSqo/s320/Photo+029.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406230030909330818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJdbwTRKI/AAAAAAAAA-k/RIFE_xL9idY/s1600/Photo+025.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJdbwTRKI/AAAAAAAAA-k/RIFE_xL9idY/s320/Photo+025.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406229910208595106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJVtEu5AI/AAAAAAAAA-c/WY1kyWeTaVY/s1600/Photo+012.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJVtEu5AI/AAAAAAAAA-c/WY1kyWeTaVY/s320/Photo+012.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406229777418740738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJO8tOlKI/AAAAAAAAA-U/Qsu1D1vAN-g/s1600/Photo+009.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJO8tOlKI/AAAAAAAAA-U/Qsu1D1vAN-g/s320/Photo+009.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406229661356037282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJIAMSZvI/AAAAAAAAA-M/K5IPsT2lsOk/s1600/Photo+006.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJIAMSZvI/AAAAAAAAA-M/K5IPsT2lsOk/s320/Photo+006.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406229542032533234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbI8-bi5SI/AAAAAAAAA-E/eojmOqr2zSc/s1600/Photo+005.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbI8-bi5SI/AAAAAAAAA-E/eojmOqr2zSc/s320/Photo+005.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5406229352581096738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XVIII&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madeleine n’avait pas parlé. Elle s’était contentée d’adresser un regard suppliant à Cristo quand l’âne s’était raidit en la voyant arriver.&lt;br /&gt;Les visites des autres randonneurs avaient achevé d’affoler Ananas, à tel point que son maître occasionnel avait dû interrompre leur défilé. &lt;br /&gt;-Il est mal en point, s’était-il excusé, laissons-le tranquille pour ce soir.&lt;br /&gt;La réaction prévisible d’Ananas plongea Cristo dans l’angoisse : il a vu cinq membres du groupe et s’est énervé un peu plus à chaque visite, songea-t-il, si ça continue, il va mourir d’une crise cardiaque !&lt;br /&gt;Mais ce qui le contrariait le plus était la confirmation de ce qu’il pressentait depuis longtemps : ces adorables vieilles personnes étaient toutes coupables. Difficile à croire…&lt;br /&gt;La mort de la petite Joséphine ne concernait que Madeleine, pourquoi les autres se seraient-ils mêlés de cette histoire si ancienne ? Pourquoi tuer autant de monde ? Cela ne ferait pas revenir la petite fille. Ils sont tous fous, je ne vois que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours du dîner, le jeune lieutenant avait pris garde de systématiquement se servir après les autres convives. S’ils ont drogué les plats, ils n’en mangeront pas, ils ne vont certainement pas s’endormir eux-mêmes. Il avait aussi surpris quelques regards curieux qui lui étaient adressés plus ou moins discrètement… Ils attendent de me voir m’écrouler, songea-t-il en dégustant son café, voyons combien de temps ils pourront patienter, je me sens en pleine forme. Au fait ! Ananas ne se fait plus entendre, je devrais peut-être aller voir où il en est.&lt;br /&gt;Il est passé à la phase «gros chagrin » ou bien il s’est endormi ; c’est vrai que braire pendant deux heures, ça doit être épuisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul bruit que Cristo put entendre lui glaça les sangs : la porte du box dans lequel Ananas était sensé se reposer était ouverte et se balançait lamentablement en émettant un couinement de serrure rouillée. Merde, le baudet s’est fait la malle et maintenant, il fait nuit ! &lt;br /&gt;Que faire ? Ange ne pouvait pas appeler les vieux randonneurs à l’aide. Avec eux, estima-t-il, aucune chance de retrouver Ananas qui préfèrera entamer un tour du monde plutôt que d’approcher une nouvelle fois ces messieurs-dames. Je ne peux pas non plus laisser mon bourricot seul dans cette nuit noire comme l’encre.  &lt;br /&gt;Une voix rocailleuse agrémentée du mélodieux accent de la région interrompit ses sombres réflexions :&lt;br /&gt;-Ni ours ni loup chez nous ! Votre copain risque juste de tomber sur quelques sangliers, pas de quoi s’inquiéter.&lt;br /&gt;-Il pourrait tomber dans un précipice, les ânes ne se promènent pas la nuit et la lune est invisible ce soir.&lt;br /&gt;-Les ânes ne sont pas idiots. Votre bourricot a trouvé refuge quelque part, retournez au gîte  et prenez garde à vous !&lt;br /&gt;Cristo distingua fugitivement son interlocuteur. Ce dernier était vêtu d’un long vêtement descendant jusqu’aux chevilles, un chapeau sans forme ne laissait apparaître que ses yeux, ses chaussures étaient semblables à celles d’un randonneur, un bâton complétait l’ensemble.&lt;br /&gt;-Qui êtes-vous ?&lt;br /&gt;-Un berger en mal de troupeau. Un promeneur malintentionné ou simplement négligent a laissé un de mes prés ouverts il y a quelques jours, mes bêtes se sont égayées dans la nature et je suis en train de les récupérer les unes après les autres. On m’a aussi dérobé mon fusil.&lt;br /&gt;-Comment savez-vous que mon animal de compagnie est un âne ?&lt;br /&gt;-Je vous ai aperçu cet après-midi.&lt;br /&gt;-Vous n’avez pas de chien ?&lt;br /&gt;-L’heure n’est pas aux interrogatoires, rentrez au chaud et soyez prudent !&lt;br /&gt;-Comment vous appelez-vous ?&lt;br /&gt;-Mon nom ne vous dira rien.&lt;br /&gt;-Pourquoi devrais-je être prudent ?&lt;br /&gt;-Parce que votre âne n’est pas sorti tout seul, quelqu’un lui a ouvert la porte. Sur ce, adieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme disparut silencieusement sans laisser à Cristo le temps de poser d’autre question. Le jeune homme resta quelques instants immobile, la mise en garde du berger n’était vraisemblablement pas gratuite, quelques précautions s’avéraient donc nécessaires. Bizarre le bonhomme, il court après ses moutons dans l’obscurité, on lui a soi-disant volé son fusil… Tout cela n’est pas crédible, estima-t-il, pour couronner le tout, il n’a pas de chien ! On n’a jamais vu un berger sans chien, encore moins un berger se faire voler son arme ! En revanche, il a pris la peine de me rassurer à propos d’Ananas et il m’a demandé d’être prudent ; plutôt cool pour moi ! Il aurait facilement pu m’assommer ou même me tuer. Je n’y comprends plus rien ! &lt;br /&gt;Ange avait revêtu un gros pull de laine avant de sortir mais la nuit était déjà très froide. Il frissonna des pieds à la tête. Résumons-nous, murmura-t-il : les responsables du gîte sont absents jusqu’à demain, je suis seul avec l’équipe des trucideurs en série qui savent très bien que je surveille mon âne de près. Ils se sont organisés pour libérer discrètement Ananas, sachant parfaitement que la bourrique allait prendre ses jambes à son cou pour s’enfuir le plus loin possible et que j’allais passer le voir avant de me coucher. A présent, qu’attendent-ils de moi ? Suis-je sensé partir à la recherche de mon baudet ? Ma réaction logique serait de les appeler à l’aide, s’ils s’y attendent, pourquoi ? Ils auraient aussi vite fait de me ligoter pour avoir la paix ! C’est vrai qu’ils sont tous âgés, je pourrais me défendre… Tout de même, en se groupant, ils peuvent me neutraliser, sans compter le fusil qu’ils ont peut-être encore avec eux ! Je parie que ce fusil est justement celui de mon berger ! Tout cela sent mauvais. Une balade de nuit leur offrirait une occasion en or pour me faire disparaître.&lt;br /&gt;Bon, mon téléphone portable est rechargé, il est bien au chaud dans ma poche d’imperméable, lequel est proprement accroché au porte-manteau de la grande salle... Super !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Depuis le jour de sa naissance, Ange était déterminé à vivre et il s’y était toujours appliqué en dépit des risques inhérents à son métier. Sa qualité de père de famille n’avait fait que renforcer cette détermination. Il savait aussi que son patron ne lui aurait pardonné aucune imprudence.&lt;br /&gt;Il serait capable de m’engueuler sur mon lit de mort, sourit-il en se frictionnant pour se réchauffer, je vais devoir m’en sortir sans téléphone, sans égratignure et sans même attraper un rhume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où Cristo constatait la disparition d’Ananas les compagnons de Madeleine vinrent entourer la vieille dame assise devant la cheminée.&lt;br /&gt;-Ma petite Madeleine, vous me semblez préoccupée, commença Robert, dites-nous pourquoi !&lt;br /&gt;-Parce que vous allez faire du mal à ce petit !&lt;br /&gt;-Vous connaissez parfaitement notre code de déontologie, aucun innocent ne sera inquiété, répondit Jacqueline.&lt;br /&gt;-Pourquoi l’avoir envoyé dehors en pleine nuit si ce n’est pour lui tendre un piège ? C’est un agent de police, je sais bien que vous ne le laisserez pas contrarier vos plans.&lt;br /&gt;-Nos plans, Madeleine, vous les avez approuvés, souvenez-vous.&lt;br /&gt;-Oui mais ils ne stipulaient pas que nous éliminerions un innocent ni que nous en enverrions un autre en prison ! La limite est là et je ne la franchirai pas !&lt;br /&gt;-Nous avons simplement éloigné votre protégé afin de nous concerter paisiblement. Moins il en saura, plus longtemps il vivra, continua Maxime.&lt;br /&gt;-Ah, vous voyez bien que sa vie ne va pas de soi !&lt;br /&gt;-Que lui avez-vous dit quand il vous a emmenée visiter son âne ? interrogea Mariette.&lt;br /&gt;-Je ne lui ai rien dit !&lt;br /&gt;-Ni quand vous l’avez rencontré avec son ami au village de vacances ?&lt;br /&gt;-Rien, il ne sait rien !&lt;br /&gt;-Réfléchissons posément, reprit Maxime, son copain s’est trouvé tout près de nous à chaque fois que nous avons dû… Enfin, vous savez de quoi je parle. &lt;br /&gt;-Et pour cause, c’était prévu !&lt;br /&gt;-Nous n’avions pas envisagé la présence d’un policier. Depuis des années, nous n’avons jamais eu à nous inquiéter et là, juste sur cette mission, tout va mal ! &lt;br /&gt;-Aurions-nous pêché par excès de confiance ? suggéra Robert.&lt;br /&gt;-Quatre morts, c’est un peu gourmand il est vrai, commenta Jacqueline. Il n’y a quand même pas de quoi nous mettre en mauvaise posture. « Plus c’est gros, mieux ça passe ! » disait ma grand-mère. Les policiers n’ont aucune imagination, c’est connu. Nos opérations précédentes n’ont laissé aucune trace, nous éliminons des personnages nuisibles et tout le monde est content.&lt;br /&gt;-J’admire votre optimisme, rétorqua Maxime, mais les réticences de Madeleine sont à prendre en considération. Il nous reste un protagoniste à éliminer, ne pourrions-nous remettre cela à plus tard ?&lt;br /&gt;-Il faut mettre fin à cette folie meurtrière, supplia Madeleine, un assassinat en entraîne un autre, n’oubliez pas les termes du contrat : ne jamais toucher aux innocents !&lt;br /&gt;-Mais nous ne sommes pas des meurtriers, s’insurgea Mariette, nous sommes des justiciers et nous rendons service à la société !&lt;br /&gt;-Je n’irais pas jusque là, corrigea Raymond, nous réglons nos comptes ce qui est déjà beaucoup. La société n’est pas concernée. Alors, quel est le programme ?&lt;br /&gt;-Notre jeune ami met un temps anormalement long à nous rejoindre, murmura Maxime, lui serait-il arrivé quelque chose ?&lt;br /&gt;-Si c’est le cas, nous n’y sommes pour rien. Madeleine, vous êtes témoin !&lt;br /&gt;-Oh mon Dieu, il fait si froid, regardez, son imperméable est resté accroché près de la porte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert sortit sur le seuil du gîte, tentant vainement de scruter les alentours tandis que Mariette fouillait les poches du vêtement de pluie.&lt;br /&gt;-On n’y voit pas à deux mètres, grogna Robert.&lt;br /&gt;-Il a laissé son téléphone dans sa poche ! constata Mariette.&lt;br /&gt;-Bon sang de bois, les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas deux grammes de sens commun ! s’exclama Raymond.&lt;br /&gt;-Il va mourir de froid, se lamenta Madeleine en serrant un peu plus fort son gros gilet autour de ses épaules.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5978060775840000431?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5978060775840000431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5978060775840000431&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5978060775840000431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5978060775840000431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/11/vengeance-amere-en-lozere-xviii.html' title='Vengeance amère en Lozère, XVIII:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SwbJkdZmVYI/AAAAAAAAA-s/Qm_vWqzMSqo/s72-c/Photo+029.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-3722407074073147130</id><published>2009-11-14T11:13:00.010+01:00</published><updated>2009-11-14T11:21:48.610+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XVII:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EsrNFDYI/AAAAAAAAA98/458yU5wnpSk/s1600-h/Photo+039.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EsrNFDYI/AAAAAAAAA98/458yU5wnpSk/s320/Photo+039.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403902505937866114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6Ek4qpWhI/AAAAAAAAA90/jSbnw9rm2QQ/s1600-h/Photo+036.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6Ek4qpWhI/AAAAAAAAA90/jSbnw9rm2QQ/s320/Photo+036.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403902372112587282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EakVnZDI/AAAAAAAAA9s/wTjIl34my5A/s1600-h/Photo+025.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EakVnZDI/AAAAAAAAA9s/wTjIl34my5A/s320/Photo+025.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403902194856977458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6ETtjWvWI/AAAAAAAAA9k/_fOST203rHQ/s1600-h/Photo+019.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6ETtjWvWI/AAAAAAAAA9k/_fOST203rHQ/s320/Photo+019.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403902077071441250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EK2y6p5I/AAAAAAAAA9c/T5ZKxTc2g5c/s1600-h/Photo+014.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EK2y6p5I/AAAAAAAAA9c/T5ZKxTc2g5c/s320/Photo+014.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403901924933805970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EAcgyXnI/AAAAAAAAA9U/FI-QlPScJIA/s1600-h/Photo+016.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EAcgyXnI/AAAAAAAAA9U/FI-QlPScJIA/s320/Photo+016.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403901746079751794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6D5EhxZlI/AAAAAAAAA9M/zL9rdFGr1hs/s1600-h/Photo+005.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6D5EhxZlI/AAAAAAAAA9M/zL9rdFGr1hs/s320/Photo+005.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403901619382347346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6Dx0hoayI/AAAAAAAAA9E/bsN2EDKTDs4/s1600-h/Photo+016.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6Dx0hoayI/AAAAAAAAA9E/bsN2EDKTDs4/s320/Photo+016.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403901494827707170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6Dp6wQDbI/AAAAAAAAA88/5odlRngzO-8/s1600-h/Photo+012.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6Dp6wQDbI/AAAAAAAAA88/5odlRngzO-8/s320/Photo+012.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403901359060684210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;XII&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commissaire Ringard relisait pour la troisième fois les notes réunies par son agent de la paix. Chacun des membres du groupe de randonneurs avait la sienne, il y avait de quoi frémir.&lt;br /&gt;Les fiches étaient rangées par ordre alphabétique, Madeleine arrivait en premier :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Madeleine Allier, épouse Marcellin en premières noces, épouse Vanier en secondes noces. Née en 1935 à… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Elle a donc 74 ans, murmura le policier, elle a eu une fille en 1955, l’a perdue en 68. A cette époque, son premier mari était chef de centre à la poste de Mende, la famille vivait sur place. L’enquête a débouché sur un non-lieu. Voyons les autres :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Robert Bellefort, célibataire, 73 ans. Son jeune frère âgé de 8 ans a été mis à mort par un groupe de 3 délinquants âgés à l’époque de 16 à 20 ans, c’était en 1959. Ils voulaient se venger de Robert qui avait gagné le concours de pêche. Ils étaient sous l’emprise de l’alcool, les circonstances atténuantes ont été accordées, les trois coupables sont sortis de prison 7ans après leur incarcération… »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La liste des drames abominables vécus par les compagnons de Madeleine se poursuivait, froidement établie par un agent Luçon au sommet de son art.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;« Marcel Blaste, 70 ans, veuf.  Son fils Guillaume a été tué dans un accident de la route à l’âge de 15 ans. Il marchait sur le bas côté, un chauffard l’a fauché en perdant le contrôle du véhicule. Il s’est enfui pour finalement se rendre à la police le lendemain après avoir été reconnu par un témoin. Il a nié avoir été sous l’emprise de l’alcool et a mis en avant un disfonctionnement de son véhicule. Il n’avait  pas senti le choc avec l’enfant, c’est pourquoi il était reparti. L’enquête n’a pas pu établir la prise d’alcool. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;« Raymond et Jeanne Couret, 70 et 68 ans. Leur fille de 10 ans a été retrouvée morte égorgée après plusieurs jours de recherches. Le coupable a été retrouvé, il a été reconnu irresponsable de ses actes et a été placé en hôpital psychiatrique, libéré 5 ans plus tard. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Maxime Richet, 65 ans, veuf. En 1979 son fils Henri âgé de 11 ans a été tué au cours d’une fête communale. Une bagarre venait de démarrer, le petit a reçu un coup de couteau par inadvertance. Les coupables ont été relaxés. Circonstances atténuantes. Le principal mis en cause était le fils du maire de la commune. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour chacune de ces histoires, Luçon avait retrouvé les identités des coupables. Il avait surtout découvert qu’ils étaient tous morts au cours des cinq années précédentes. Les dates de leurs décès respectifs étaient soigneusement répertoriées : tous avaient succombé dans des circonstances totalement suspectes, jamais élucidées. Le gardien de la paix n’avait pas omis de mettre en évidence l’existence de l’association de randonnée dont Madeleine et ses amis faisaient partie. Karine Cristobal, elle-même responsable d’une petite association du même type avait apporté une aide précieuse. Le groupe en question avait été créé cinq ans plus tôt, ses membres habitaient la région parisienne depuis plus ou moins longtemps. Ils partaient rituellement pour des périples de plusieurs jours à travers la France, chaque point de chute correspondant aux régions où les premiers drames s’étaient produits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luçon, armé de deux cafés bien serrés, entra dans le bureau de son patron.&lt;br /&gt;-J’ai noté tout cela à la va-vite, ce n’est pas encore rédigé, s’excusa-t-il.&lt;br /&gt;-Je prends en l’état, pas besoin de paquet cadeau. Il vous reste encore à traquer Charles, Jacqueline et Mariette.&lt;br /&gt;-Rien de plus simple : j’ai répertorié tous les séjours effectués par nos randonneurs, il ne me reste qu’à établir la liste des décès survenus aux alentours et au même moment. Les morts me guideront.&lt;br /&gt;-Mon cher Luçon, une question me taraude.&lt;br /&gt;-A votre service !&lt;br /&gt;-Pourquoi ne postulez-vous pas au concours de lieutenant de police ?&lt;br /&gt;-Vous le savez bien, je ne supporte pas la vue d’un cadavre. Ma femme Marianne voulait que je tente le coup mais elle a renoncé la première fois qu’elle m’a vu rentrer d’une scène de crime particulièrement sanglante. Rien que d’y penser, la nausée me reprend.&lt;br /&gt; Ringard hésita quelques secondes, la perspective de perdre un auxiliaire si précieux lui tordait douloureusement l’estomac. Mon honnêteté me perdra, songea-t-il avant de se lancer :&lt;br /&gt;-Vous allez me faire le plaisir de postuler à l’OCLCTIC, c’est un ordre !&lt;br /&gt;-C’est quoi « l’OCLC je ne sais plus quoi » ?&lt;br /&gt;-Ne vous foutez pas de moi, ça aussi c’est un ordre ! J’ai eu suffisamment de mal à mémoriser ce sigle improbable alors ne m’obligez pas à le répéter.&lt;br /&gt;-« Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication. » C’est une structure…&lt;br /&gt;-Spécialisée de la direction centrale de la police judiciaire, je sais ! Ils enquêtent au niveau international, vous allez vous régaler.&lt;br /&gt;-J’ai visité leur plateforme internet, un de mes amis travaille chez eux. Ils sont nuit et jour branchés sur la toile.&lt;br /&gt;-Comme vous !&lt;br /&gt;-Non, je suis un intermittent du web, rien à voir. Je côtoie les vrais gens, moi !&lt;br /&gt;-Mais là, vous pourrez élargir votre champs d’action, vos enquêtes seront bien plus intéressantes que les nôtres et, surtout, beaucoup plus productives ! Nous sommes en pleine mondialisation, ne l’oubliez pas, la France doit jouer un rôle de premier plan dans cette formidable aventure et vous êtes particulièrement indiqué pour l’y aider.&lt;br /&gt;-Trop grand pour moi. Mon univers favori est franco-français, j’ai été intellectuellement nourri par des histoires de gaulois, je m’appelle François et j’ai épousé une Marianne, pardonnez-moi. &lt;br /&gt;-Un tel manque de bonne volonté me déçoit beaucoup mon cher, grogna Ringard, il n’empêche qu’un homme de votre trempe ne doit pas croupir ici, ce serait un trop grand gâchis.&lt;br /&gt;-Au fait, avez-vous des nouvelles de notre Ange ?  &lt;br /&gt;-C’est ça, changez de sujet ! Pour répondre à votre question : notre ange s’est volontairement enfermé dans la nasse. Le lieutenant Janvier et le capitaine de la gendarmerie de Florac ont approuvé la manœuvre. Je suis très contrarié.&lt;br /&gt;-Ils se chargent de le protéger j’imagine.&lt;br /&gt;-Mouais… J’aimerais en être certain.&lt;br /&gt;-Ce sont des personnes de confiance, affirma Luçon d’un air très convaincu.&lt;br /&gt;-Certes… Ils n’en sont pas moins hommes et leur charge de travail risque fort de contrecarrer leurs bonnes intentions. Ajoutez à cela que le jeune Georgio n’est plus opérationnel depuis qu’ils l’ont remis en garde à vue. Ange se retrouve seul au milieu des loups.&lt;br /&gt;-A propos de Georgio, que dit l’analyse de sang ?&lt;br /&gt;-Absorption de somnifère, le jeune homme est hors de cause. Nos collègues le gardent au chaud pour laisser les coudées franches à Cristo. Ils espèrent que la garde à vue d’un innocent  fera réfléchir les coupables. Jusqu’à présent, leurs crimes n’avaient mis personne en cause, le  pauvre Georgio devrait leur poser un cas de conscience.&lt;br /&gt;-C’est souhaitable en effet mais un peu risqué, ne trouvez-vous pas ?&lt;br /&gt;-Ne remuez pas le couteau dans la plaie, Luçon ! Comme je vous l’ai déjà dit : la contrariété me submerge.&lt;br /&gt;-Vous devriez rejoindre le lieutenant Cristo.&lt;br /&gt;-Ce n’est pas l’envie qui m’en manque.&lt;br /&gt;-Je vous trouve un billet de train pour ce soir, aucun problème !&lt;br /&gt;-Mon pauvre ami, l’enquête concernant les braquages à la voiture bélier vient d’être bouclée, je suis convoqué à la préfecture demain matin. Il existe cependant une solution.&lt;br /&gt;-Commissaire, je suis tout ouïe !&lt;br /&gt;-Vous allez rejoindre Florac à ma place avec vos notes sous le bras. Le capitaine de la gendarmerie sera ravi de vous entendre et vous pourrez rassurer Georgio. &lt;br /&gt;-Et le lieutenant Cristo ?&lt;br /&gt;-Nos amis de Florac se feront un plaisir de vous conduire jusqu’à lui pour vous mettre sous ses ordres.&lt;br /&gt;-A qui devrai-je rendre compte ?&lt;br /&gt;-A moi en premier lieu. Vous transmettrez ensuite à la gendarmerie. N’oubliez pas votre arme de service et, pour le reste, demandez à Ange de vous conseiller.&lt;br /&gt;-J’y vais en uniforme?&lt;br /&gt;-Non, vous êtes en service commandé pour une discrète mission d’investigation, ayez simplement votre carte de police sur vous.&lt;br /&gt;-A vos ordres Patron ! Une dernière question : pourquoi m’envoyer là-bas puisque le lieutenant Janvier veille déjà sur notre Ange ?&lt;br /&gt;-Janvier est un bon gendarme, il est donc très occupé, ce qui ne me rassure pas. Ajoutez à cela que Cristo est sous ma responsabilité. Vous serez plus discret que moi, vous serez mes oreilles et mes yeux, vous protégerez votre lieutenant et vous servirez de témoin au cas où les suspects passeraient aux aveux.&lt;br /&gt;-S’ils passent aux aveux, ils le feront devant les gendarmes chargés de l’enquête.&lt;br /&gt;-Ils ne parleront qu’en l’absence des représentants de la loi. Cristo leur a révélé sa qualité de policier mais il n’est officiellement pas en service. Sa présence est sensée faire naître un sentiment de culpabilité si ce n’est du remord mais s’il est seul pour recueillir les confidences, son témoignage sera nul. Il lui faut un témoin assermenté. Voyez avec lui comment justifier votre apparition.&lt;br /&gt;-Je peux me faire passer pour un cousin de Georgio venu récupérer ses affaires.&lt;br /&gt;-Quand je vous dis que vous feriez un excellent lieutenant de police. Exécution !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de replonger dans ses propres dossiers, Ringard resta quelques instants songeur.&lt;br /&gt;-Luçon, n’oubliez pas ceci : les personnes que vous allez rencontrer ont d’abord été des victimes. Si elles sont aujourd’hui coupables, c’est de notre faute. Notre système est ainsi fait : les proches des victimes ne sont jamais prises en compte.&lt;br /&gt;-Je comprends mais notre société n’autorise pas à se faire justice soi-même, ces gens  ne peuvent l’ignorer.&lt;br /&gt;-Ils sont dans la douleur, je réprouve leurs actes mais soyons lucides : ils n’ont rien à perdre puisqu’ils ont déjà tout perdu. Cristo est comme moi en beaucoup plus compréhensif, c’est ce qui m’inquiète. Ne le quittez pas d’une semelle !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-3722407074073147130?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/3722407074073147130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=3722407074073147130&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3722407074073147130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/3722407074073147130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/11/vengeance-amere-en-lozere-xvii.html' title='Vengeance amère en Lozère, XVII:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Sv6EsrNFDYI/AAAAAAAAA98/458yU5wnpSk/s72-c/Photo+039.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-4435320783253697815</id><published>2009-11-06T13:23:00.011+01:00</published><updated>2009-11-06T13:32:30.159+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XVI:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQXVq-GQlI/AAAAAAAAA8s/wes8ghpWiRk/s1600-h/Murol+015.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQXVq-GQlI/AAAAAAAAA8s/wes8ghpWiRk/s320/Murol+015.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400967514203505234" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQXLgEv9_I/AAAAAAAAA8k/SvKCkqLDEcM/s1600-h/Murol+015.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQXLgEv9_I/AAAAAAAAA8k/SvKCkqLDEcM/s320/Murol+015.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400967339479922674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQXDL05zpI/AAAAAAAAA8c/BU8qRp0kVOE/s1600-h/Murol+011.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQXDL05zpI/AAAAAAAAA8c/BU8qRp0kVOE/s320/Murol+011.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400967196605795986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQW8W78heI/AAAAAAAAA8U/Diy5ceNlGyU/s1600-h/Murol+007.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQW8W78heI/AAAAAAAAA8U/Diy5ceNlGyU/s320/Murol+007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400967079329039842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWrEZ5amI/AAAAAAAAA8M/TqUVBFZAp6I/s1600-h/Photo+052.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWrEZ5amI/AAAAAAAAA8M/TqUVBFZAp6I/s320/Photo+052.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400966782296615522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWhN1IK7I/AAAAAAAAA8E/obG1lzUMYGk/s1600-h/Photo+044.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWhN1IK7I/AAAAAAAAA8E/obG1lzUMYGk/s320/Photo+044.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400966613028055986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWWemNveI/AAAAAAAAA78/huC1SDEaWTs/s1600-h/Photo+024.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWWemNveI/AAAAAAAAA78/huC1SDEaWTs/s320/Photo+024.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400966428550348258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWL9g6ueI/AAAAAAAAA70/irJalmxSYCU/s1600-h/Photo+020.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWL9g6ueI/AAAAAAAAA70/irJalmxSYCU/s320/Photo+020.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400966247871068642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWEaOpyLI/AAAAAAAAA7s/iiQy0RD3c-0/s1600-h/Photo+027.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQWEaOpyLI/AAAAAAAAA7s/iiQy0RD3c-0/s320/Photo+027.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400966118140135602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQV78HPBaI/AAAAAAAAA7k/R9ainC-Z1_w/s1600-h/Photo+026.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQV78HPBaI/AAAAAAAAA7k/R9ainC-Z1_w/s320/Photo+026.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400965972617004450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQVtYMvraI/AAAAAAAAA7c/f8QJhlLrLv0/s1600-h/Photo+022.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQVtYMvraI/AAAAAAAAA7c/f8QJhlLrLv0/s320/Photo+022.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400965722458271138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XVI&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le meurtrier est parmi eux, songeait Cristo, Ananas ne s’est pas trompé j’en suis sûr. Madeleine est première sur la liste des suspects puisque le bourricot a refusé de l’approcher quand nous sommes arrivés au village de vacances, cependant, il n’a pas hurlé à la mort comme il vient de le faire… &lt;br /&gt;-Dis donc, Ananas, j’ai un truc à te proposer, tu m’écoutes ?&lt;br /&gt;L’âne avait retrouvé son calme après deux bons kilomètres de course effrénée. Il était temps car son maître, pourtant adepte de la course à pied, commençait à manquer d’air. Le baudet, à présent occupé à se désaltérer dans une petite fontaine opportunément rencontrée au bord du chemin, releva la tête en signe d’attention.&lt;br /&gt;-Bon, je voudrais que tu prennes un peu sur toi et que tu me désignes le coupable quand nous croiserons à nouveau les copains de Madeleine, tu comprends ? C’est très important ! Je te donnerai un gros tas de pain dur à croquer, promis !&lt;br /&gt;Ananas agita ses oreilles en soufflant et retourna à son occupation.&lt;br /&gt;Ouais, pensa Cristo en reprenant le chemin, on verra ça tout à l’heure…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’équipe des randonneurs rejoignit le gîte deux heures plus tard, les dames étaient en grande conversation, les messieurs les suivaient de loin. Tout le monde prit place autour de la grande table de la salle commune, un thé avait été préparé. Cristo avait installé Ananas dans l’écurie, il l’avait brossé avec application et s’occupait à récupérer du pain dur quand il avait entendu les marcheurs arriver. Il entra dans la grande pièce et fut accueilli par des exclamations amusées :&lt;br /&gt;-Oh là notre jeune coureur à pied ! s’exclama Maxime, vous avez pris le temps de vous arrêter ici, c’est très bien ! Votre âne a eu raison de vous ou bien l’avez-vous réduit au silence ?&lt;br /&gt;-Il m’a fait courir un petit moment et puis, il a eu pitié de moi. A présent, il se repose dans l’écurie en se gavant de bon foin.&lt;br /&gt;-Pour s’affoler comme cela, il a peut-être été piqué par un taon, diagnostiqua Jeanne.&lt;br /&gt;-Il a aussi pu sentir la présence d’une femelle, suggéra Jacqueline.&lt;br /&gt;- Tout suite le sexe! s’insurgea  Mariette, si tu veux mon avis, il était en train de se sauver, pas de pister une ânesse !&lt;br /&gt;-Qu’est-ce que tu connais aux mœurs des ânes toi ? Le bourricot était fou de désir, dans ce genre de cas, les hormones commandent voilà tout !&lt;br /&gt;-Ils ont le droit de se faire un peu plaisir de temps en temps eux aussi, approuva Raymond en riant, pauvres bêtes !&lt;br /&gt;L’ambiance était bon-enfant, tout le monde parlait en même temps, Cristo se sentit très à l’aise au milieu de ces anciens bourrés d’humour. Il prit l’initiative de servir les breuvages proposés et s’installa au milieu de ses nouveaux amis.&lt;br /&gt;-Que faites-vous dans la vie quand vous ne courez pas après les ânes ? lui demanda Marcel.&lt;br /&gt;-Je suis lieutenant de police.&lt;br /&gt;Un silence brutal accueillit cette révélation, vite interrompu par Mariette :&lt;br /&gt;-Votre présence ici est-elle professionnelle ?&lt;br /&gt;-Non, elle est amicale.&lt;br /&gt;-Amicale ?&lt;br /&gt;-Je suis en vacances et j’accompagne un ami.&lt;br /&gt;-Pardonnez ma curiosité mais, où est votre ami ?&lt;br /&gt;-Il est en prison depuis hier matin.&lt;br /&gt;-En prison, vraiment ?&lt;br /&gt;-Absolument, un nouveau meurtre a été commis hier, il est à nouveau soupçonné.&lt;br /&gt;-Oh, vous voulez parler des personnes retrouvées mortes ces derniers temps ? demanda Jeanne, combien y en a-t-il à présent ?&lt;br /&gt;-Nous en sommes au quatrième cadavre, tous ces gens sont originaires du coin, ils ont tous le même âge.&lt;br /&gt;-C’est un élément à prendre en considération, analysa Raymond, quand le dernier mort a-t-il été retrouvé ?&lt;br /&gt;-Hier matin, près du village de vacances de Barre-des-Cévennes.&lt;br /&gt;-Et pourquoi votre ami est-il soupçonné ?&lt;br /&gt;-Parce qu’il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. &lt;br /&gt;Les conversations bruyantes avaient définitivement cessé, toutes les attentions se concentraient à présent sur Cristo. Ce dernier s’appliqua à bien choisir ses mots pour répondre aux nombreuses questions de ses interlocuteurs tout en observant chaque participant. L’un d’entre eux allait peut-être se dévoiler. Tous les sens du jeune lieutenant étaient en éveil, un frisson parcourut insidieusement son échine…&lt;br /&gt;-Où vous trouviez-vous quand ce triste évènement a eu lieu ?&lt;br /&gt;-Pourquoi les gendarmes ne vous ont-ils pas arrêté avec votre ami ?&lt;br /&gt;Cristo sourit le plus gentiment possible et éleva la voix pour stopper le flot des interrogations.&lt;br /&gt;-Nous avons dormi dans un logement du village de vacances, expliqua-t-il, les gendarmes nous ont réveillés vers 11h30 pour nous interroger.&lt;br /&gt;-C’est vous que nous devions rencontrer avant-hier soir ! s’exclama Jeanne d’un air entendu, Madeleine a été désolée de ne pouvoir vous présenter ! N’est-ce pas ma petite Madeleine ?&lt;br /&gt;-Je ne suis pas ta « petite Madeleine » et je trouve notre jeune ami bien imprudent, répliqua la vieille dame restée silencieuse jusque là. &lt;br /&gt;-Imprudent ? S’étonna hypocritement Cristo.&lt;br /&gt;-Oui, imprudent et je pèse mes mots.&lt;br /&gt;-Notre doyenne est un peu « contrariée » ces temps-ci, expliqua Raymond, ne vous formalisez pas. Dites-nous plutôt ce qui nous vaut de vous avoir  parmi nous aujourd’hui pendant que votre compagnon se morfond en prison !&lt;br /&gt;-Comme je vous l’ai dit : je suis en vacances. J’ai donc décidé de terminer le périple entamé par mon ami avec l’âne qui l’accompagnait.&lt;br /&gt;-Les gendarmes ne vous ont-ils pas soupçonné ?&lt;br /&gt;-Entre collègues, la confiance est de mise. Mon alibi les a convaincus.&lt;br /&gt;-Quel alibi ?&lt;br /&gt;-Du somnifère.&lt;br /&gt;-Vous prenez des médicaments pour dormir ? A votre âge ?&lt;br /&gt;-Pas du tout, mon sommeil est d’une qualité parfaite.&lt;br /&gt;-Alors pourquoi du somnifère ?&lt;br /&gt;-C’est ce qu’ils ont trouvé après analyse.&lt;br /&gt;-Ils ont fait une analyse de sang, si vite ?&lt;br /&gt;-Immédiatement. Je me sentais anormalement fatigué, ils ont appliqué les procédures habituelles de nos jours. J’aurais pu être sous l’emprise d’une drogue illicite ou d’alcool.&lt;br /&gt;-Votre ami a-t-il lui aussi été soumis à cette vérification ?&lt;br /&gt;-Absolument mais je ne connais pas le résultat de son prélèvement. Le capitaine de la gendarmerie a jugé préférable le remettre en garde à vue pour l’interroger plus sérieusement. &lt;br /&gt;-C’est lui qui vous a drogué ! décida Maxime.&lt;br /&gt;-Peut-être…&lt;br /&gt;-Pour vous mettre hors de cause ! continua Mariette, je ne vois que ça. Il signe ainsi sa culpabilité !&lt;br /&gt;-On peut voir ça comme ça. Madeleine, qu’en pensez-vous ?&lt;br /&gt;La vieille dame s’était assise à l’écart du groupe, près de la cheminée, elle semblait triste, son entrain et sa bonne humeur avaient disparu.&lt;br /&gt;-Je pense que j’aimerais bien dire bonsoir à votre petit âne, répondit-elle sans se retourner.&lt;br /&gt;-Bonne idée, je lui ai justement promis quelques morceaux de pain dur, il en raffole ! On y va ?&lt;br /&gt;-J’aimerais bien le voir moi aussi, quémanda Jacqueline.&lt;br /&gt;-Moi aussi, renchérit Jeanne en se levant.&lt;br /&gt;-Je veux bien vous le présenter mais une personne après l’autre si vous le voulez bien car il est très caractériel, comme vous avez pu le constater et je ne voudrais pas le perturber plus qu’il ne l’a déjà été aujourd’hui.&lt;br /&gt;-Je voudrais être la première, demanda doucement Madeleine en posant sa main sur le bras de Cristo. &lt;br /&gt;Ses yeux étaient suppliants, le jeune homme protégea la main offerte sous son coude et se dirigea vers la porte. &lt;br /&gt;-Je vous charge d’organiser les tours pendant que Madeleine fait connaissance, claironna-t-il en entraînant son amie.&lt;br /&gt;Un brouhaha étouffé suivit leur départ.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-4435320783253697815?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/4435320783253697815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=4435320783253697815&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4435320783253697815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/4435320783253697815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/11/vengeance-amere-en-lozere-xvi.html' title='Vengeance amère en Lozère, XVI:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SvQXVq-GQlI/AAAAAAAAA8s/wes8ghpWiRk/s72-c/Murol+015.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2798964279440755342</id><published>2009-10-30T18:57:00.018+01:00</published><updated>2009-10-30T19:39:51.638+01:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XV:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusywjqWVEI/AAAAAAAAA7U/pxEnPqYgpQ0/s1600-h/Photo+025.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusywjqWVEI/AAAAAAAAA7U/pxEnPqYgpQ0/s320/Photo+025.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398464388121646146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susyohqh0rI/AAAAAAAAA7M/NbAbDmc2gMw/s1600-h/Photo+031.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susyohqh0rI/AAAAAAAAA7M/NbAbDmc2gMw/s320/Photo+031.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398464250146575026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusydDtYOUI/AAAAAAAAA7E/9TRMwlJEEs0/s1600-h/Photo+027.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusydDtYOUI/AAAAAAAAA7E/9TRMwlJEEs0/s320/Photo+027.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398464053126904130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusyTpRiD_I/AAAAAAAAA68/DqN83bmg-Yg/s1600-h/Photo+026.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusyTpRiD_I/AAAAAAAAA68/DqN83bmg-Yg/s320/Photo+026.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398463891411963890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusyHrh_zPI/AAAAAAAAA60/_GR6a6QfvAE/s1600-h/Photo+016.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusyHrh_zPI/AAAAAAAAA60/_GR6a6QfvAE/s320/Photo+016.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398463685859462386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susx-jCcb9I/AAAAAAAAA6s/l6lmWUaDW_c/s1600-h/Photo+030.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susx-jCcb9I/AAAAAAAAA6s/l6lmWUaDW_c/s320/Photo+030.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398463528960815058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susx2pAdeHI/AAAAAAAAA6k/pFmMgaN4rug/s1600-h/Photo+039.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susx2pAdeHI/AAAAAAAAA6k/pFmMgaN4rug/s320/Photo+039.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398463393124153458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxrjlKLXI/AAAAAAAAA6c/2ZcvB24mQNY/s1600-h/Photo+043.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxrjlKLXI/AAAAAAAAA6c/2ZcvB24mQNY/s320/Photo+043.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398463202688904562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxenjjtVI/AAAAAAAAA6U/t2jEvYpAArc/s1600-h/Photo+035.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxenjjtVI/AAAAAAAAA6U/t2jEvYpAArc/s320/Photo+035.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398462980417631570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxT86pxQI/AAAAAAAAA6M/YqhDx5MeV6I/s1600-h/Photo+030.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxT86pxQI/AAAAAAAAA6M/YqhDx5MeV6I/s320/Photo+030.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398462797173081346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxLIPk-XI/AAAAAAAAA6E/L9ncbBSwr54/s1600-h/Photo+025.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxLIPk-XI/AAAAAAAAA6E/L9ncbBSwr54/s320/Photo+025.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398462645594814834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxDlB_udI/AAAAAAAAA58/AR0vWDRPBds/s1600-h/Photo+024.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusxDlB_udI/AAAAAAAAA58/AR0vWDRPBds/s320/Photo+024.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398462515883522514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susw8xmSlKI/AAAAAAAAA50/8HT-eb0hDow/s1600-h/Photo+022.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susw8xmSlKI/AAAAAAAAA50/8HT-eb0hDow/s320/Photo+022.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398462398997894306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susw1QUbyJI/AAAAAAAAA5s/7AcdHFH3Jz8/s1600-h/Photo+020.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Susw1QUbyJI/AAAAAAAAA5s/7AcdHFH3Jz8/s320/Photo+020.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398462269805545618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Suswc_UQAVI/AAAAAAAAA5k/bbHt-dSmZt8/s1600-h/Photo+017.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/Suswc_UQAVI/AAAAAAAAA5k/bbHt-dSmZt8/s320/Photo+017.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398461852924510546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuswTAVuOSI/AAAAAAAAA5c/nkh8XnvMjGM/s1600-h/Photo+011.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuswTAVuOSI/AAAAAAAAA5c/nkh8XnvMjGM/s320/Photo+011.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398461681400428834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuswJNDDbZI/AAAAAAAAA5U/AS6Q9r6cDg4/s1600-h/Photo+012.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuswJNDDbZI/AAAAAAAAA5U/AS6Q9r6cDg4/s320/Photo+012.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398461513013095826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour à tous!&lt;br /&gt;Comme d'habitude, les photos sont en relation avec l'épisode que je vous propose. Vous pouvez voir le monument du "plan de Fontmort" érigé en mémoire des combats très sanglants ayant opposé les protestants aux soldats de Louis XIV. Il mentionne aussi l'édit de tolérance accordé longtemps après par Louis XVI (qui se rendait compte deux cents ans plus tard que les persécutions ne servaient à rien...)&lt;br /&gt;Cliquez sur les photos pour les agrandir!&lt;br /&gt;Les clichés suivants montrent un hameau situé en un lieu totalement perdu et annoncé comme "une villa romaine". Les vestiges sont étonnamment bien conservés, je pense que que l'endroit a été habité longtemps après les gallo-romains. &lt;br /&gt;Je ne peux m'empêcher d'admirer le courage et la force des hommes qui ont bâti ce lieu de vie si loin de tout.&lt;br /&gt;Bonne lecture à tous! &lt;br /&gt;PS: Ananas n'a pas apprécié...&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ananas furetait sur le bas-côté du chemin, Cristo mâchonnait pensivement un morceau de jambon cru, la pente était douce, les deux compagnons pouvaient continuer à marcher comme cela pendant des kilomètres.&lt;br /&gt;Le but était de rattraper l’équipe de Madeleine qui avait repris la route la veille pour rejoindre la  « Serre de la Can » où un gîte d’étape les attendait.  Le lieutenant Janvier avait choisi de ne pas importuner les promeneurs, ces derniers devant se croire à l’abri de tout soupçon. La tâche délicate de Cristo consistait à recueillir des confidences en se mêlant innocemment au groupe. Pour cela, il fallait déjà le rattraper !&lt;br /&gt;-Aujourd’hui, pas de pause, avertit le jeune homme en tirant sur la longe de son âne, tu as le droit de brouter le long du chemin mais on ne s’arrêtera pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux bonnes heures de marche, ils atteignirent le « plan de Fontmort », un site commémoratif de sanglantes batailles entre les huguenots et les soldats du roi. Une stèle était érigée en hommage aux nombreux hommes tombés là. Une plaque mentionnait l’anniversaire d’un édit de « tolérance » accordé par Louis XVI, bien longtemps après la révocation de l’édit de Nantes. Ils n’ont obtenu qu’une tolérance pour avoir le droit de pratiquer leur religion, s’étonna Cristo, après tant d’années de souffrances, c’est franchement mesquin !&lt;br /&gt;L’endroit très ombragé offrait un point de vue sur les forêts en contrebas. Des tables étaient disposées pour le confort des visiteurs. C’était aussi le point de départ de plusieurs sentiers. Cristo choisit de suivre le GR 70 dont le tracé partageait celui de deux autres chemins de grande randonnée. Il entama tranquillement la montée ; en cette heure matinale, aucun touriste n’était encore en marche.&lt;br /&gt;Plus loin, il négligea un dolmen dont l’existence était annoncée par un panneau et continua sans même admirer le paysage. Plus loin encore, un nouveau panneau indiquait les vestiges d’une villa gallo-romaine. « Saint-Clément », lut le jeune lieutenant, j’y jetterais bien un petit coup d’œil.&lt;br /&gt;Il bifurqua sans ralentir, Ananas sur ses talons.&lt;br /&gt;-On est en avance sur le timing, allez viens ma bourrique ! Je te propose une petite leçon d’Histoire.&lt;br /&gt;La pente était plutôt raide, Ananas traînait la patte comme s’il n’approuvait pas cette entorse au circuit prévu. L’atmosphère étrangement silencieuse n’était pas très rassurante, instinctivement, le jeune homme prit la précaution de marcher à pas feutrés. Il aperçut enfin de très anciennes bâtisses perdues au milieu des fougères, on aurait dit un petit hameau moyenâgeux. &lt;br /&gt;-Je croyais que c’était une villa gallo-romaine, murmura-t-il, Ananas, chut !&lt;br /&gt;Des gens avaient vécu dans cet endroit hors du monde. Cristo se surprit à imaginer les animaux dans leurs enclos, les femmes penchées sur le ruisseau pour laver le linge, les hommes occupés à couper le bois… Une scène médiévale se dessinait devant lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Ananas n’appréciait décidément pas cet endroit, il souffla bruyamment pour exprimer son mécontentement et se réengagea sur le sentier qui les avait conduits là.&lt;br /&gt;-Oh bourricot, t’es pas sympa ! On est bien ici ! Si tu veux, on fait la pause !&lt;br /&gt;Peine perdue, l’âne était reparti sans se retourner. Cristo se résigna à le suivre et entama la remontée quand, tout à coup, Ananas poussa un braiment à écorner les vaches et rebroussa chemin vers son maître au risque de lui faire dévaler la pente sur le dos.&lt;br /&gt;-Tu peux toujours courir mon petit pote, c’est un cul de sac ! Cria Ange en suivant le baudet, faudrait savoir ce que tu veux !&lt;br /&gt;-Je crois que nous lui avons fait peur, proféra une voix féminine légèrement enrouée.&lt;br /&gt;Deux vieilles dames venaient d’apparaître au dessus du jeune lieutenant, elles souriaient.&lt;br /&gt;-Bonjour mesdames, je ne comprends pas pourquoi il réagit comme ça, il est habitué à rencontrer du monde !&lt;br /&gt;-Peut-être pas trop de monde à la fois, rigola un homme, âgé lui aussi, qui venait de rejoindre les deux femmes, nous sommes tout une troupe ! Bonjour mon garçon, voulez-vous que nous remontions pour vous permettre de récupérer votre âne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres du groupe de marcheurs apparaissaient les uns après les autres. Quand Cristo reconnut Madeleine, il comprit que son âne ne se calmerait pas de sitôt. La situation devenait délicate, Ananas s’était immobilisé au bord du ruisseau et continuait à braire lamentablement.&lt;br /&gt;Le jeune homme renonça aux présentations et courut vers lui.&lt;br /&gt;-Viens donc, ça ne sert à rien de rester planté là !&lt;br /&gt;L’animal s’était arcbouté sur ses pattes, les efforts désespérés de son maître qui tirait de toutes ses forces sur la longe restèrent inutiles.&lt;br /&gt;-OK, c’est bon, tu ne veux pas me suivre alors reste !&lt;br /&gt;Ange repartit en courant, il se faufila entre les randonneurs en chantant : « pardon, pardon, pardon ! » toujours en courant dans la pente et attendit d’être arrivé largement au-dessus d’eux pour siffler un grand coup. Ananas cessa de geindre dès qu’il entendit l’appel, il cherchait Cristo des yeux. Il se décida enfin à réagir, contourna les bâtisses sombres en un grand arc de cercle destiné à l’éloigner le plus possible des intrus et se précipita sur les traces du jeune homme en reprenant de plus belle ses braiments terrorisés.&lt;br /&gt;-Il est vaillant ce garçon, commenta Robert, tel qu’il est parti, il arrivera au gîte avant une demi-heure sans s’en rendre compte !&lt;br /&gt;-Il ne faudrait pas qu’il rate la porte d’entrée !&lt;br /&gt;-Ah ces jeunes, conclut Jeanne en secouant la tête d’un air réprobateur, toujours pressés ! Ils ne savent pas prendre le temps de vivre.&lt;br /&gt;-Ils se croient éternels, ajouta un autre en souriant, s’il court toujours comme ça, celui-là ne vivra pas vieux.&lt;br /&gt;-Pour ma part, je lui souhaite du plus profond de mon cœur de rester en vie très longtemps après moi, déclara sombrement Madeleine.&lt;br /&gt;-C’est une mise en garde ?&lt;br /&gt;-Une prière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-2798964279440755342?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/2798964279440755342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=2798964279440755342&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2798964279440755342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/2798964279440755342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/10/vengeance-amere-en-lozere-xv.html' title='Vengeance amère en Lozère, XV:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SusywjqWVEI/AAAAAAAAA7U/pxEnPqYgpQ0/s72-c/Photo+025.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-5848222953399392931</id><published>2009-10-24T11:25:00.018+02:00</published><updated>2009-10-24T11:44:51.384+02:00</updated><title type='text'>photos épisode XIV:</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLLVmpXXgI/AAAAAAAAA5M/W09NSY83mKc/s1600-h/Photo+046.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLLVmpXXgI/AAAAAAAAA5M/W09NSY83mKc/s320/Photo+046.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396098875555012098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLLLoLdeKI/AAAAAAAAA5E/7xyRaFOD_l0/s1600-h/Photo+112.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLLLoLdeKI/AAAAAAAAA5E/7xyRaFOD_l0/s320/Photo+112.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396098704167762082" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLK7PHpiII/AAAAAAAAA48/HRevLZRQO5o/s1600-h/Photo+033.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLK7PHpiII/AAAAAAAAA48/HRevLZRQO5o/s320/Photo+033.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396098422562982018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKx4yEyOI/AAAAAAAAA40/TWFgD19028Q/s1600-h/Photo+029.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKx4yEyOI/AAAAAAAAA40/TWFgD19028Q/s320/Photo+029.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396098261948090594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKqbiPbpI/AAAAAAAAA4s/K_48Y4mBTDs/s1600-h/Photo+001.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKqbiPbpI/AAAAAAAAA4s/K_48Y4mBTDs/s320/Photo+001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396098133837966994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKXoOnbCI/AAAAAAAAA4k/zv3r4pqxgp8/s1600-h/Photo+042.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKXoOnbCI/AAAAAAAAA4k/zv3r4pqxgp8/s320/Photo+042.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396097810827799586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKPdJKnqI/AAAAAAAAA4c/R2ZhicPGEAA/s1600-h/Photo+024.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKPdJKnqI/AAAAAAAAA4c/R2ZhicPGEAA/s320/Photo+024.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396097670413196962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKGo104PI/AAAAAAAAA4U/Xd5D4aDyVZU/s1600-h/Photo+022.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLKGo104PI/AAAAAAAAA4U/Xd5D4aDyVZU/s320/Photo+022.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396097518934483186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJ-LvmddI/AAAAAAAAA4M/Usl6xmJU4o0/s1600-h/Photo+016.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJ-LvmddI/AAAAAAAAA4M/Usl6xmJU4o0/s320/Photo+016.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396097373684790738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJzeeuEAI/AAAAAAAAA4E/oe3hVPf5ywg/s1600-h/Photo+013.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJzeeuEAI/AAAAAAAAA4E/oe3hVPf5ywg/s320/Photo+013.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396097189735698434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJsiMi-NI/AAAAAAAAA38/CnApf7DO1-g/s1600-h/Photo+010.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJsiMi-NI/AAAAAAAAA38/CnApf7DO1-g/s320/Photo+010.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396097070474131666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJlHOgMwI/AAAAAAAAA30/ebAHQ4im8no/s1600-h/Photo+015.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJlHOgMwI/AAAAAAAAA30/ebAHQ4im8no/s320/Photo+015.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396096942975496962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJZjSOJmI/AAAAAAAAA3s/Cv_3vY648P8/s1600-h/Photo+011.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJZjSOJmI/AAAAAAAAA3s/Cv_3vY648P8/s320/Photo+011.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396096744348853858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJRpimUpI/AAAAAAAAA3k/pPDCu5X66XA/s1600-h/Photo+005.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJRpimUpI/AAAAAAAAA3k/pPDCu5X66XA/s320/Photo+005.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396096608589206162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJLG0_p3I/AAAAAAAAA3c/WQf2PFYjC2o/s1600-h/Photo+027.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLJLG0_p3I/AAAAAAAAA3c/WQf2PFYjC2o/s320/Photo+027.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396096496191907698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLI-3qY_OI/AAAAAAAAA3U/aWx_UdF3_gY/s1600-h/Photo+003.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLI-3qY_OI/AAAAAAAAA3U/aWx_UdF3_gY/s320/Photo+003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396096285962468578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ouf, l'opérateur est de bonne humeur, j'en profite donc pour ajouter les photos en relation avec notre histoire.&lt;br /&gt;Vous pouvez y admirer le logement dans lequel Ange et Georgio ont dormi au delà du raisonnable... (vous comprendrez en lisant l'épisode)&lt;br /&gt;Le cheval est un voisin.&lt;br /&gt;Tout cela fait un peu "dépliant publicitaire", je le sais bien mais, de toute façon, à part quelques chambres d'hôtes, ce village de vacances est le seul du coin. Il a été construit en 1975 à la demande d'une communauté de communes des environs. Je trouve que l'idée était plutôt novatrice pour l'époque. Le projet a réussi, tant mieux pour cet endroit dramatiquement déserté de nos jours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7073647431499817459-5848222953399392931?l=pascalebli.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascalebli.blogspot.com/feeds/5848222953399392931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7073647431499817459&amp;postID=5848222953399392931&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5848222953399392931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7073647431499817459/posts/default/5848222953399392931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascalebli.blogspot.com/2009/10/photos-episode-xiv.html' title='photos épisode XIV:'/><author><name>pascaleb.li</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06823380277126094632</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_-W_jHxnLFJE/R4-OyNJ7hdI/AAAAAAAAABo/Nyurip0Nlyo/S220/DSCN3997.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-W_jHxnLFJE/SuLLVmpXXgI/AAAAAAAAA5M/W09NSY83mKc/s72-c/Photo+046.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7073647431499817459.post-2664169222738302089</id><published>2009-10-23T19:49:00.003+02:00</published><updated>2009-10-23T19:57:12.717+02:00</updated><title type='text'>Vengeance amère en Lozère, XIV:</title><content type='html'>Bonjour à tous, je me dépêche de vous donner l'épisode suivant parce que mon opérateur internet est en pleine déprime: il coupe ma connexion de façon totalement anarchique depuis la semaine dernière... Le fil vient d'être renoué (pour combien de temps???) alors je me précipite! J'ajouterai des photos dès que je le pourrai!&lt;br /&gt;Merci pour votre compréhension!&lt;br /&gt;Pascale B&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;XIV&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georgio avait dormi comme un bienheureux, il se sentait en forme comme jamais depuis ces deux dernières semaines. Le thé chez Madeleine avait été agréable mais un peu court car la responsable du village était venue interrompre le goûter tant désiré pour présenter aux deux compagnons le logement qui leur était réservé. Le temps d’installer leurs couchages, de prendre possession des lieux, il était trop tard pour retourner chez la vieille dame. Du coup, ils n’avaient pu faire connaissance avec le groupe des randonneurs. &lt;br /&gt;Le jeune homme appuya sur le bouton qui commandait les stores électriques, un superbe paysage s’offrit à lui comme un cadeau de bienvenue. Les montagnes environnantes n’étaient pas encore baignées par le soleil encore embrumé, quelques ombres s’étendaient sur les pentes riches de chemins à parcourir. &lt;br /&gt;Première urgence : faire le café, deuxième urgence : le déguster tranquillement face à ce panorama exceptionnel, décida-t-il, Cristo ronfle comme un bimoteur bien huilé, il doit être en train de survoler l’Everest. Je vais faire griller du pain, ça le fera peut-être atterrir.&lt;br /&gt;Georgio avait l’impression d’évoluer dans une maison de poupée, les murs en pierres du pays avaient conservé la chaleur de la veille. Il négligea d’enfiler ses chaussettes et se dirigea, pieds nus, vers la kitchenette proprette.&lt;br /&gt;Quelle heure est-il ? &lt;br /&gt;La cuisinière électrique affichait 11h 25… Oups !!! Mais c’est vachement tard ça ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où le jeune homme découvrait l’heure incroyable à laquelle il venait de se réveiller, le lieutenant Janvier sortait de la gendarmerie de Barre-des-Cevennes. Le gendarme n’avait pas eu le loisir de faire la grasse matinée ; les nouvelles étaient dramatiques.&lt;br /&gt;Deux gendarmes l’accompagnaient quand il frappa à la porte du logement de Cristo et Georgio. Ce dernier venait de secouer son compagnon qui émergeait avec difficulté de son sommeil anormalement pesant.&lt;br /&gt;-Bonjour mon lieutenant, claironna Georgio en ouvrant la porte, vous avez le nez fin : le café est encore chaud !&lt;br /&gt;Cette histoire est hallucinante, songea le lieutenant en prenant sa respiration. Il se sentait très mal tout à coup ! Le jeune homme qui lui faisait face offrait le portrait de la plus parfaite innocence. Comment soupçonner un type aussi peu réveillé, aussi sympathique, aussi normal ? &lt;br /&gt;-Votre ami n’est pas là ? interrogea-t-il en essuyant ses pieds sur le paillasson.&lt;br /&gt;-Il est encore au lit ! Je ne sais pas ce qui nous a pris mais nous avons dormi comme deux gros sacs et je viens juste de me réveiller ! Je n’ai pas fait une au
